7th Garden

7th Garden


Résumé :

Depuis qu’Awyn, jardinier dans un petit village, a libéré Vyrde qui prétend être une démone, cette dernière ne cesse de lui proposer de signer un pacte avec elle. Mais le jour ou une purge est ordonnée et son petit village attaqué, la bien-aimée d’Awyn se retrouve en danger. Il accepte alors de vendre son âme et de déchainer sa colère… Source : Delcourt/Tonkam

Avis principal par Beldaran

La série a su se faire désirer, alors qu’elle était annoncée lors de la Japan Expo 2016, il aura fallu attendre août 2017 pour la découvrir mais avec la sortie simultanée des deux premiers tomes. La lecture de ces volumes s’est révélée, à ma grande surprise, vraiment prenante.

L’histoire nous entraine sur le territoire de l’Exive un des 7 continents de cette planète (une carte à la fin du tome 2 permet de replacer tous les pays et certaines villes) où une religion s’impose l’Anticoristianisme. Oui, le modèle est bien le christianisme et l’époque du récit évoque les XVIIe et XVIIIe siècles. L’originalité de l’histoire est là car le déroulement de l’action est plutôt classique avec un duo qui cherche à abattre les 6 anges. Ce point m’a fait penser d’une certaine façon à Ubel Blatt.

Si la trame est linéaire, les références bibliques qui parsèment le récit m’ont plus intéressée et m’ont fait me questionner tout le long de ma lecture. L’utilisation de ces références est bien faite et sont un point fort du titre. Je pense qu’il y a une double lecture, celle très intéressante sur la critique des religions avec une population aveugle qui suit des préceptes et accepte son sort sans broncher et une autre lecture, plus shônen, avec son lot d’action, de sang et une pointe de ecchi.

Ces deux premiers tomes posent les bases de ce monde complexe en nous donnant quelques bribes d’informations et nous dévoilant des éléments qui ne collent pas à la période décrite comme l’épée d’Awyn qui a un rendu très futuriste. Le décalage est intrigant et trouvera sûrement sa réponse grâce à la thématique du « jardin » qui semble être le thème principal de l’œuvre. On pourrait reprocher pour le moment un côté assez manichéen (inversé) avec les méchants anges d’un côté et la démone de l’autre. J’espère que les anges vont gagner en épaisseur, à l’image d’Ur car pour le moment ce n’est pas vraiment palpitant.

La narration est rythmée. Elle alterne action et scènes tranche-de-vie qui allègent un peu le ton et nous laisse une question : qui est le pantin de qui ? En revanche, les flash-backs à répétition sur le passé d’Awyn cassent légèrement la dynamique.

Du côté des personnages, c’est clairement Vyrde qui se démarque avec ses crises de colère d’une grande intensité. C’est elle qui a le plus de poids sur le récit, même si on comprend rapidement les raisons de sa haine. Vyrde a des réactions surprenantes qui peuvent laisser croire qu’elle est plus apaisée mais la page suivante, elle éructe de rage. C’est un personnage intéressant, à l’opposé du héros Awyn où là, c’est léger. Je n’ai pas réussi à m’attacher à lui. Sa volonté est faiblarde et franchement il ne sert pas à grand-chose pour le moment. Ces deux premiers tomes dévoilent de nombreux personnages, certains plus importants que d’autres dont deux qui m’intriguent. L’ange Bell du volume 2 est réellement décevante, j’espère plus de charisme et d’intérêt chez les autres.

Les graphismes sont superbes et réellement immersifs. La mise en scène est soignée avec des combats très dynamiques. Les décors sont travaillés et détaillés, un plaisir pour les yeux.

L’édition est agréable. Il faut noter le formidable travail de traduction avec des termes précis pas faciles à traduire.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

Tome 3 par Beldaran

7th Garden T3

L’histoire reprend au royaume d’Elaine avec un Awyn en piteux état et une Vyrde qui fait un grand pas vers l’accomplissement de sa vengeance. Au passage la princesse Elizabeth en prend pour son grade et l’intrigue de ce royaume semble réglé, du moins pour le moment. Encore une fois Vyrde fait parler ses pouvoirs rendant son personnage toujours difficile à cerner.

