Anatolia Story

Anatolia Story


Résumé :

Yuri est une lycéenne japonaise de 15 ans et des évènements étranges commencent à se produire dès qu’elle se trouve à proximité de l’eau, et se retrouve aspirée dans une flaque d’eau. Elle émerge alors dans une fontaine à Hattusa, capitale d’Anatolie où règne l’Empire Hittite. La Reine douairière l’a attirée à cette époque pour l’offrir en sacrifice et permettre à son fils, de monter sur le trône. Alors qu’elle est sur le point d’être sacrifiée, Yuri ne doit son salut qu’à l’intervention du prince Kail qui la prend sous sa protection tout en lui promettant de l’aider à retourner au Japon. Mais la Reine ne l’entend pas de cette oreille et elle est prête à tout pour atteindre son objectif.
Source : Aela

Avis principal par Aela

Voilà un titre que j’ai trouvé enthousiasmant à bien des égards et ce malgré les petits défauts que l’on peut ressentir à sa lecture, mais je pense que le fait d’avoir englouti les 28 tomes n’a fait qu’exacerber ma vision des défauts.

Nous suivons donc Yuri, pauvre petite héroïne qui se retrouve embarquée dans une histoire qui la dépasse totalement où la magie, la guerre et les complots sont légions et elle ne souhaite qu’une seule chose c’est de retourner au Japon et de retrouver sa famille. Elle se retrouve à une époque qui n’est pas la sienne dans un pays dont elle ne connait ni la langue ni les coutumes, dans sa fuite pour échapper à l’armée de la Reine qui aimerait bien lui couper la tête, elle fait la rencontre fortuite du Prince Kail et après un cours de langue qui n’aura jamais aussi bien son nom, voilà que Yuri comprends la langue locale, passons sur la crédibilité de la chose au moins ça nous évite d’attendre des années pour que Yuri puisse interagir avec les autres protagonistes. En parlant de Yuri, j’ai trouvé sa personnalité plutôt sympathique, pas pleurnicharde mais alors qu’est-ce qu’elle peut être lourde à ne pas vouloir écouter les conseils et se retrouver inévitablement prise au piège, piège parfois gros comme une maison mais non, foncer est tellement que réfléchir mais pour sa défense elle fait souvent cela pour sauver ses amis. J’ai bien aimé le fait qu’au final, Yuri ne ressemble à pas grand-chose, petite brune planche à pain et pas féminine pour un sous et pourtant elle fascine par sa personnalité et sa vision très XXème siècle de la société, et ça Kail le comprend très vite en faisant le maximum pour la garder à ses côté, n’hésitant pas à lui attribuer le nom d’Ishtar, la déesse de la guerre. C’est notamment ce nom d’Ishtar et la personnalité de Yuri qui va pas mal magnétiser les hommes, dès un homme plutôt bien fichu de sa personne avec un minimum de statut social, souhaite faire de Yuri sa concubine, d’ailleurs leur réaction quand ils se rendent compte que la pouilleuse planche à pain est Ishtar est toujours assez comique, même auprès du peuple, sa popularité est croissante… Difficile aussi de ne pas évoquer le Prince Kail, avisé et intelligent, qui souhaite un Empire prospère et en paix avec ses voisins, il cherche le bien-être de son peuple et il va trouver un Yuri le catalyseur de ses ambitions même si le chemin pour y arriver est semé d’embûches, et il va surtout trouver en Yuri un alter égo  tant au niveau politique qu’au niveau amoureux.

Au niveau de l’histoire, celle-ci est rythmée des différentes guerres et des différents complots de la Reine Douairière, si au début, c’est passionnant, j’ai trouvé par la suite le schéma un peu trop prévisible et répétitif mais si on peut avoir des petites variantes, au final on en revient toujours à un complot de la reine, Yuri tombe dans le piège ou une guerre, résolution du complot et on recommence. On peut trouver cette Reine, aveuglée par son ambition, complètement détestable mais on ne peut s’empêcher de la prendre en pitié tant elle est passé à côté de sa vie par vanité. Par ailleurs, on sent que la mangaka a passé du temps à étudier son sujet, l’histoire de l’Anatolie et de l’Empire Hittite se mêle parfaitement à son histoire et malgré le schéma répétitif des intrigues, j’ai trouvé l’histoire passionnante nous entrainant dans des contrées lointaines pleine de charme et d’exotisme.

Du côté du dessin, c’est clairement ancré dans les années 90, il faut aimer les visages triangulaires et les corps longilignes à l’extrême mais c’est maitrisé. Les planches de paysages sont justes magnifiques, et j’avoue que la garde-robe de Yuri, en mode concubine, est vraiment très jolie et agréable à regarder. Il peut arriver qu’il y ait une certaine confusion dans les cases lorsqu’il y a des combats mais ça reste très fluide.

Pour terminer, il faut savoir qu’Anatolia Story a d’ailleurs obtenu le Prix Shōgakukan en 2000. Une preuve supplémentaire de la qualité de ce titre.

  • Scénario
  • Dessin
4.4

En conclusion

Malgré ses petits défauts vite pardonnés, Anatolia Story est une fresque historique passionnante avec des personnages fascinants. Un coup de cœur.

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