Devil’s Line

Devil’s Line


Résumé :

La société des hommes n’est pas celle que l’on croit. Sans le savoir, elle abrite une population de vampires qui côtoient les humains tout en dissimulant leur vraie nature. C’est ainsi que Tsukasa, étudiante à la vie tranquille, va en faire l’âpre découverte. Sauvée de justesse par un homme nommé Anzai, elle comprend que ce dernier n’est autre qu’un membre d’une brigade spéciale, chargée de neutraliser les vampires ayant franchi l’interdit : boire du sang humain.
Au contact de la moindre goutte, ces créatures deviennent des monstres incontrôlables, animées par une rage folle… que le jeune Anzai, être hybride, a de plus en plus de mal à maîtriser.
Une irrésistible attirance naît entre Tsukasa et Anzai, dont la soif de sang ne cesse de s’accroître en sa présence… Vampire et humain, prédateur et proie…
Source : Kana

Avis principal par ookami shiroi

Après avoir « renoué » avec les histoires de vampire grâce à Illegal Rare, il m’était impossible de ne pas m’intéresser à Devil’s line. Bien m’en a pris puisque j’ai tout de suite accroché à l’histoire. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un coup de coeur mais j’ai suffisamment accroché pour acheter les premiers volumes dont les deux premiers sont sortis le même jour.

L’histoire : Elle ne verse peut-etre pas complètement dans l’originalité puisqu’on retrouve là les idées de bases d’une histoire de « gentils vampires » avec des vampires vivant en secret au milieu des humains, une organisation qui les voit comme des êtres normaux et une autre qui pense qu’il faut tous les exterminer. Voilà des idées de bases déjà préconçues. Une histoire d’amour évidemment impossible qui pourrait presque faire penser à Vampire Knight et la cellule d’enquête nous rappelle celle d’Illegal Rare, cependant, l’histoire garde quand même sa part d’originalité et n’a rien à envier aux autres histoires de vampire. Bref, une histoire intéressante qui donne l’eau, ou devrais-je plutôt dire, le sang à la bouche et nous tient en haleine.

Le graphisme : Soyons honnête, le graphisme ne casse pas forcément trois pattes à un canard mais il n’est pas non plus à renier puisqu’on remarque qu’il est quand même travaillé et reste crédible. Les émotions et l’état des personnages sont bien traduits et c’est ce qui compte après tout si l’histoire, à côté, accroche. J’aime cependant beaucoup le dessin du personnage d’Anzai.

Les personnages : Les personnages principaux sont plutôt rapidement attachants. On déplorera sans doute seulement le fait de découvrir trop vite le visage du leader de l’organisation « anti-vampire ». Cependant, il reste assez complexe et nous fait nous poser pas mal de question. En dehors de cela, on apprécie le couple principal qui ne se forme pas trop vite et c’est un plus puisque l’histoire est avant tout un seinen et qu’il serait dommage que celui-ci se transforme en shojo bien qu’il possède beaucoup de code de ce type.

Bref, dans l’ensemble, l’histoire est sympathique et vraiment appréciable pour les fans de ce genre.

Tome 5 par Beldaran

Après un volume 4 sympathique mais sans plus où la narration partait dans tous les sens, le tome 5 s’est révélé particulièrement captivant et surtout très riche avec son lot de révélations.

L’ensemble des intrigues posées depuis le début deviennent plus claires et les personnages secondaires sont plus développés.
Ainsi, par le biais d’une réunion on en apprend beaucoup plus sur les vampires et surtout de quelles manières ils sont « encadrés » par le gouvernement. On y découvre la place du laboratoire ONL et grâce à un flash-back assez terrible, le passé de l’insaisissable Hans Ri.
La narration, plus fluide et plus posée que lors des tomes précédents, lève le voile également sur la famille Anzai. C’est un moment plutôt poignant et triste qui peut expliquer certains agissements du laboratoire ONL.
Ces différentes révélations donnent réellement envie d’en savoir plus. Cependant, l’auteur passe à autre chose avec les bouleversements qui vont animer l’équipe F et l’arrivée d’un nouveau personnage dont on nous révèle immédiatement qu’il est une taupe au service du CCC. C’est perturbant mais c’est bien fait.
L’auteur en profite pour placer un autre flash-back qui concerne Kiwazaki et qui met en exergue le problème que peut rencontrer la police avec ses officiers vampiriques, encore une fois c’est très bien fait.

