C’était le printemps, et pourtant, il neigeait…

C’était le printemps, et pourtant, il neigeait…

Résumé :

Un jour enneigé au beau milieu du printemps, encore fraîchement diplômé de l’université, Shizutani tombe nez à nez avec Haruyama qu’il n’a pas vu depuis un moment. À la suite de multiples malentendus par le passé, réussiront-ils enfin à s’avouer leurs sentiments l’un pour l’autre ? Une histoire d’amour qui avance au rythme des saisons, lentement mais sûrement…

Avis principal par Beldaran

Avez-vous déjà eu la sensation de piquer du nez ? De sombrer irrésistiblement dans le sommeil, pour émerger une heure plus tard totalement dans les vapes ? C’est l’effet que m’a fait cette lecture, d’une grande platitude. Hélas, cela arrive.

Un jour de neige au printemps, le hasard remet sur la route de Haruyama, étudiant à la fac, un ancien membre du club de tir à l’arc qu’il apprécié beaucoup, Shizutani fraichement salarié. Le chapitre 1 m’a laissé pantoise mais après tout, pourquoi pas ? Le destin répare une maladresse. Tout est bien qui finit bien. Eh bien non, c’est le début des angoisses et des problèmes de communication.

Ce qui est dommage, c’est que l’histoire aborde un moment charnière de la vie d’un des personnages, Shizutani qui, brillant à l’université, peine à trouver sa place dans son entreprise. Tout est nouveau, tout va trop vite et il n’ose pas demander de l’aide. Il est agréable de constater que ses collègues sont là pour lui. L’ambiance à son travail apparait saine : ça change. Le récit se focalise sur lui, ses angoisses vis-à-vis de Haruyama qui est réduit au gars qui attend (tout le monde sait que Godot ne viendra jamais). Nous découvrons le Haruyama d’avant via des flashbacks. Son personnage est réduit à graviter autour de Shizutani. Alors oui, à un moment, il devient jaloux, ça lui donne un peu de volume.

Je me répète mais c’est dommage de s’ennuyer autant dans un récit qui aborde l’importance de la communication dans un couple dont l’évolution de la relation se fait en douceur, mais non, j’ai trouvé ça d’une grande platitude notamment, à cause des personnages. Avec ce type d’histoire, il faut des protagonistes bien campés, ici on a droit à des plantes vertes donc côté émotions on repassera. Et ne nous mentons pas, l’observation des ficus n’est pas une activité trépidante.

Oui, je râle car j’aurais aimé apprécier ce récit qui avait tout pour me plaire. En ce qui concerne, les scènes érotiques, il y en a une à la fin, très soft.

Les dessins sont simples, à l’image de l’histoire qu’ils dévoilent. Le découpage est classique. En bref, rien de percutant.

L’édition est dans les standards de l’éditeur. Un papier souple, sans transparence et une qualité d’impression correcte. Le visuel de couverture est fidèle à la version japonaise, même si on a droit, comme toujours, à l’infâme bandeau de la collection Moon light. La traduction, signée Essia Mokdad, est agréable.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

  • Scénario
  • Dessin
2

En conclusion

C’était le printemps, et pourtant, il neigeait… est une romance qui aborde le premier emploi et l’importance de la communication. C’est mou du genou. Je suis passée totalement à côté.

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