Made in Abyss

Made in Abyss


Résumé :

Au pied de la ville d’Orse s’étend l’abysse, une faille gigantesque à la profondeur inconnue habitée par d’étranges créatures et emplie d’antiques reliques. Depuis des années, ce gouffre attire de nombreux aventuriers séduits par l’aura de mystère qui l’entoure. On les appelle « les caverniers ». C’est ici que vit Rico, une jeune orpheline obsédée par l’Abysse et désirant marcher dans les traces de sa mère. Un jour, lors de ses prospections, elle découvre le corps inanimé d’un jeune garçon. Elle n’imagine alors pas à quel point cette découverte va changer sa vie et accélérer son destin. Source : Ototo

Avis principal par Beldaran

L’année dernière nous avons pu découvrir sur la plateforme Wakanim l’adaptation animée de Made in Abyss et quelle adaptation ?! La série animée a été un énorme coup de cœur et après la lecture du tome 1, au son de la merveilleuse musique de Kevin Penkin, je peux écrire que le coup de cœur se confirme. C’est une aventure fascinante qui s’annonce !

Si vous connaissez la série animée, pas de surprise en ce qui concerne l’histoire, ce premier volume propose une introduction à ce monde que l’on devine riche et surtout particulièrement bien construit. Nous découvrons la ville d’Orse édifiée sur les bords d’un mystérieux gouffre apparu il y a des siècles. Cette particularité attire de nombreux aventuriers qui prennent le nom de caverniers et dont la profession est très hiérarchisée. Ces derniers plongent dans les entrailles de la terre avec pour objectif de rapporter des reliques, symbole d’une ancienne civilisation et actuellement de richesse. La narration est bien rythmée, même si elle connait une accélération dans les dernières pages et offre un récit immersif d’où jaillit une multitude d’interrogations, notamment autour de la malédiction de l’abysse. Nous sommes pris par l’imagination que déploie l’auteur afin de dévoiler un univers finement travaillé. Le bestiaire, déjà riche, est amené à se développer plus nous descendrons, à l’image des paysages. Pour le moment, même si certains points permettent de saisir la dureté de l’abysse, le ton reste relativement léger mais si vous avez suivi l’adaptation animée vous sentez que cela va changer et surtout vous savez que l’histoire va devenir de plus en plus captivante.

Le récit pose ses jalons et nous présente une belle galerie de personnages. En tête de groupe, Rico, 12 ans qui vit à l’orphelinat Bercello, structure qui recueille les enfants des caverniers restés au fond du gouffre. Rico est une boule d’énergie, joyeuse et possédant une grande curiosité pour l’abysse et les reliques. Elle est vraiment attachante. Différents évènements vont la pousser à entreprendre un voyage périlleux. Rico est entourée de nombreux amis qui tentent de réfréner son enthousiasme qui mène régulièrement à des punitions particulières. Quelques bribes d’informations nous sont données sur son passé qui reste bien mystérieux pour le moment. Une rencontre bouscule le quotidien de la jeune fille dont je vous laisse le plaisir de la découverte, pauvre Legu.

L’aspect immersif du récit est renforcé par le côté crayonné du dessin qui donne l’impression de parcourir un carnet de voyage. D’ailleurs les tons sont résolument gris, peu de blanc anime les pages, l’auteur jouant avec les contrastes pour un rendu très intéressant et prenant. Les personnages possèdent de belles bouilles rondes ce qui est aux antipodes du ton de l’histoire. Le décalage peut déranger car si les graphismes présentent un aspect enfantin, le récit est résolument adulte.

L’édition est formidable. Elle a conservé le grand format japonais ce qui nous permet d’en prendre plein les mirettes. En bonus, nous profitons de pages en couleurs sur papier glacé et surtout le premier tirage propose une carte dépliable de l’abysse.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 2 par Beldaran

Made In Abyss T2

Rico et Légu se sont lancés à l’assaut de l’Abysse à la recherche de la mère de Rico qui lui a transmis un message. L’aventure commence !