L’histoire n’en oublie pas pour autant nos deux tourtereaux et leur relation passe un cap, aidée par la science et qui répond aux informations données en début de tome. On découvre ainsi le problème que rencontre les couples vampire/humain.

C’est un volume où il y a peu d’action mais rondement mené qui marque une étape importante dans le récit. L’histoire est bien structurée et met en avant la richesse et la complexité de l’univers décrit. Un très bon tome !

Critique réalisée grâce au service de presse des éditions Kana.

Tome 6 par Beldaran

La première chose à noter est la présentation des personnages ainsi que leur lien en début de volume. Je dois avouer que certains visages masculins se ressemblent tellement que parfois j’ai du mal à les différencier mais avec cette aide, c’est le top !

Le récit est dans la continuité du tome précédent mais la pression monte d’un cran avec l’enquête sur le CCC qui connaît une accélération capitale grâce aux révélations de n°9. C’est vraiment plaisant de retrouver cet aspect « enquête » qu’on avait un peu perdue.
L’auteur utilise encore une fois, avec brio, le procédé du flash-back, pour nous plonger dans le passé tragique de n°7 en esquissant un moment très difficile. Mais le point important, reste la découverte de la mentalité de 02. Cet homme est flippant et terriblement bien organisé.
Alors que l’équipe F pensait avoir bien avancé, 02 garde un tour d’avance.

Le personnage qui intrigue le plus à la lecture, c’est Ishimaru qui vient de prendre la tête de l’équipe F. Il est difficile de savoir à quoi il pense. C’est évident que c’est une taupe mais son altercation avec Anzai prouve qu’il cherche autre chose. Son intérêt pour les vampires permet à l’auteur d’approfondir un peu plus ce que ces derniers ressentent lors d’une transformation.

Du côté des personnages, leur développement se poursuit. Anzai et Tsukasa continue de se découvrir, pas-à-pas mais pour le duo Kiwazaki / Jill cela risque d’être plus long, même si un premier pas a été franchi.

Voici un tome bien rythmé où tous les pions sont placés en vue de la confrontation entre l’équipe F et le CCC. L’action promet d’être au rendez-vous !

Critique réalisée grâce au service de presse des éditions Kana.

Tome 7 par Beldaran

Ce tome confirme ma totale addiction à la série qui a su démontrer au fil des tomes une grande qualité scénaristique.

Le récit est riche en action et révélations. J’ai été prise par la narration particulièrement captivante. Les évènements s’enchainent avec fluidité avec une pression qui va crescendo et qui nous laisse bouche bée à la dernière page tournée.

La première page du volume nous rappelle la confrontation entre Kikuhara et Anzai. Cela permet d’introduire le fait que ce dernier semble récupérer des souvenirs qu’il a perdu quand il est malmené physiquement et psychologiquement. Différents flashbacks, plus ou moins courts viennent ponctuer l’histoire et donner plus de force au personnage d’Anzai qu’on a appris à apprécier depuis les premiers tomes. Surtout que le lecteur sait des choses et on peut craindre la façon dont il va accepter certains points de son passé. Du coup le lien qui l’unit à Kikuhara est probablement amené à jouer un rôle plus ou moins néfaste.

Du côté de l’intrigue, concernant le CCC, l’équipe F s’apprête à arrêter le n°11, Mayu Sumimori qui connaît les noms qui se cachent derrière les numéros de l’organisation. Cela permettrait à la police de faire un grand pas dans l’enquête. Cependant, cela ne va pas se passer comme prévu et le piège du CCC se referme doucement sur les membres de l’équipe F.

