Bienvenue chez Protect

Bienvenue chez Protect


Résumé :

Pour son apprentissage professionnel, la jeune Nanami doit réaliser un stage en entreprise. C’est au sein de la société Protect qu’elle va avoir la chance de pouvoir s’immerger dans le monde du travail… Cette boîte de consulting en médias numériques est dirigée par un véritable génie de l’informatique : un certain Jingorô Yamada ! Consultant aussi extravagant que visionnaire, il va ouvrir la lycéenne à de nouveaux horizons… Et sa première mission sera de remettre sur les rails un mangaka dont la carrière est au point mort. Et si le numérique était la clé pour créer de nouveaux business models dans le monde de la culture et du droit d’auteur ?
Source : Akata

Avis principal par ladybird3000

Voici l’une des nouveautés d’Akata, qui traite d’un sujet plutôt d’actualité : le numérique. Est-ce que les livres ont un avenir dans le numérique? Pourquoi est-ce que les ventes ne sont pas aussi élevées que ce qu’on le voudrait? Maintenant que les écrans sont dans toutes les mains, pourquoi le livre peine-t-il à s’y faire une place?

On va découvrir tout cela en même temps que Nanami. Lycéenne, elle va faire un stage en entreprise chez Protect, une boîte de consulting en médias numériques. Cette société est dirigée par le génie complètement barré Jingorô Yamada. Dans ce premier volume, elle verra comment ce génie voit l’avenir des éditeurs et des mangaka. Il va conseiller d’un côté les éditeurs, qui se demandent si le numérique est vraiment la réponse aux baisses des ventes, et d’un autre côté, il conseillera un mangaka, notamment en lui disant de se lancer dans le numérique de lui-même.

Je n’ai pas vraiment réussi à me faire d’avis avec ce premier volume. En fait, je trouve le sujet intéressant, mais je ne pense pas avoir vraiment tout compris. Car le mangaka parle du milieu de l’édition, milieu que je ne connais pas vraiment et qui plus est il parle du système japonais. Donc même si je pense savoir quelques choses sur ce sujet, je ne pense pas en connaître toutes les bases, ce qui m’a sûrement fait défaut lors de ma lecture. Cependant, tout est exposé de manière plutôt claire, donc on comprend quand même où veut en venir l’auteur, même si on n’est pas forcément d’accord avec lui. Par exemple, personnellement j’aime bien les mangas papier et les livres physiques en général, voilà pourquoi je ne me suis encore jamais penchée sur le numérique. Cependant, je peux voir que le numérique peut avoir des avantages, comme par exemple la place qui commence à faire défaut lorsqu’on possède beaucoup de livres.

Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est le fait de voir les démarches que le mangaka va suivre pour se lancer dans le numérique de lui-même et donc commencer à devenir indépendant en quelque sorte, vis-à-vis de son éditeur. Le personnage dans le manga s’appelle Misokichi Suzuki, on peut donc faire le rapprochement avec le mangaka de l’œuvre, Miso Suzuki. A travers ce manga, l’auteur a voulu aborder le numérique mais également son propre parcours, puisqu’il s’est lui-même lancé dans le numérique. Cependant, dans ce volume, on ne peut pas savoir où commence la fiction et où s’arrête la réalité. Ce personnage est en quelque sorte un double du mangaka, mais en même temps il lui est différent. L’auteur s’est servi de sa propre expérience, mais je pense qu’il ne l’a pas retranscrite telle quelle.

Concernant les personnages, pour le moment j’ai eu du mal à comprendre vraiment Jingorô et Nanami. D’un côté, Jingorô est un génie, plutôt étrange, puisqu’il lui arrive notamment de dormir nu sur le sol de son bureau. J’ai eu du mal à voir que c’était un génie, dans le sens où je ne vois pas en quoi ses pensées sont révolutionnaires. Il est étrange certes, il a l’air d’avoir une mémoire visuelle extrêmement développée, mais cela fait-il pour autant de lui un génie? Je ne sais pas. D’un autre côté, on a Nanami. On la voit agir pour son stage, mais on ne sait pas grand chose d’elle. Ici j’ai le sentiment que ce sont les affaires qui leur seront confiées qui auront plus d’importance que les personnages en eux-mêmes. J’ai donc du mal à m’attacher à eux et à les comprendre.

Concernant les dessins, j’ai vraiment eu du mal. Je n’aime pas vraiment le style et en plus de cela les personnages sont plutôt figés. Cependant, on comprend bien où veut en venir l’auteur et surtout il y a pas mal de schémas, dessinés par Jingorô, qui nous permettent de comprendre un peu mieux ses propos et de les illustrer. De ce côté-là, j’ai trouvé que c’était intéressant.