Le volume est découpé en deux parties, une première plus orientée découverte de la faune et de la flore et une seconde qui met en avant le poste d’observation tenu par Ozen, L’immobile, redoutable sifflet blanc.

Durant les premières pages, notre duo arpente les deux premiers niveaux qui sont rapidement abordés car relativement bien connus. C’est l’occasion pour nos jeunes caverniers de constater qu’ils sont soutenus par les adultes. Cependant, si les paysages particuliers nous émerveillent et dévoilent une étrange beauté, l’Abysse rappelle sournoisement qu’elle est un lieu terrifiant et incroyablement dangereux. Le roi pleureur est un horrible volatile, sachant que nous sommes seulement dans les premiers niveaux, on se demande quelles créatures les attend au fond. C’est l’occasion pour Legu de faire usage de sa puissance monstrueuse tandis que Rico ressent déjà physiquement les premiers désagréments liés à l’Abysse.

La fin du deuxième niveau correspond à la forêt inversée où se situe le fameux poste d’observation d’Ozen. Le duo va pouvoir souffler, enfin presque. Ce passage avait été difficile à regarder en série animée et c’est la même chose ici. C’est réellement perturbant. Ozen est un personnage complexe, charismatique et terrifiant. En jouant sur les contrastes l’auteur nous livre un être implacable et trouble. Ozen connaissait très bien Lisa, la mère de Rico et offre de nombreuses révélations, notamment sur Rico et son lien « privilégié » avec l’abysse. La dernière page du tome met en avant le lien « touchant » qui existe entre Ozen et Lisa.

Dans ce volume la narration est plus posée, structurée. L’auteur confirme certains éléments alors que d’autres mystères s’épaississent. L’Abysse est un lieu réellement à part avec sa faune et sa flore variées. On sent qu’on ne fait que toucher du doigt cet univers qui s’annonce riche et complexe. Entre chaque chapitre, des explications sont données sur certaines espèces ou encore les reliques, à l’image d’un carnet de voyage.

En revanche, je regrette la fixette de l’auteur sur les nus, ce sont des enfants et c’est assez perturbant, heureusement il ne s’agit que de quelques cases.

Les dessins sont toujours aussi saisissants. On prend plaisir à découvrir l’Abysse grâce aux pleines pages.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 3 par Beldaran

Made In Abyss T3

Avec ce volume nous abordons les passages particulièrement difficiles et terribles de l’adaptation animée. C’est donc avec une certaine appréhension que j’en attaquais la lecture, malgré la promesse de rencontrer le personnage formidable de Nanachi qui trône fièrement en couverture.

Nous retrouvons notre duo toujours en compagnie d’Ozen qui s’offre un entrainement réellement expédié, l’auteur préférant développer les informations sur l’Abysse que s’échangent les sifflets blancs. C’est très intéressant à apprendre. Derrière son caractère froid, Ozen arme au mieux Rico et Legu pour la suite de leur périple. Ainsi la narration des deux premiers chapitres est plus posée avant de basculer dans l’horreur au 4ème niveau. Niveau où l’Abysse révèle toute sa malice monstrueuse et nous fait nous interroger sur les horreurs de la suite du voyage.

L’évènement dramatique qui frappe violement le binôme, met en exergue le courage de Rico en opposition avec le désespoir de Legu, totalement perdu. Le rendu est saisissant.

Heureusement, un nouveau personnage, plutôt espiègle s’insère parfaitement dans l’histoire et vient l’enrichir. Il nourrit l’intrigue propre à la mère de Rico. D’ailleurs un passage étrange avec Legu, entre rêve et réalité vient titiller notre curiosité.

Nanachi, tout au long de la seconde partie du tome, accompagnée de Meethi nous livre le récit glaçant de son passé et nous permet de prendre conscience que l’Abysse et sa faune ne seront pas les seuls problèmes. Il faudra compter sur certains sifflets blancs, comme Bondold. Cette partie est bien rythmée et incroyablement captivante. Elle se termine avec une page angoissante qui met en avant la prochaine menace.

