Barbarities

Barbarities

Résumé :

Dans le royaume de Lorraine, le vicomte Adam Cunning se voit assigné la garde du vieux ministre de la Justice de la couronne, le seigneur Montagu. Le jeune noble, hédoniste et libertin, décide pour tromper son ennui de se rendre à une partie fine où est censé apparaître Joël, le neveu de son maître. Timide et maladroit, ce dernier n’est toutefois pas là pour prendre du bon temps, mais pour mener à bien une mission secrète. Semblant être bien moins à l’aise avec les choses de la chair qu’avec celles de l’esprit, il aura besoin de toute l’aide que le bel Adam pourra lui apporter.
Source : Taifu Comics

Avis principal par Beldaran

A la fin du mois dernier, Tsuta Suzuki (Your story I have known, entre autres), a fait son retour dans le catalogue des éditions Taifu Comics, avec une série toujours en cours de parution au Japon, Barbarities. Le titre de l’œuvre m’a intrigué car ne correspond pas aux personnages en couverture et finalement n’a que peu de rapport avec l’histoire mais il sonne bien.

Je découvre le travail de la mangaka et j’ai vraiment apprécié la lecture. La postface est très drôle et explique les choix de l’autrice de proposer un récit historique de style occidental se déroulant au Moyen Âge. Cependant, le royaume fictif choisit, évoque surtout la situation du duché de Lorraine au XVIIe siècle dans une période assez trouble, bien loin de la période médiévale mais cela reste très intéressant.

Tsuta Suzuki prend le temps de développer le contexte historique du petit royaume coincé entre deux grandes puissances, la Tance et le Xehana. On se prend au jeu des intrigues politiques et religieuses qui se secouent le palais royal, surtout qu’elles sont bien construites et prenantes. Elles font échos aux évènements réels de la Guerre de Trente ans. Cela se devine grâce à la mise en place d’une nouvelle religion, vénérant une déesse, qui entraine le développement d’un groupuscule d’hérétiques. En parallèle, vous avez également l’arrivée de l’héritier du royaume de Tance qui vient mettre son grain de sel et qui annonce du mouvement dans le prochain volume. Si vous appréciez les titres historiques, vous ne pouvez que succomber aux charmes de ce premier tome à l’univers soigné et captivant.

Au milieu de ce contexte quelque peu contrarié, se trouve le réservé et sérieux Joël Montagu qui voit son quotidien bien huilé, chamboulé par l’arrivée du sémillant et libertin, Adam Cunning, vicomte.

La mise en place de leur relation est intéressante mais leur vision de la vie, diamétralement opposée, rentre souvent en conflit et Joël finit toujours par s’épuiser. Adam donne le sentiment d’être infatigable et ce n’est pas son passage dans un certain lieu qui démontrera le contraire. D’une certaine façon, même si cela reste très léger pour le moment, les deux s’influencent l’un l’autre, Joël paraît se détendre, un peu et Adam arrive à tenir son rôle sérieusement. Grâce à ce dernier, nous découvrons les jeux de la cour qui ne sont pas que politiques, loin de là. Joël est délicat à présenter car il a de multiples secrets dont un, important. Il ne vient pas de la noblesse et, est animé par de nombreux idéaux. Il est beaucoup trop sérieux pour son propre bien. Nous le découvrons lors d’un flashback via les remarques d’Adam. Le procédé est intéressant. Adam est un électron libre, amateur de bonnes chairs, féminines ou masculines. J’aime bien ses monologues avec son second, Paul qui tente de tempérer le comportement de feu du vicomte. C’est un bon vivant qui dépasse souvent les bornes mais qui incarne la touche humoristique du récit. Il y a de nombreux personnages secondaires qui sont assez travaillés pour apporter de l’épaisseur à l’histoire, ce qui est très plaisant.

Les dessins sont très beaux. Le trait de l’autrice est fin. J’apprécie le soin qu’elle apporte aux costumes et au décor. J’aime beaucoup le design des personnages. Les illustrations d’ouverture de chapitre sont superbes.

L’édition est bonne. Nous avons droit à une première page en couleur. Le papier est fin mais sans transparence et la qualité d’impression est correcte. La traduction, signée Isabelle Eloy, est très agréable, malgré quelques formulations.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Taifu Comics.

  • Scénario
  • Dessin
4

En conclusion

Barbarities nous offre un premier tome convainquant et prenant grâce à son univers bien construit et des personnages intéressants. Vivement la suite !

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