Cette partie du récit est assez époustouflante car on ne peut pas lâcher le tome, tellement la narration est captivante. J’ai d’ailleurs relu quelques passages, car c’était surprenant. Les révélations sur certains personnages s’enchainent. J’avais un doute pour un, dont le rôle était ambigu depuis son apparition mais l’autre m’a vraiment surprise. D’ailleurs une séquence passée est expliquée et elle est glaçante.

Parmi les révélations, il y a celle qui concerne Kikuhara et plus largement le CCC dont on comprend que l’organisation prend racine chez les hauts placés du gouvernement. Le CCC incarne avant tout une idéologie qui apparaît difficile à éliminer. En revanche, les motivations de Kikuhara restent plutôt obscures plus le moment.

Naturellement, nos deux tourtereaux ne sont pas oubliés par l’auteur mais leur lien est mis à rude épreuve en fin de tome, tout comme nos nerfs. Bon sang, quel final ?!

Il convient de noter une grande amélioration en ce qui concerne les graphismes. Les proportions sont justes et il y a quelques pages sensationnelles.

Ce tome est absolument exceptionnel. Il est bien construit et totalement captivant. La suite promet d’être riche !

Critique réalisée grâce au service de presse des éditions Kana.

Tome 8 par Beldaran

Après un volume 7 terriblement prenant et absolument génial, je m’attaque enfin au tome 8 dont la couverture est vraiment magnifique.

L’équipe F fait face aux conséquences de l’affaire avec le CCC et les informations sont nombreuses. D’abord nous découvrons un long flashback sur la rencontre entre Anzai et Kikuhara qui est intense d’une certaine façon avec un final tragique. Nous en apprenons un peu plus sur Kikuhara et ce qui a pu le pousser à devenir ce qu’il est aujourd’hui. C’est assez perturbant.

Après ce point, nous découvrons l’ampleur des conséquences de l’affrontement avec le CCC et elles sont vastes touchant de multiples secteurs. L’impact sur la société est terrible avec une prise de conscience sur l’existence des vampires et son développement d’un côté particulièrement extrémiste. La police est remaniée et l’équipe F dissoute avec ses membres envoyés un peu partout. L’enquête est clairement à reprendre et quand on voit qui est 01, on sent que cela va être encore plus compliqué que jusqu’à présent.

De nombreux personnages sont absents du tome ou on les aperçoit à peine, ce qui est frustrant. Notre petit couple est emporté par ce tourbillon et prend une décision radicale ce qui permet à Anzai d’apprendre enfin qui est sa mère et ce qu’à fait son père. Il doit devenir plus fort.

Nous avons le droit à une petite ellipse temporelle qui démontre que ce tome marque véritablement un changement dans l’histoire qui prend un tournant décisif. Alors que le volume avait été plutôt calme en termes d’action, la dernière page relance la mécanique pour une suite qui promet d’être trépidante.

Les graphismes s’améliorent à chaque tome et l’autrice nous livre des personnages de plus en plus expressifs et saisissants.

Le volume demande beaucoup d’attention pour suivre toutes les implications de l’affaire avec le CCC sans se perdre. La planche avec les personnages en début est vraiment d’une grande aide.

Tome 9 par Beldaran

La mangaka nous offre encore une fois une couverture vraiment belle et un tome prenant, même si légèrement frustrant.

Ma frustration vient du fait que notre couple est absent du récit. Tsukasa n’apparaît qu’une fois et à la fin. J’avoue aussi que le long chapitre sur 06 et 11 m’a moyennement intéressée. L’histoire fait un point général sur différents personnages secondaires mais je ne m’attendais pas à ce que l’aparté sur 06 et 11 soit si long, même si j’ai trouvé mignon le chapitre bonus sur la suite de leur aventure. En revanche, j’ai adoré les échanges entre Jill et Takashi. Ils sont réellement touchants tous les deux et leur situation évolue doucement.

