Mei-Chan no Shitsuji n’est autre que l’adaptation du manga
Mei’s butler. Dans l’ensemble, je vais dire que j’ai apprécié, mais j’ai trouvé que le drama était parasité par moment par de gros clichés (un peu comme dans le manga parfois lol). Toutefois, c’est plutôt fidèle au manga pour ceux qui le suivent alors, au moins, on n’est pas totalement dépaysé, même si parfois le drama prend certaines libertés.
Le contexte reste le même : pour la jeune Mei, il s’agit avant toute chose de faire en sorte que ses parents soient enterrés ensemble et au début, elle n’a pas vraiment d’autres ambitions, disons qu’elle subit plus parce que son grand-père lui a intimé de faire cela. On retrouve malgré tout la même difficulté pour Mei à faire face à cette nouvelle vie faite de richesses dont elle n’a pas l’habitude. L’acceptation dans sa nouvelle école ne se passe pas sans heurts au début et on a l’impression que toutes les demoiselles ont un côté hautain (ce qui est vrai, mais par la suite, on les découvre plus humaines). L’intrigue prend le même tour que dans le manga avec l’entrée en scène de Maitresse Lucia et tout comme dans le manga, elle est aussi exécrable. J’ai trouvé qu’elle singeait parfaitement la double facette de cette dernière dans le manga. Mais le personnage de Shinobu n’est pas en reste (ouh, la perruque blanche d’ailleurs, pas de très bon effet…). L’enjeu prend alors des tours plus sombres, même si parfois, cela manque de conviction. D’autant que j’ai trouvé le grand-père très pénible (sa voix surtout m’exaspérait). Après, on ne peut pas dire qu’il y ait tant de choses passionnantes, on suit un peu le monde d’un majordome et de sa maîtresse et les règles qui les régissent dans l’ensemble. De ce côté-là, ceux qui lisent le manga retrouveront les duels, bals et consorts.
Mais ce drama reste surtout avant tout une romance. Et si dans le manga, on a tendance à tergiverser, je dirais que le manga rentre plus dans le vif du sujet. En effet, j’ai été très étonnée que Mameshiba (ou Kento) passe aussi vite à l’action. De même, Rihito paraît beaucoup plus humain que dans le manga. Si beaucoup lui reprochait son côté parfait (ce, sur quoi je n’ai jamais été d’accord

), ici, on voit un Rihito beaucoup plus en proie à ses émotions. Cet aspect n’est pas déplaisant d’une certaine manière. Il reste qu’on ne peut pas dire qu’il y ait pour autant de couple, car cela reste encore lié à l’interdiction d’une romance entre un majordome et sa maîtresse. Mais j’ai souvent eu l’impression qu’on mettait plus en avant la relation entre Mei et Rihito, même si sur la fin, cela se rééquilibre un peu plus. Toutefois, on sent bien que la ligne à franchir est franchie très souvent, même si les intéressés (et même les autres élèves) ne le diront jamais concrètement. En tout cas, la fin est assez ouverte, si bien que l’on pourrait supposer une saison 2.
La galerie des personnages permet vraiment de ne pas s’ennuyer, car parfois, le ryhtme est assez laborieux pour être franche. Mais heureusement, on a des personnalités diverses plutôt excentriques dans l’ensemble (mention spéciale à la directrice accro à One Piece). On ne manque pas d’accorder une partie à certains personnages phares du manga, comme Izumi par exemple.
En ce qui concerne le jeu des acteurs, j’ai toujours eu du mal avec le côté surjoué des dramas, mais on ne peut rien y faire, c’est ainsi avec moi et j’ai regretté que parfois le personnage de Kento par exemple ait toujours ce côté « remonté. » On sent parfois que c’est exagéré, tout comme certaines situations se révèlent totalement invraisemblables. De même que lorsque tous les personnages s’y mettent, on a parfois l’impression d’avoir une cacophonie, ce qui peut se révéler désagréable.
Les musiques, pour leur part, sont assez agréables. Aussi bien rythmées que plus douces, elles sont assez en accord avec le dynamisme du drama.