L’univers dépeint est de plus en plus riche visuellement. Il est plaisant de découvrir de nouveaux paysages comme le 4ème niveau et les coupes du géant ou encore la grande fissure du 3ème niveau qui se dévoile dans une superbe double page. Le bestiaire s’agrandit avec les mignons plapétri ou le redoutable perceballe qui possède un graphisme impressionnant, tout en présentant une caractéristique terrible de l’Abysse. Les graphismes sont toujours aussi enchanteurs. En revanche, je déconseille de jeter un œil sous la couverture car l’auteur recommence.

Dans le tome suivant, l’histoire ira au-delà de l’adaptation animée, suite que je suis impatiente de lire.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 4 par Beldaran

Made In Abyss T4

Nous y sommes. Celles et ceux qui ont vu l’adaptation animée plongent dans l’inconnu après les deux premiers chapitres du tome. C’est donc avec impatience et surtout une légère appréhension que je m’attaquais à la lecture car l’univers de l’Abysse est imprévisible et cela ne devrait pas s’arranger.

Les premières pages permettent à notre petit duo de souffler avant de reprendre la route. Elles mettent également en avant le lien que Legu a tissé avec Nanachi qui, face à la perte de son terrible objectif, apparaît désemparé jusqu’à la proposition de Rico. Le duo devient trio et les connaissances de Nanachi se révèlent indispensables pour se rendre à l’avant-poste du cinquième niveau, place forte de l’inquiétant sifflet blanc, Bondold.

L’intrigue principale du volume est justement la rencontre avec le Seigneur de l'Aube qui inquiète depuis les mises en garde d’Ozen et surtout depuis les révélations du passé tragique de Nanachi.

La tension est palpable car on sait, on sent que le récit peut basculer dans l’horreur rapidement, malgré une première rencontre entre les protagonistes plutôt bienveillante. Cependant, la malice du sifflet blanc, camouflée par l’apparition d’un personnage mignon et attachant, explose dans toute son horreur et livre quelques scènes assez difficilement soutenables. Les propos d’Ozen prennent tout leur sens dans les dernières pages qui interrogent sur la nature même de Bondold. Il ne recule devant rien pour ses expérimentations.

C’est donc un volume, immersif, terriblement prenant et angoissant que nous propose l’auteur. Néanmoins, il n’en oublie pas son univers qui continue de s’étoffer en dévoilant des créatures toujours aussi horribles comme les insectes du Jardin des oraisons éternelles qui possèdent une façon abjecte de survivre. D’ailleurs l’auteur s’en donne à cœur joie pour représenter ce passage. De nouvelles informations sont données concernant les sifflets blancs mais aussi au sujet des reliques.

En revanche, l’auteur poursuit son délire avec la nudité des personnages ce qui est désagréable, ne pas jeter un œil sous la jaquette. Sinon les graphismes sont toujours aussi saisissants mais j’ai trouvé le rendu des planches plutôt sombre.

Le tome est dense et captivant. Il laisse surtout les personnages dans une position très délicate pour la suite de l’aventure.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 5 par Beldaran

Made In Abyss T5

Avant de parler du volume qui clôt l’arc Bondold, il convient d’indiquer que l’éditeur a annoncé les réimpressions des tomes 3 et 5 avec une impression réajustée. Les tomes ne seront pas sous plastique et seront disponibles au mois d’août. Formidable initiative car le volume est vraiment sombre, rendant quelques passages illisibles et difficilement compréhensibles.

Nous retrouvons Rico, Legu et Nanachi après leur premier combat contre Bondold qui a mis en lumière le côté monstrueux de ce dernier. Ce fut l’occasion de découvrir, également, l’attachante Prushka, « fille » de Bondold qui adore son père mais dont la dernière page du tome 4 laissait présager du pire.

