Avis principal par Beldaran
Résumé : Après avoir été trahie en public par le prince héritier et jetée en prison, la noble Elisabeth s’enfuit de son royaume avec les sept grimoires légendaires. Avec l’aide d’un vicomte d’une nation voisine, elle se construit une nouvelle vie tout en préparant sa vengeance contre le royaume qui l’a rejetée. Source : Manga News
Derrière le titre à rallonge de l’animé se cache un light novel écrit par Hagure Metabo et illustré par Hagure Metabo. Il est en cours de publication depuis 2022 aux éditions Hobby Japan et compte actuellement sept volumes. Une adaptation manga est également en cours avec 12 volumes et dessinée par Oono Imo. L’adaptation animée de 12 épisodes a été diffusée sur Crunchyroll la saison dernière.
Comme d’habitude avec ce type de série, je me suis lancée un peu au pif, m’attendant à un truc léger, classique. Eh ben, je ne m’attendais pas à ça. Si vous aimez les personnages moralement gris, vous allez apprécier, Elisabeth Leiston.
L’histoire démarre avec un trope connu : Elisabeth Leiston, fiancée du prince héritier du royaume de Haldoria, voit ses fiançailles rompues lors d’un bal où elle est emprisonnée dans la foulée. On découvre que c’est elle qui tient la boutique. Le roi ne sert à rien, il se promène en armure, accompagné de son premier ministre qui est le père d’Elisabeth, et une ordure, n’ayons pas peur des mots. Le prince est un cliché sur pattes de protagoniste détestable.
Alors qu’elle est en prison, Elisabeth continue de bosser, c’est que les affaires du royaume ne vont pas avancer seules. Elisabeth a été conditionnée dès son plus jeune âge à faire le boulot du prince. Elle s’est diluée dans les rouages du Royaume et elle reçoit un électrochoc. Elisabeth était appréciée du peuple mais des sales rumeurs suffisent pour que la population se détourne et la jette aux gémonies. C’est là que le récit commence à pousser le curseur loin pour ce type de récit et va encore plus loin plus les épisodes défilent.
Elisabeth n’a plus qu’une seule idée en tête, se venger, réduire à néant le royaume de Haldoria. Elle fuit le royaume pour l’Empire et avec l’aide pécuniaire d’un comte, elle monte un commerce. Là, je me suis dit, bon, ok, elle développe son commerce tranquilou bilou et on en restera là, que nenni ! D’ailleurs, c’est très intéressant à suivre, même si elle est beaucoup trop intelligente pour ses adversaires, elle anticipe pas mal de trucs. A un moment, on découvre qu’elle possède un artefact extrêmement puissant et qu’elle sait aussi se battre et c’est là qu’on bascule dans le sanglant. Elisabeth y va franco dans la vengeance et ça surprend parce que cela prend des proportions terribles. Je pense que c’est un point qui peut faire lâcher le visionnage. Son commerce florissant n’est qu’une couverture, elle veut dégommer tout le monde mais, elle sait être gentille. Le truc, c’est que c’est mal amené. On sent que l’histoire a le fessier entre deux fauteuils et les deux ambiances tranchent trop. Je suppose que dans le roman c’est mieux fait. Après, l’histoire a eu le mérite de me surprendre et de me déranger. J’espère qu’il y aura une saison 2 pour suivre le développement psychologique d’Elisabeth qui est devenue instable. Autour d’elle, gravitent de nombreux personnages, certains plus intéressant que d’autres. J’ai trouvé intéressant le traitement du médiocre de prince mais aussi de sa nouvelle fiancée qui réalise qu’elle a mis les pieds dans un cauchemar qui prend des proportions terrifiantes.
Du côté de l’animation, rien d’exceptionnel, c’est dans les standards de ce que propose les studios pour ce type de récit, même remarque pour les musiques. Ah si, quand même, pas de censure pour les scènes sanglantes et il y en a quelques-unes. Le côté enjoué de l’opening ne laisse pas forcément deviner la bascule de l’histoire si vous ne regardez pas les images. L’ending ne laisse aucun doute sur la folie du personnage guidé par la vengeance.
Fiche réalisée grâce à l’accès presse de Crunchyroll.
En conclusion
La série animée s’appuie sur un élément classique pour nous surprendre dans le traitement des conséquences : la vengeance est un plat qui se mange saignant.
User Review
0 (0 votes)