Avis principal par Beldaran
Le 11 février dernier, les éditions Akata ont ramené en France, Julietta Suzuki, après nous l’avoir fait découvrir avec Divine Nanami avec Delcourt, en publiant le premier tome de sa dernière série en date, A crocs à toi. Comme de nombreuses personnes, j’ai découvert l’autrice par le biais de l’adaptation animée de Divine Nanami/Kamisama Kiss et me suis réveillée trop tard pour lire le manga. Julietta Suzuki poursuit son exploration des comédies fantastiques en s’attaquant à la figure du vampire, qu’elle rapproche de la posture de l’otaku. La lecture s’est révélée sympathique mais j’en attendais plus.
Hina Alucard est une jeune vampire qui a sauté à pied joint dans une vie trépidante de fangirl suite à la découverte de l’anime Vampire X Cross et d’un de ses personnages, Mao Ryûsuzaki. Un nouveau monde s’est ouvert à elle : bye bye Roumanie, bonjour Japon terre sainte des otakus. Ce volume introductif présente les deux personnages principaux que le destin réunit sur le même palier. Avec Hina, Julietta Suzuki explore la figure de l’otaku, non pas pour se moquer mais pour mettre en lumière ces personnes passionnées, aux joies simples, à l’image de l’obtention d’un goodie en quantité limité. C’est le point fort du récit car le fait qu’Hina soit une otaku fait office de moteur pour l’histoire. En ce qui concerne, l’aspect vampirique, l’autrice reste dans les éléments connus et c’est très bien, pas besoin de vampires qui scintillent au soleil. Je suppose que le point « dents pointues » ce sera plus développé par la suite, au vu de l’arrivée fracassante d’un personnage à la dernière page. Au milieu de ce fatras otaku-vampirique, apparaît l’étudiant, Kyûta Amanatsu, qui n’a rien demandé à personne MAIS qui dégage The odeur pour les vampires, ce qui lui complique un peu la vie. D’ailleurs, et même si j’aurais pu/du m’en douter, il y a un petit truc autour de lui qui a réussi à me surprendre.
Cela me permet de glisser sur le défaut du récit, l’absence de surprise qui a rendu la lecture sympathique mais sans plus. Tout est prévisible et je passe sur la partie avec le rabatteur qui a été assez agaçante car, Hina se révèle particulièrement candide. Alors, on pourrait se dire, que c’est une vampire (donc elle est balèze) qui a vécu recluse et que ses œillères d’otaku l’ont rendu myope mais bon quand même. Malgré tout, Hina est un personnage touchant car elle cherche, désespérément, au moins une personne avec qui partager sa passion. En ce qui concerne, Kyûta, nous sommes fasse à un étudiant ronchon, pas très aimable mais qui sait être attentif aux autres. Cela se perçoit dans la façon dont il veille sur Hina. En revanche, j’ai eu le sentiment que le personnage criait plus qu’il ne parlait.
C’est censé être une comédie mais comme je l’écris souvent, l’humour c’est subjectif et dans le cas présent, celui de Julietta Suzuki fonctionne peu sur moi. Je suppose que si vous êtes des habituées du style de l’autrice vous y trouverez votre compte.
Le dessin est simple et les planches plutôt vides. Les personnages sont expressifs. Le découpage est classique et renforce le côté plan-plan de la narration.
Pour l’édition, nous avons droit au format shôjo classique avec une bonne qualité d’impression sur un papier souple et très légèrement transparent. Le titre français est très bien trouvé. La traduction, signée Mathilde Vaillant, est claire et agréable. Pour la sortie du tome, l’éditeur a relancé les boosters et dévoilé cinq nouvelles cartes. Ainsi pour l’achat du tome A crocs à toi et d’un tome de Not Just a Pretty Face vous repartiez avec un booster de trois cartes.
Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Akata.
En conclusion
A crocs à toi marque le retour de Julietta Suzuki avec une nouvelle comédie fantastique qui met à l’honneur les vampires et les otakus. Une lecture sympathique qui plaira à coup sûr aux fans de l’autrice.
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