Le volume se consacre majoritairement à l’affrontement entre le petit groupe et le Seigneur de l’Aube dont la victoire signifie passer au sixième niveau et poursuivre l’aventure. La mise en scène est particulièrement prenante, toute en tension et surprenante dans son développement car met en avant l’excellente coopération entre le trio. A côté de cela, l’auteur livre de multiples renseignements sur l’univers, notamment en ce qui concerne les reliques et le terrible secret de la fabrication des sifflets blancs. Rien ne semble s’obtenir sans sacrifice dans l’Abysse.

La nature même de Legu continue d’intriguer. Il s’offre un grand moment. Rico fait parler son savoir sur les reliques et obtient un objet précieux, grandement symbolique et important pour la suite.

Bondold qui avait déjà fait forte impression au tome précédent, continue sur sa lancée et l’horreur s’installe rapidement lorsqu’on prend pleinement conscience de ses actes ignobles. Il n’est plus humain. Prushka vient nourrir l’aspect sombre et dramatique du récit. Grâce à un flashback nous découvrons son passé qui donne une terrible saveur au dénouement.

L’auteur arrive donc habillement à faire avancer et surtout boucler l’arc Bondold de manière toujours aussi captivante et à nous lancer, dans les dernières pages, vers l’inconnu.

Au de-là de l’impression trop sombre qui sera corrigée par une réimpression, les combats sont assez bordéliques et pas très clairs, même si certains passages sont ingénieux et bien mis en scène. De nombreuses pages dégagent beaucoup de force et entretiennent l’aspect prenant de la narration. Une nouvelle fois, ne regardez pas sous la jaquette.

L’arc narratif concernant Bondold a été bouclé en deux volumes. Il sera adapté en film animation l’année prochaine. Je suis impatiente d’en découvrir le résultat et surtout de poursuivre l’aventure au sixième niveau.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 6 par Beldaran

Made In Abyss T6

Après s’être débarrassé à grand-peine du sifflet blanc, Bondold, Rico, Légu et Nanachi, utilisent l’artefact obtenu afin d’activer l’autel du grand plongeon et atteindre le niveau 6, le point de non-retour. La lecture du volume fut réellement surprenante car à l’image des personnages, nous ne savons pas vraiment où nous avons mis les pieds. Le sentiment de découverte, de nouveauté est total et tranche radicalement avec les premiers volumes. C’est surprenant.

Le trio fait face à une sorte de cité fossilisée, à l’apparence immobile trompeuse car il apparaît qu’elle grouille de vie. Une vie régit par des règles particulières où l’être humain n’a clairement pas sa place. Cependant, avant de faire la rencontre d’êtres étranges, Rico & Co s’offrent un peu d’exploration. Ils croisent la route d’un superbe Hippo-dragon qui souligne la qualité de l’auteur dans l’inventivité des designs des bestioles de l’Abysse. C’est l’occasion pour Rico de briller, encore une fois, grâce à ses talents de cuisinière, tout est bon dans l’Abysse.

A partir de cette évasion gustative, la tension va monter crescendo au moment où le trio se fait voler ses affaires durant la nuit, ce qui conduit le groupe au village des ombres. Ces êtres sont d’anciens caverniers dont le corps a pris la forme de leur désir. Le village est régi par des règles strictes, liées à la valeur des choses et les punitions exercées en cas de non-respect sont assez ignobles. Ce lieu, en plus de posséder ses propres codes qui échappent à la compréhension humaine, met en avant une population qui a développé son propre langage. Cela dévoile une organisation particulière qui intrigue et qui donne envie d’en savoir plus.

L’auteur a le don pour instaurer une ambiance inquiétante. Ce point est renforcé par le caractère curieux de Rico qui n’éprouve pas d’appréhension face à l’inconnu qui fonce et qui réfléchit après. L’ensemble est maîtrisé et plonge le récit dans une tension constante.

