Golden Kamui

Golden Kamui


Résumé :

Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…
Pour Sugimoto, la chasse au trésor est lancée… Cependant, seul, il a peu de chances de s’en sortir. À peine sa quête commence-t-elle qu’il manque de se faire déchiqueter par un ours brun ! Il ne doit la vie qu’à l’intervention providentielle d’Ashirpa, jeune indigène liée aux propriétaires légitimes du butin. Ils décident de faire équipe pour affronter les nombreux dangers qui les guettent sur la route de l’or des Aïnous…
Source : Ki-oon

Avis principal par Beldaran

Golden Kamui arrive en France déjà auréolé de succès, grâce notamment, au gain du grand prix du Manga Taishō 2016. Lors de la Japan Expo, Ki-oon a mis en avant ce nouveau titre, en proposant le premier tome en avant-première. Premier tome que je me suis empressée d’acheter et de dévorer.

L’univers proposé est original, puisqu’il nous entraîne au début du XXème siècle, à la fin de la guerre russo-japonaise pour la possession de la Mandchourie, entre autres, au cœur de la région septentrionale du Japon, à Hokkaido. Le contexte de la guerre est utilisé, pour l’instant, afin de présenter Sugimoto et introduire un bataillon particulier de l’armée, ce n’est pas la thématique principale. Cette dernière nous est dévoilée rapidement : il s’agit d’une chasse au trésor mais pas comme les autres. Ce fil rouge, n’est pas en soi original mais il le devient dans la façon dont est racontée l’histoire. En effet, cette quête, nous permet de découvrir une culture méconnue, celle des Aïnous. C’est un point particulièrement intéressant où l’on découvre un mode de vie simple mais fascinant.
La narration est bien équilibrée et alterne avec brio, découverte de la vie dans le nord et poursuite de la quête qui se veut dynamique, avec de l’action maîtrisée. La chasse au trésor se complexifie au fil des pages et devient de plus en plus prenante car différents partis entre en jeu. Il y a bien sûr, des passages assez durs et assez sanglants mais qui renforcent le côté « réaliste » de l’œuvre. Malgré tout, quelques pointes d’humour allègent le récit et rendent les personnages attachants.

Du côté des personnages nous avons affaire à un duo atypique. Tout d’abord, Saichi Sugimoto qui porte le nom de l’arrière-grand-père du mangaka (pour l’anecdote) et que l’on surnomme Sugimoto l’immortel. Surnom dû à ses faits d’armes durant le conflit russo-japonais. Il est parfaitement reconnaissable grâce à ses multiples cicatrices. La guerre l’a profondément marquée et maintenant il a grandement besoin d’or, pour subvenir à ses besoins. Un bref flashback nous permet d’entrevoir son passé, assez triste qui explique sa manière de voir la vie, d’une certaine façon. Il se retrouve à faire équipe avec une petite aïnou par la force des choses et ils se complètent bien tous les deux.
Ashirpa qui est très jeune, est liée à ce trésor et donc s’associe à Sugimoto. Elle est ultra débrouillarde : la vie dans les bois, elle maîtrise ! Elle fait office d’instructeur à Sugimoto. Elle apparaît comme calme et surtout tempère les accès de violence de Sugimoto. Cependant, quand il s’agit de nourriture, elle est intraitable. J’espère en apprendre plus sur sa vie et d’où elle vient. C’est un binôme vraiment très agréable à suivre.
D’autres personnages apparaissent mais ne sont pas vraiment développés, même si je pense que nous reverrons le caporal Ogata.

Les graphismes sont très plaisants avec des visages très expressifs et un soin particulier apporté aux vêtements des personnages qui sont très détaillés. Les scènes d’action sont dynamiques et les décors bien travaillés.

En ce qui concerne l’édition, c’est du tout bon, à commencer par l’effet brillant sur la couverture et les premières pages en couleur. La traduction est également agréable.

  • Scénario
  • Dessin
3.3

En conclusion

Golden Kamui nous propose un premier tome captivant qui mêle avec brio chasse au trésor et découverte de la culture Aïnou. Vivement la suite !

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