Retour au manoir pour des moments tranche-de-vie, avec une soubrette qui révèle son passé, Awyn qui décide de devenir plus fort et des révélations à la pelle. Ainsi après deux tomes mouvementés, le récit se pose et gagne en épaisseur avec des informations importantes qui demandent de l’attention afin de ne pas être largué. Les doutes que j’avais sur Iola se confirment et je pense qu’Ashley est également dans le coup mais Maryfield m’intrigue. Le rôle du manoir est dévoilé mais ne semble pas avoir le même sens pour Iola que pour Vyrde qui nous offre quelques crises de colère toujours aussi saisissantes.

Du côté des anges, c’est réunion de crise au somment. Cela permet à l’auteur de mettre en avant un nouvel ange, charismatique celui-là, qui dirige le conflit entre le petit pays Nawat qui vénère le Dieu Vishram (ce point implique qu’il y a donc d’autres religions mais derrière lesquelles se cachent toujours les fameux anges) et le puissant empire militaire Cattleya qui a inventé les machines à vapeur. C’est lors de cette réunion que Vyrde vient officiellement déclarer la guerre au 5 anges restants dont on découvre les noms, noms qui ne correspondent pas à ceux qui seront donnés plus tard dans le tome par un homme d’Eglise à un Awyn enfant, lui expliquant la création du monde. Ce procédé est perturbant mais intelligent car laisse le lecteur faire des suppositions sur l’autre nom de Vyrde et surtout sur ceux des autres anges.

Avec ce volume, à la narration plus posée mais riche, il semblerait que la phase introductive soit terminée.

Cependant, la fin surprend avec un flash-back sur le passé d’Awyn dont on connaissait les grandes lignes et qui pour le moment n’apporte pas grand-chose. Cependant, la découverte du contexte de cette période semble importante et la dernière page est plutôt intrigante. Cette partie met en avant la mère d’Awyn qui est formidable.

Les dessins sont toujours aussi beaux avec de sacrées planches.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

Tome 4 par Beldaran

Après un tome 3 particulièrement riche qui faisait place à de multiples intrigues, celui-ci se consacre presque intégralement au passé d’Awyn. Les mystères abordés jusqu’à présent sont mis en pause et nous plongeons aux côtés du jeune jardinier jusqu’au jour de sa rencontre avec Vyrde.

L’histoire reprend au moment où Awyn découvre le massacre perpétré par un être encagoulé qui lui laisse la vie sauve après l’avoir blessé. On comprend rapidement qu’il s’agit d’une mise en scène afin d’accuser son père qui est jugé dans la foulée sans réel procès. A partir de là, la vie d’Awyn devient difficile puisqu’il se retrouve sur les routes avec sa mère, déjà affaibli par la maladie. Face aux nombreuses injustices dont il est victime (l’Eglise qui prélève un impôt très élevé ou le fait que le jeune-homme soit exploité par les fermiers), Awyn commence à basculer du côté obscur. Cette transformation psychologique est bien amenée mais c’est finalement l’acte de sa mère qui libère le démon.

Sa rencontre avec Mary est déterminante, même si quelques éléments nous laissent penser qu’il n’a pas totalement basculé. Il est certes violent mais ne tue pas et surtout il s’occupe de son jardin avec passion. Au contact de la fillette il redevient peu à peu le petit garçon qu’il était avant le drame, attentif, attentionné et bienveillant. On découvre le premier entretien musclé qu’il a avec Ashley : sacrée gouvernante.

Awyn passe donc 6 ans au manoir, son démon muselé par sa volonté de protéger son jardin. La dernière page du flash-back, nous amène à la future rencontre entre Awyn et Vyrde.

Le retour à l’action présente s’effectue par le biais de cette dernière, à moitié-nue avec des tentacules. Pour les hommes, le démon se manifeste avec des pupilles fendues et les femmes ont droit aux tentacules. S’en suit une scène profondément inutile de classement de taille de poitrines.

Heureusement, les dernières pages relèvent le niveau avec Ysyk qui révèle le nom d’Awyn à l’ange Ur et surtout l’arrivée d’un ange infiltré au village proche du manoir.

Les graphismes restent à la hauteur des tomes précédents avec des doubles pages superbes, comme celle de la mère d’Awyn dans la forêt. La rage d’Awyn enfant est également bien représentée.

Ce volume nous permet de comprendre la personnalité d’Awyn qui complète bien celle de Vyrde. La suite devrait remettre l’action sur le devant de la scène avec j’espère plus de réponses.

  • Scénario
  • Dessin
3.8

En conclusion

7th Garden propose un début d’histoire classique mais prenant avec de magnifiques dessins. « Il faut cultiver notre jardin ».

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