Tome 2 par ladybird3000

Dans ce second volume, c’est un nouveau sujet qui est abordé avec les jeux vidéos en tout genre. Un nouveau client engage Protect afin de se débarrasser de l’un de ses employés. Le client est en fait le directeur d’une entreprise de développement de jeux vidéos. Et l’employé dont il veut se débarrasser est un développeur qui ne fait que des jeux sur téléphone portable. Des jeux qui ont du succès à leur sortie et qui arrivent à maintenir la compagnie à flot, mais dont le directeur n’aime pas le procédé.

Cette fois-ci, ce sont donc les jeux vidéos et leur développement qui vont être mis en avant. Comme pour le premier volume, j’ai trouvé cela intéressant, car on en apprend un peu plus sur le sujet. Mais j’ai tout de même eu du mal à accrocher encore une fois aux personnages et à la façon dont c’est raconté. Les explications concernent surtout les jeux vidéos sur téléphone portable de type Galápagos, des jeux dont chaque partie est très rapide et où le joueur doit payer pour accéder à plus de contenu ou pour obtenir des objets. C’est donc intéressant à lire. Mais étant donné que je n’accroche pas aux personnages, et surtout aux deux personnages principaux, la lecture m’a encore une fois laissée mitigée. L’intervention de Nanami et Jingôro me semblent un peu inutiles et comme forcées. J’ai la sensation qu’ils sont introduits de force dans l’environnement on va dire.

Les dessins me semblent toujours aussi figés et je n’accroche pas du tout au trait du mangaka. Un trait que je trouve un peu hésitant et trop inexpressif.

En conclusion, je terminerais la série car elle se finit avec le tome suivant, mais c’est une série à laquelle je n’accroche pas, malgré le fait que le sujet soit intéressant.

Tome 3 par ladybird3000

Dans ce troisième et dernier volume, c’est à nouveau le sujet de l’édition qui est abordé. On retrouve le mangaka du premier volume, Misokichi Suzuki, et sa progression dans l’univers du numérique. On voit que sa carrière a fait un bond grâce au numérique et au fait qu’il mette lui-même en ligne ses séries. Celui-ci va également essayer de convaincre ses collègues et amis à se lancer dans le numérique. Mais la tâche n’est pas simple car d’un côté cela représente du travail et d’un autre cela voudrait dire se détacher un peu de la maison d’édition. On voit que c’est ce second point qui est plus compliqué. En effet, chaque manga peut voir le jour après qu’un certain nombre de personnages aient travaillé dessus et les façons de faire sont difficiles à changer. Il est également difficile pour les mangakas de couper ce lien fort qu’ils entretiennent avec leur maison d’édition.

Ce volume est également l’occasion d’aborder le sujet de la censure et de ce qui peut ou non apparaître dans un manga grand public. Nous allons découvrir Yôko Aoi une mangaka de shôjo très réputée. La jeune femme est sûre d’elle et très fière. Si bien que lorsque son manga se voit sujet à la censure à cause d’un nouveau décret mis en place, elle prend cela très mal et montre sa colère. Elle en vient même à comparer son shôjo à des mangas érotiques qui vont souvent beaucoup plus loin. Le sujet est plutôt bien abordé j’ai trouvé. D’un côté on pourrait penser qu’en effet, un manga érotique aurait plus de raison d’être censuré qu’un shôjo. Mais d’un autre côté, on voit que ce n’est pas parce que c’est un shôjo, qu’on peut faire apparaître tout ce qu’on veut dedans. Cela me fait un peu penser aux shôjos où l’héroïne se fait presque violer parce que son ennemie en a décidé ainsi. Pour moi cet exemple montre que même un shôjo pourrait être censuré suivant la gravité de ce qu’il se passe à l’intérieur. J’ai bien aimé le fait de montrer qu’il ne faut pas avoir d’a priori par rapport au genre de l’œuvre, car au final n’importe quelle œuvre pourrait être dans le même cas.

Ce volume était dans la continuité des deux précédents. On y apprend peut être un peu moins de choses, mais le contexte est quand même très intéressant. Cependant, je n’ai toujours pas réussi à apprécier les personnages principaux, ce qui est tout de même décevant. De même, les dessins sont toujours trop rigides et peu dynamiques.

En conclusion, un dernier volume qui conclut encore une fois avec un sujet intéressant. Je n’aurais pas réussi à apprécier les personnages principaux, mais les sujets abordés sont tout de même bien intéressants à lire.

  • Scénario
  • Dessin
3

En conclusion

Un premier volume qui me laisse mitigée, malgré le fait qu’il soit intéressant à lire. Par contre, j’ai vraiment eu du mal avec le personnage de Jingorô et les dessins en général.

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