Avis principal par Beldaran
La collection Crispy Love (XXX Lecture, See U on Friday, Baby Violet, Le prix de l’amour, Marriage of Lies) des éditions Taifu continue de s’enrichir, lentement mais sûrement, avec une nouveauté publiée à la fin du mois d’août, Le Maître calligraphe. C’est le deuxième titre de la collection que je lis, après La Belle et l’Ogre et je rappelle, qu’à défaut de mieux, nous classons ces œuvres en josei mais cela reste des histoires érotiques à destination d’un public adulte.
En un mot comme en mille, je me suis ennuyée ferme, c’est d’une platitude, histoire comme personnage. La fin nous indique qu’il s’agit d’une adaptation de roman, ce qui explique le côté haché de la narration et le développement fort expéditif de la relation. Yamatomi a pioché les éléments clefs et a fusionné le tout à la truelle. Je ne sais pas comment vous présenter l’histoire et mon introduction aura probablement douché votre enthousiasme, sauf si vous aimez souffrir.
Haruka comprend qu’elle a fait preuve de naïveté envers son ami d’enfance et la voilà désemparée, à participer à une rencontre à thème autour de la calligraphie. Évidemment, il y a un relou qui prend ses aises avec son consentement, ce qui pousse le professeur, soi-disant charismatique à intervenir. De fil en aiguille, elle s’inscrit à son cours à domicile et patatra, chute dans un couloir et rapprochement entre les deux. Je crois que même dans les shôjo actuels, les autrices ne tentent plus ce type de baiser volé, alors entre jeunes adultes… A partir de là, on prend le train de l’ennui qui s’arrête à toutes les stations attendues, le fake dating, la première sortie, la première visite de l’appartement de l’autre et surtout La péripétie, Tututututu ! L’élément perturbateur se situe au même niveau que le baiser volé, c’est-à-dire qu’on passe au-delà du stade de l’affliction. J’ajoute que comme l’ensemble manque de fluidité, les incohérences s’enfilent comme les perles et les réactions des personnages : de la haute voltige.
Par conséquent, il ne reste pas grand-chose à quoi se raccrocher mais si, qui dit Crispy Love, dit scènes érotiques : allez, allez c’est tipar ! Les passages sont aussi emballants que le fait de compter les nervures d’une poutre au plafond (sans moulure). Quelques fois, Yamatomi tente des positions presque audacieuses mais les proportions des personnages ne suivent pas. Il ne faut pas faire ça madame.
J’en arrive aux dessins qui se situent au même niveau que l’histoire, donc je salue la constance dans la platitude. J’ai fait un rejet, très fort rejet, de la coiffure du personnage principal. J’ai trouvé ça affreux. Le design des personnages est classique donc je pensais que les tenues rattraperaient le coup, même pas.
L’édition est dans les standards de l’éditeur : un papier souple, très légèrement transparent et une qualité d’impression correcte. La traduction, signée Guillaume Draelants, fait le boulot.
Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Taifu.
En conclusion
Le Maître calligraphe est une romance assez fadasse. Je suis passée totalement à côté de ce récit.
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