Isekai Office Worker: The Other World’s Books Depend on the Bean Counter

Isekai Office Worker: The Other World’s Books Depend on the Bean Counter

Avis principal par Beldaran

Résumé : Seichirô Kondô, un employé de bureau obsédé par l’efficacité, se retrouve invoqué dans un monde parallèle, le Royaume de Romany. Il parvient à décrocher un poste de comptable auprès de la royauté et travaille aux côtés du capitaine Aresh, surnommé le Prince de glace. Source : Crunchyroll.

La série animée adapte le webnovel (je remercie Tyraanik sur bluesky pour la précision car j’avais indiqué qu’il s’agissait d’un light novel) écrit par Yatsuki Wakatsu et illustré par Ohashi Kikka. Bouclé en trois volumes, il fut publié aux éditions Kadokawa Shoten. En France, depuis le mois de septembre 2024, grâce aux éditions Akata, nous avons le plaisir de suivre l’adaptation manga, Un Comptable à la Cour, dessinée par Irodori Kazuki dont six tomes sont actuellement disponibles et le septième est annoncé pour le mois de mai. Le manga s’est révélé être une bonne surprise où l’histoire se fait de plus en plus prenante. Par conséquent, j’étais curieuse lors de l’annonce de l’animé et à un épisode de la fin, je peux écrire que je suis déçue. Je vous encourage à lire le manga qui est, pour moi, une bien meilleure adaptation. Les 11 épisodes correspondent presque aux six premiers tomes du manga et je crains qu’ils ne bâclent la fin de l’arc en cours.

Seichirô est un salarié exploité, broyé par son travail qui navigue à vue, jusqu’à ce que le destin mette sur un coin de sa route, une lycéenne aspirée par un vortex appelant à l’aide. Sursaut, le jeune homme a tout juste le temps de lui attraper la main et PAF ! Isekai. Bon, le truc, c’est que dans cet univers de fantasy, s’ils accueillent avec joie et satisfaction, Shiraishi qui est bombardée Sainte, Seichirô ne fait pas l’unanimité. Perçu comme un boulet, il sera nourri, logé, blanchi et il est prié de faire comme s’il n’existait pas.

L’univers est classique : un pays doit faire face tous les 100 ans à de redoutables miasmes qui boostent des monstres qui boulottent des humains. Shiraishi est là pour détruire les miasmes et le bourreau de travail qu’est Seichirô bascule au service compta. Dans le manga, nous découvrons les mécaniques de ce monde par les chiffres de la comptabilité et les liens que tissent les personnages se font sur la durée. La narration est posée, nous laisse le temps de saisir de nombreuses subtilités, sans tout nous balancer en vrac à la figure. L’animé respecte les gros moments de l’histoire mais prend tous les raccourcis possibles pour y parvenir et saute des passages importants dans le développement des personnages mais aussi dans la compréhension de l’univers. Alors oui, dans l’ensemble c’est simple donc on s’y retrouve facilement mais pour le traitement des personnages c’est un grand non.

Seichirô perçoit que ce truc de Sainte, c’est une grande fumisterie, on met en danger une fille et une fois qu’elle a fait le boulot, merci vous êtes libre mais bloquée chez nous. Seichirô confronte Shiraishi à son nouveau statut. Pour elle c’est cool. C’est une lycéenne qui ne connaît pas grand-chose de la vie et qui a gagné à la loterie des univers de fantasy The rôle. Seichirô la pousse à réfléchir, tout en imaginant lui-même un plan qui la sortirait de ce guêpier. La manière dont elle le traite au début, par rapport au fait que Seichirô est totalement abruti par le travail et ne peut pas s’en passer, montre que c’est une enfant. Ce passage qui est fort dans le manga, fait totalement pschitt dans l’animé et ce n’est pas le seul. Hélas. A l’image de l’humour qui fonctionne sur moi au format papier mais qui m’a laissé de marbre en animation.

J’en arrive au point qui fâche, la relation entre Seichirô et le capitaine ténébreux et charismatique (dans le manga) de la troisième compagnie, Aresh. Le lancement et le développement de leur relation, déjà dans le manga, n’est pas sain. Je ne spoile pas mais le deuxième épisode peut choquer. Plus les épisodes passent et plus Aresh est intrusif, gérant tout de la vie de Seishirô dont les sentiments mettent un moment à se clarifier.

Bref, tout ça pour écrire mais quelle déception.

L’animation fait le minimum syndical. Je l’ai trouvé fade, plutôt lisse, décevante. Le seul truc que j’ai apprécié, c’est la chanson d’Aresh lors des soins. J’ai trouvé que cela apporté un vrai plus. Je suis incapable de me souvenir des musiques. J’ai une préférence pour la douceur de l’ending, Back to Back, interprété par MORISAKI WIN.

Fiche réalisée grâce à l’accès presse de Crunchyroll.

  • Scénario
  • Dessin
2.5

En conclusion

Isekai Office Worker est un isekai qui malgré un univers classique propose un angle d’attaque original. Il est dommage que l’adaptation ne soit pas à la hauteur de celle proposée par le manga.

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