La dernière partie du tome place Legu au cœur de l’action grâce à sa rencontre avec la princesse des ombres qui semble le connaître. Le lecteur peut déjà faire quelques suppositions grâce aux trois chapitres se déroulant à la surface car oui l’histoire prend l’air dans ce volume et nous ramène auprès des camarades de Rico à l’orphelinat. Nous découvrons un nouveau personnage qui laisse entrevoir qu’une étrange malédiction liée à l’Abysse se répand à la surface.

La dernière double page est magnifique et donne terriblement envie de connaître la suite.

L’éditeur a réglé la mire concernant l’impression et c’est fort appréciable. Nous pouvons profiter des décors très travaillés et inventifs de l’auteur avec plaisir.

Le volume intrigue pour ses événements qui se déroulent à l’extérieur de l’Abysse et pour l’action qui prend place dans le village des ombres, lieu extrêmement mystérieux.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 7 par Beldaran

Made in Abyss T7

Le trio est toujours coincé dans l’angoissant village d'Ilbru et surtout ils sont séparés, ce qui maintient une tension croissante tout au long du tome.

J’ai eu énormément de mal à lire ce volume à cause des délires de l’auteur autour de la représentation de la sexualité. Depuis le début du titre, cet aspect est présent mais de manière plus ou moins mesurée, si vous ne jetez pas un œil sous la couverture alors que dans ce volume, ce point explose et m’a mise mal à l’aise quasiment tout au long de la lecture. En plus, cela débute dès la première page puis cela prend des proportions dégoutantes quelques pages plus loin, en revenant de manière ponctuelle. Je n’aurai pas du regarder le visuel sous la couverture non plus. C’est réellement dérangeant et cela nuit totalement à l’histoire dont le fond intrigue de plus en plus. J’ai donc repris ma lecture, en passant les moments déplaisants car le tome apporte de nouvelles informations qui indiquent que nous sommes face à un univers résolument complexe, notamment en ce qui concerne le village d’Ilbru.

Rico donne le rythme du récit et part explorer le village à la recherche de Legu et de Nanachi, pour cela, elle est accompagnée par l’étrange Maaah. C’est l’occasion de découvrir, enfin, des êtres sympathiques, ce qui permet de souffler un peu, par le biais d’un repas au restau du Marché, servi par la patronne qui parle de nombreuses langues. Elle aide Rico à acquérir les bases de celle parlait au village, ce qui est un bon point et surtout cela met en avant le soin qu’apporte l’auteur à la création de ce monde.

Les pérégrinations de Rico la mènent à une humaine étrange Veko qui en connaît un rayon sur la construction du lieu et sur les 3 Sages à l’origine de la fondation du village. On saisit que derrière cette élaboration se cache des réponses sur l’exploration même de l’Abysse et surtout cela confirme que le Seigneur de l’Aurore a bien exploré le sixième niveau.

Du côté des autres personnages, Nanachi a fait un choix dramatique qui montre qu’il n’a pas évolué et je ne trouve pas cela très pertinent. En revanche, c’est beaucoup plus intéressant du côté de Legu, où de menus renseignements sont donnés sur sa nature et de ce fait sur une partie du fonctionnement de l’Abysse. J’espère que nous en apprendrons plus grâce à Faputa.

Le rythme narratif est brisé par le développement d’un combat où Rico s’illustre mais qui m’a laissé perplexe car le final qui était attendu, par rapport au sifflet blanc, est prévisible et du coup assez décevant.

De multiples éléments livrés dans le tome permettent de faire des suppositions quant au village et la réaction, extrême, dans les dernières pages, de Faputa donne envie de lire la suite. Suite qui, vu le déroulement, devrait être un flashback sur les origines d’Ilbru et des trois Sages avec peut-être, enfin, la découverte du passé de Legu.

