Candy

Candy


Résumé :

Candice White est une petite fille espiègle et adorée de tous à la Maison Pony, l’orphelinat qui l’a recueillie. Elle y coule des jours heureux jusqu’à l’adoption d’Annie, son amie de toujours. Désormais seule, Candice voit peu à peu défiler les années et désespère de trouver une famille. Alors lorsque les Lagan se proposent de l’embaucher, même comme simple demoiselle de compagnie, Candice n’hésite pas un seul instant ! Et quoiqu’elle doive composer avec Neal et Eliza, deux garnements bien décidés à faire d’elle leur souffre-douleur, elle n’échangerait sa place pour rien au monde. Après tout, c’est ainsi qu’elle a rencontré Stair, Archie et, bien sûr, leur cousin Anthony ! Mais une chasse au renard pourrait bien tout faire basculer…
Source : Pika

Avis principal par Maccha

Candy…  Beaucoup se souviennent de ce personnage aux couettes blondes grâce à la série d’animation qui était aussi un des premiers animes diffusés en France.

Personnellement j’ai découvert la série en Turquie dans les années 90, sans avoir eu l’occasion de voir la fin. C’est Candy qui m’a initiée au monde des mangas et à la culture japonaise. Malheureusement, suite au conflit qui opposa la dessinatrice Yumiko Igarashi et la scénariste Kyoko Mizuki, le pseudonyme de Keiko Nagita pour ses mangas, il est difficile de retrouver les tomes du manga.

C’est en novembre 2010, que les Japonais ont pu découvrir le roman « Candy Candy Final Story » en deux tomes, où on retrouve une Candy adulte qui se souvient de sa jeunesse et semble enfin avoir retrouvé le bonheur. Des fans du monde entier avaient hâte de découvrir ce qu’est devenue l’héroïne après la fin du manga et de la série animée et savoir si un des couples fétiches s’était enfin (re)formé. J’ai même pris les tomes en Japonais alors que je ne parle pas la langue, tellement j’étais excitée ! De nombreuses pétitions avaient été lancées pour que le roman soit traduit dans d’autres langues. Finalement les fans italiens ont pu découvrir le roman en 2014 dans leur langue. A vrai dire, je croyais de moins en moins à une publication en France après tant d’années et ce fut une très belle surprise des éditions Pika, qui à l’occasion de la sortie du premier tome en Mars 2019 invitèrent en plus l’auteure en France.

Les couvertures de la version française sont assez différentes de celles de l’édition japonaise avec des jardins de fleurs. Cependant je les trouve bien élégantes et jolies, avec la couverture du premier tome dans les tons de rose/violet et celle du deuxième en bleu. Il n’y a pas d’illustrations dans le roman, certainement aussi suite au conflit qui a eu lieu avec Yumiko Igarashi. Mettre un sous-titre pour les deux tomes est aussi une bonne idée (Candice White, l’orpheline et Le Prince sur la colline), même si j’aurais préféré un autre titre pour le deuxième tome afin d’éviter des confusions chez les fans. Dans tous les cas, l’éditeur a expliqué son choix de titre par rapport à l’enjeu de chaque tome et a précisé qu’il ne s’agissait pas d’influencer la lecture qui peut être faite de la fin de l’œuvre.

Le roman commence par une préface de l’auteure pour les lecteurs de l’édition française. Puis, le prologue nous montre une Candy adulte émue, écrivant une lettre à Mademoiselle Pony suite aux nouvelles de l’état de santé de celle-ci depuis qu’elle est tombée malade. Des souvenirs de son enfance à la Maison Pony refont surface et en regardant un tableau de l’orphelinat où elle a grandi, elle se remémore son passé… Le premier tome reprend l’histoire depuis son enfance à la Maison Pony jusqu’à son entrée au collège Saint-Paul. Une grande première partie du tome (environ les deux-tiers) qui commence par le départ de sa meilleure amie Annie est consacrée à son départ de l’orphelinat vers Lakewood et à sa nouvelle vie auprès des membres des différents clans de la famille Ardlay. Ainsi, elle rencontre Eliza et Neal dont le seul but de leur existence est de lui rendre la vie impossible, mais aussi de bons amis et alliés, les deux frères Archie et Stair, le mystérieux M. Albert et Anthony qui prendra une place importante dans son cœur pour toujours. Ensuite, la deuxième partie commence avec son départ vers le collège Saint-Paul en Angleterre où elle rencontre une nouvelle amie et surtout Terry, le garçon rebelle qui correspondrait à ce qu’on surnomme aujourd’hui dans les shôjos comme un BBT (« beau brun ténébreux »).

Keiko Nagita a une écriture assez touchante avec un style un peu poétique. Parfois j’ai eu l’impression de lire un conte. On retrouve des scènes romantiques et pleines d’émotions des mangas shôjos. On assiste aux premiers émois de la jeune fille, avec des moments de joies mais aussi des scènes bien poignantes. Les parties où on retrouve Candy adulte sont narrées à la première personne par celle-ci et l’histoire de la jeune Candy est écrite à la troisième personne. J’ai bien aimé qu’on change de forme narrative entre les deux Candy. La lecture est fluide et j’ai lu assez rapidement le tome de 300 pages.

Comme la Candy adulte, j’ai ressenti beaucoup de nostalgie en lisant les aventures de sa jeunesse. Je n’arrivais pas à m’empêcher de me rappeler les scènes du manga et de l’anime pendant la lecture, le roman étant quand même plus proche du manga que de l’anime. Certains passages sont un peu différents et on retrouve quelques scènes inédites. J’ai eu un peu du mal à discerner le temps qui passe entre certains passages mais on retrouve toute l’histoire du manga. Pour les nouveaux lecteurs, c’est donc l’occasion de découvrir l’histoire d’un personnage fort avec un grand cœur, qui malgré de nombreuses épreuves, fait face et ne se laisse pas faire, et c’est l’occasion pour tous les lecteurs, anciens ou nouveaux, de connaitre sa vie après la fin du manga qui avait un gout d’inachevé tout de même. L’auteur évite volontairement de dire clairement avec qui notre héroïne semble avoir trouvé le bonheur, ce qui est frustrant pour beaucoup de fans de longue date de la série. Pour ma part, c’est vrai que je partage un peu cette frustration, ayant ma préférence entre les deux grands prétendants. Cependant, je trouve que c’est aussi une belle chose que tout le monde puisse avoir sa propre interprétation de la fin et l’essentiel c’est qu’elle ait retrouvé le bonheur après tant d’années.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Pika.

  • Scénario
4.5

En conclusion

Le dénouement tant attendu de l’histoire de Candy qui a marqué plusieurs générations. L’occasion pour découvrir ou redécouvrir ses aventures et connaitre enfin sa vie après la fin du manga.

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