Avis principal par Beldaran
La collection Moonlight des éditions Delcourt/Tonkam a activé le mode printemps en accueillant un nouveau one-shot BL, Avec le printemps fleurit l’amour qui nous permet de découvrir le travail d’ocha.
C’est la lecture parfaite pour la saison, pour repousser la grisaille du mois de mai qui a bien décidé de faire ce qu’il lui plait.
C’est le printemps à Kyoto et une nouvelle année universitaire s’ouvre avec l’arrivée d’étudiants venant de tout le pays. Akashi, kyotoïte, rentre en première année de littérature mais il a un problème plus urgent à résoudre : la perte de son portefeuille. Heureusement, le destin frappe à la porte de son désespoir et tadam, apparaît un mystérieux jeune homme qui l’aide dans sa quête. C’est le début d’une belle histoire.
Akashi retrouve l’individu à la fac, Tôma, tout juste débarqué de Tokyo et un peu perdu dans cette nouvelle vie et ville. De façon naturelle, les deux étudiants se découvrent, partagent des moments simples entre les cours et Akashi se transforme en guide pour Tôma.
Les deux garçons ont des fonctionnements aux antipodes. Akashi est solaire d’une grande gentillesse mais s’oublie face aux autres. Finalement, même s’il apparaît avenant, très expressif et n’hésitant pas à aller vers les autres, il ne sait pas exprimer ses sentiments. A l’inverse, Tôma est droit dans ses bottes. Si quelque chose lui déplait, il le dit. La manière dont il a été élevé joue beaucoup sur son comportement. Il reste en retrait. Il observe les interactions sociales. Voilà pourquoi, le rapprochement avec Akashi lui est bénéfique. Et c’est la même chose pour Akashi qui exprime enfin le fond de sa pensée et qui devient lui-même en présence de Tôma. Finalement, chacun permet à l’autre d’être lui-même. Leur relation s’étoffe, se consolide de façon naturelle. L’affection qui grandit entre eux se nourrit des petits gestes du quotidien et de conversations simples.
Les saisons s’égrènent et il est temps de faire face à leurs sentiments. Akashi peut compter sur l’aide de ses deux meilleurs amis, Ann et Mamesuke qui veillent sur lui depuis le lycée. Le format ne leur permet pas d’être vraiment développés mais ils sont bien campés et donnent les coups de pouce lorsqu’il le faut.
Ocha parvient à proposer un récit bien rythmé et équilibré malgré le côté one-shot.
Les dessins sont à l’image de l’histoire qu’ils illustrent, d’une grande douceur. Le trait est fin et délicat. Il fait parfaitement ressortir l’expressivité des personnages. La ville de Kyoto fait office de joli décor. Le découpage est classique mais il y a de belles idées de mise en scène avec la végétation, notamment dans les dernières pages. J’ai beaucoup aimé les illustrations des chapitres.
L’édition est agréable. Le papier est souple, sans transparence et la qualité d’impression est correcte. La couverture reprend joliment le visuel japonais (même si la persistance du bandeau de la collection n’est toujours pas heureuse) et bénéficie de l’ajout d’un vernis sélectif sur les motifs de la quatrième de couverture. La traduction, signée Essia Mokdad, est claire.
Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.
En conclusion
Avec le printemps fleurit l’amour est la lecture de saison par excellence. C’est doux. C’est chaleureux. Cela fait du bien au moral.
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