Les graphismes restent très bons. Il y a de belles trouvailles dans le bestiaire, en particulier les pages avec l’hippo-dragon qui sont absolument magnifiques. Les scènes d’action sont plus lisibles. Legu s’offre une pleine page très très classe à la fin du volume.

En faisant abstraction des passages malsains, ce tome est riche et réellement intrigant. L’Abysse n’a pas encore révélé tous ses secrets.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

Tome 8 par Beldaran

Made in Abyss T8

6e niveau de l’Abysse, le village d’Ilbru a dévoilé son étrange fonctionnement, basé sur un système de valeurs. Lors de ses pérégrinations, Rico est tombée sur Veko, captive, dans les profondeurs du village. Les questions de Rico, entrainent Veko dans une longue explication sur les origines de cette curieuse et angoissante bourgade.

C’est donc un long flash-back que nous propose Akihito Tsukushi, classique dans sa construction car linéaire mais dont l’ambiance devient terriblement glauque et malsaine plus les pages tournent. L’Abysse est réellement un lieu horrible, sans pitié, où se développe avec une sinistre passion les pires penchants humains.

Notre trio est absent du tome, sauf Rico qui apparaît dans les dernières pages, ramenant l’histoire dans le présent et nous laissant sur une interrogation cruciale quant au destin d’Ilbru.

Le récit nous plonge dans les souvenirs de Veko qui a eu des débuts réellement traumatisants jusqu’à ce qu’elle rencontre un groupe d’explorateurs, composés de rejetés de la société. Leur objectif découvrir la ville d’or grâce à la boussole des étoiles qui pointe vers un lieu mystérieux. C’est cette même boussole que découvre Rico des années plus tard donc cet artefact semble posséder un lien fort avec l’Abysse et a le don d’entrainer les personnes jusqu’au fond.

Veko brosse rapidement l’arrivée du groupe dans l’Abysse jusqu’au 6e niveau, lieu qu’ils vont explorer. Au passage, ils ont rencontré des autochtones et ont pris sous leurs ailes une fille, nommée Ilmyuhi. Cette première phase de découverte est très intéressante à suivre et nous permet d’observer deux sages du village actuel, Belaf et Wazkan. L’univers s’enrichit de nouvelles créatures et de nouveaux paysages.

Fatalement, l’Abysse étant ce qu’elle est, cruelle, l’installation bascule dans un lent et long cauchemar pour les humains, jusqu’à un point de non-retour qui rend la lecture réellement difficile. Je regrette d’ailleurs une certaine excessivité dans cette explosion de cruauté. Je ne peux pas rentrer dans les détails sans spoiler mais nous retrouvons une thématique déjà exploitée lors de la rencontre entre le trio et le Seigneur de l’Aurore. Les adultes réalisent leurs souhaits ou survivent en sacrifiant l’innocence des enfants. Ce point-là est traité de manière terriblement brutale et perturbante. La folie. C’est la représentation même de la folie, incarnée avec brio par Belaf, cela explique son comportement actuel. Wazkan est le plus terrifiant car il agit de manière terrible dans le plus grand des calmes. Malheureusement, nous n’échappons pas aux délires douteux de l’auteur mais il y en a moins que dans le tome précédent donc bon.

En revanche, le volume se termine sur chapitre bonus vraiment mignon et léger qui fait du bien, en mettant en scène la rencontre de Faputa et de la sorte de robot.

Les dessins sont toujours aussi réussis et habillent de manière magistrale le récit. Il y a une double page absolument saisissante dans le dernier chapitre.

L’Abysse se dévoile un peu plus et intrigue toujours autant. Le volume laisse en suspens le sort du village d’Ilbru. Au Japon le volume 9 sortira le mois prochain donc il va falloir s’armer de patience pour connaître la suite. Pour patienter, vous pouvez lire l’anthologie officielle paru ce mois-ci.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Ototo.

  • Scénario
  • Dessin
4.5

En conclusion

Made in Abyss offre une excellente introduction à une histoire qui sent bon l’incroyable épopée au centre de la terre.

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