Un autre lien, tortueux, est mis en avant, celui qui unit Anzai à Kikuhara qui humanise, légèrement ce dernier ou qui le rend encore plus complexe à comprendre. La scène en fin de tome qui les réunit est assez impressionnante.

A côté des multiples personnages que nous prenons plaisir à découvrir un peu plus, la société qui connaît maintenant l’existence des vampires, dévoile ses aspects les plus sombres. Des groupes de miliciens arpentent les rues à la recherche de vampires à martyriser. La peur transforme les humains et les rend plus monstrueux que les vampires. Ce passage permet de mettre Hans en avant, tout comme Obihiro qui ne l’a pas oublié.

La fin permet de croire à une nouvelle rencontre entre Tsukasa et Anzai. Je suis impatiente de connaître le parcours de Tsukasa à Obihiro et surtout d’observer son évolution car pour le moment nous n’avons eu qu’une brève vision de celle d’Anzai.

Le récit est toujours aussi palpitant, même si le passage en milieu de tome sur 06 et 11 vient couper la dynamique de la narration.

Je suis de plus en plus fan des dessins qui font la part belle aux multiples visages, toujours plus expressifs et saisissants (oui, je l’ai déjà écrit pour le volume 8 mais c’est encore plus vrai pour ce tome-ci ^^).

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Kana.

Tome 10 par Beldaran

Devils Line T10

Ce volume fait la part belle aux relations entre les personnages avec notamment un retour en force de Tsukasa et Anzai. Les intrigues politiques sont mises de côté, même si on sent qu’elles ne sont pas loin avec Queen qui rôde.

Après plus de deux mois de séparation notre couple se retrouve à Obihiro. Tsukusa s’est plongée à corps perdu dans les études et s’intéresse maintenant à la sociologie. Anzai paraît plus posé et a progressé dans la compréhension de sa transformation en cernant son point d’équilibre grâce à sa mère. D’ailleurs, cette dernière est mise en avant grâce à un flash-back qui nous présente sa rencontre avec Tamaki. C’est important car cela nous permet de découvrir les premières recherches sur les vampires et on se doute qu’au début ces dernières étaient à la limite de la légalité et surtout devaient s’apparenter plus à de la torture vu les capacités de cicatrisation des vampires. Toute la partie sur l’étude des vampires avec la création des êtres hybrides est réellement captivante à suivre. Il y a toute une démarche scientifique dont le rendu est crédible. On comprend l’importance de Johannes alias Hans Ri pour le centre de recherches et surtout pourquoi il en est parti et ne souhaite pas y revenir.

Ce tome nous permet de mieux cerner le personnage de Midori, la mère d’Anzai, et quel personnage ?! Je suis fan. Elle possède un franc parler qui fait des ravages mais reste attentive aux besoins de Tsukasa et Anzai qui vont tenter d’avoir leur premier rapport sexuel sous surveillance. La présentation du lit est vraiment très drôle et a un côté réaliste, tout a été pensé. Les deux sont réellement touchants et dans le prochain devraient franchir une nouvelle étape dans leur relation.

En revanche, il y a un développement de relation qui ne me convient pas du tout, celui de Jill et Takashi. Je ne suis pas d’accord avec tout ça mais je suis impatiente de voir comment cela va tourner.

Les dernières pages offrent une vision transversale de l’ensemble des personnages rencontré jusqu’au présent. Il s’en dégage une certaine mélancolie.

J’apprécie toujours autant les graphismes et la couverture est vraiment belle.

En ce qui concerne l’édition, le côté très (trop) souple de l’ouvrage est vraiment désagréable.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Kana.

  • Scénario
  • Dessin
4

En conclusion

Un très bon manga que je recommande aux amoureux des vampires. Une histoire qui se développe de façon assez sympa et des personnages qui vous donnent parfois envie de leur faire de gros câlins pour les réconforter. Bref, un excellent manga qui fait sans nul doute partie de mes préférés parmi toutes les nouveautés de 2015 après Noragami et Illegal Rare évidemment.

Envoi
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