L’imprimerie des sorcières

L’imprimerie des sorcières


Résumé :

Après avoir atterri dans un univers où tout le monde possède des talents de sorcellerie, Mika, jeune humaine, devient imprimeuse de livres magiques. À défaut de pouvoirs, elle sait reproduire les documents permettant de créer les grimoires. En plus de faire fructifier son business avec une poigne de fer, elle espère secrètement trouver parmi tous ces sorts, celui qui la ramènera dans notre monde. Source : Soleil

Avis principal par Beldaran

En septembre dernier les éditions Soleil Manga ont lancé une nouvelle collection fantasy avec deux titres, Jeune dragon recherche appartement ou donjon qui s’est révélé très décevant et l’isekai, L’imprimerie des Sorcières. Je n’attendais pas grand-chose de celui-ci mais curieusement, j’ai trouvé le tome agréable à lire malgré quelques points.

L’histoire nous entraine aux côtés de la jeune Mika, propulsée dans un univers fantasy, tout ce qu’il y a de plus classique avec ses sorciers, chevaliers et autres monstres. Il est important de lire le résumé avant de se lancer dans la lecture car l’auteur a décidé de dévoiler son récit au petit bonheur la chance. Si vous êtes allergique aux histoires linéaires, la construction bordélique du récit devrait vous plaire.
La jeune fille est déjà là depuis 6 mois, semble connaître tout le monde et organise la première convention de sorcellerie de cet univers, le Magic Market (version adaptée du Comiket). L’objectif de la manœuvre est de mettre la main sur un sort qui la renverrait chez elle. C’est l’occasion de présenter légèrement la magie avec les différents sorts, plus ou moins utiles, créés par les sorciers et vendus sur la Convention. La manière dont sont présentés les différents groupes de sorciers est assez drôle avec un clin d’œil à certains éditeurs français. Les noms sont bien trouvés.

Après deux premiers chapitres, spécial Magic Market, où il faut accepter de se laisser porter, nous découvrons sans transition que Mika tient une imprimerie. Ok. Des transitions ne seraient pas de trop et rendraient l’ensemble plus agréable à la lecture.
Mika gère son affaire d’une main de maitre et de fer. Profits, profits en avant les profits ! Sa capacité lui permet de copier les sorts. Avant, cette étape il y a le choix du matériau, suivant les caractéristiques du sort. C’est un chapitre intéressant à découvrir.
Alors que je pensais en apprendre plus sur ce monde et surtout sur l’héroïne et comment elle avait atterri dans cet univers, l’auteur met en place un second Magic Market. Deux dans le même volume ça fait beaucoup, surtout pour l’effet de surprise. Cette fois-ci nous découvrons les coulisses de la création de la convention avec le développement d’un catalogue des sorts et l’organisation des stands sous la houlette des élites célestes des guildes, là pour donner un peu d’épaisseur au contexte, particulièrement léger pour le moment. Donc la seconde convention est lancée et a des allures de champ de bataille. Elle met en avant un nouveau soldat Broadway qui vient assurément de trouver sa voie.
Le dernier chapitre met en avant une pratique du Comiket avec une touche de fan service, pas franchement utile, surtout qu’on a déjà droit à la sorcière à la forte poitrine, mais bon.
Dans l’ensemble la lecture n’est pas déplaisante mais le fait que la narration soit hachée donne le sentiment de lire des histoires courtes sans lien les unes avec les autres. Il y a des trouvailles assez sympas qui font sourire mais l’ensemble manque de consistance. Également, on peut s’interroger sur la formule, si à chaque tome son Magic Market, cela risque d’être lassant à la longue.

En ce qui concerne les personnages, ils sont nombreux mais absolument pas développés. Mika Kamiya est une humaine qui à la sortie du Comiket a été catapultée dans ce monde. Elle ne sait pas comment et nous non plus puisque l’info est jetée comme ça. On la découvre 6 mois après totalement dans son élément, à se demander si elle vient vraiment d’ailleurs. Elle est énergique et voilà. Pas plus pour le moment.

Les dessins sont beaux. Les designs des personnages sont variés et les décors sont détaillés et soignés. Visuellement c’est très plaisant.

L’édition est correcte. Elle propose une première page couleurs. Le papier est souple et sans transparence. La traduction, signée par Julie Gerriet est dynamique et offre de belles trouvailles.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Soleil Manga.

  • Scénario
  • Dessin
3.3

En conclusion

L’imprimerie des sorcières offre un premier volume sympathique mais qui manque de consistance. La manière dont est présentée l’histoire peut désarçonner. A voir le tome 2 comment cela évolue.

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