Tome 2 par Beldaran

Le mois dernier nous avons pu retrouver Shintarô et Kyôko pour suivre l’évolution de leur relation qui était en bonne voie dans les dernières pages du premier tome. Ainsi le volume s’ouvre sur des petits moments partagés, notamment lors des repas du midi qui conduit à une réflexion intéressante autour de Kyôko. En effet, cette dernière, suite à un repas qui a dérapé, sans que Shintarô ne comprenne pourquoi, se referme et sans le vouloir, c’est le grand-père de la lycéenne qui éclaire la question en se noyant dans l’alcool. J’ai aimé qu’Himari soit totalement à côté de la plaque sur le changement de comportement de Kyôko. Les mains des artisans portent les marques de leur travail et fatalement ces mains ne correspondent pas au cliché des mains douces féminines, ce qui a valu à Kyôko des moqueries. Heureusement, Shintarô comprend et admire depuis le début son application pour la fabrication des Taiko. Le passage est vraiment touchant et permet aux lycéens d’exprimer leurs sentiments. Par effet ricochet, nous découvrons des bribes du passé et donc quelques failles de Shintarô.
Leur première escapade en amoureux est magistrale, notamment grâce à Himari et Taki qui veillent au grain, enfin surtout Himari. C’est drôle d’avoir les commentaires d’Himari sur les faits et gestes des tourtereaux. D’ailleurs, le chapitre bonus est dédié aux aventures d’Himari et de Taki, Taki qui a tué le game.
Après cette pause qui rapproche Shintarô et Kyôko, l’ombre des examens pour rentrer à l’Académie des Beaux-arts plane sur Shintarô. Kyôko, plus en retrait, l’épaule du mieux qu’elle peut et leur temps partagé s’amenuise et se passe dans un silence studieux mais apaisant pour les deux. Il est touchant de voir qu’ils se comprennent parfaitement et qu’ils sont aussi doué l’un que l’autre en amour.
Ce point nous conduit à un moment de rupture dans l’histoire marquée par un chapitre sans texte que j’ai trouvé brillant dans son exécution. Je ne m’attendais pas à cette transformation du récit si rapidement, je pensais que l’auteur prendrait le temps d’exploiter la dernière année de lycée mais finalement cela promet de beaux moments pour la suite.
Par conséquent, le temps a filé mais la relation entre les lycéens n’a pas bougé d’un pouce, heureusement pour eux, dans l’ombre, veillent toujours Himari et Taki. Taki qui semble dépassé de prime abord mais qui guide Shintarô en douceur, en lui rappelant la base de la communication. Armé d’une nouvelle résolution, le pauvre Shintarô se fait finalement kidnapper par la jeune fille.
Daichi Kawada propose un volume très bien rythmé qui coche de nombreuses cases des débuts d’un couple mais qui parvient, malgré tout, à nous surprendre. La partie art/artisanat occupe toujours une place centrale dans le récit et c’est ce qui en fait la saveur. Les personnages secondaires se dévoilent un peu plus, même s’ils restent toujours cantonnés à un rôle de support, ce qui j’espère, évoluera par la suite. Impatiente de découvrir la suite.
Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Kana.
Ha, c’est un shônen ? C’est marrant, ça faut quelques temps que les comédies romantiques que j’apprécie sont des shônens ou des seinens, et plus des shôjos. Je ne saurais pas dire pourquoi.
J’ai bien aimé ce tome , pour les raisons évoquées dans la critique : on a 2personnages attachants (+ leurs 2 amis), une relation qui progresse raisonnablement vite et un arrièreplan original avec les tambours. Ca donne envie de lire la suite.