Mon Ex

Mon Ex


Résumé :

Momori et Eisaku sont sortis ensemble au collège. Mais à cause d’un comportement exécrable d’Eisaku, ils se sont séparés au bout de peu de temps…
Deux ans après, alors que Momori peine à trouver un nouvel amour, Eisaku refait son apparition devant elle. Mais le garçon de ses souvenirs ne correspond pas à celui qu’elle a devant ses yeux. Aurait-elle fait l’erreur de ne pas voir le véritable Eisaku ? Serait-il encore temps de recommencer ?

Avis principal par Aela

Paru au mois de Février 2019, Mon ex signe l’arrivée d’une nouvelle mangaka dans le catalogue Kana, Mizuki Hoshino n’avait jamais été publiée en France jusqu’à présent, il faut souligner qu’elle a débuté sa carrière en 2016 et il s’agit là de sa première série qui paraît en volume relié au Japon comme en France. Paru sous le titre Motosaya en 2017 dans le magazine Margaret, ce titre court est terminé en 2 tomes qui sont sortis simultanément chez nous. La série que Mizuki Hoshino a actuellement en cours, Un petit ami trop parfait ?, sera également publiée chez Kana. Je ne suis pas très friande des séries courtes, cela laisse peu de temps pour développer les personnages et le scénario, et je trouvais le synopsis quelque peu classique mais, on ne sait jamais, je pourrais tomber sur une bonne surprise… Alors ? Alors ? Alors ? Et pour info, mon avis porte sur les 2 tomes.

Mon ex narre donc l’histoire de Momori qui a été jetée comme une malpropre par Eisaku, son copain en dernière année de collège… Un baiser et hop, la petite phrase, qui est prise comme une malédiction par Momori, « Personne ne pourra jamais aimer une fille comme toi », sympa le mec… Du coup, Momori se fait toujours jetée pour des raisons toujours plus débiles les unes que les autres… En général, quand on se fait jeter pour des raisons aussi futiles, c’est que ce n’est pas le bon. Le début du tome 1 plutôt bon, voir Momori essayer de combattre tant bien que mal sa malédiction, je trouve que c’est une approche sympathique… Le reste m’a laissée un peu plus perplexe autant sur les choix scénaristiques que sur les personnages.

Le titre ne laissant guère de surprise, l’ex de Momori apparaît très très vite et le relation qui est développée entre Momori et Eisaku m’a quelque peu dérangée… Alors, je ne peux que saluer la décision de Momori d’affronter cet ex qui l’a tant fait souffrir pour tourner la page et lever la malédiction mais que c’était prévisible et parfois dérangeant.

Je trouve dommage d’avoir mis Momori dans des situations abracadabrantesques et parfois très limites dont elle ne se sort que grâce au concours d’Eisaku… Du coup, le garçon qu’elle pensait ignoble n’est peut-être pas si ignoble que ça et qu’il mériterait peut-être une seconde chance… Euh… What ?! Il t’a jetée comme une vieille chaussette à cause d’un pari moisi et, malgré tout tu te dis que c’est peut-être celui qu’il te faut… Bon d’accord, j’ai assez de recul pour comprendre en partie pourquoi Eisaku a accepté le pari, fin collège-début lycée, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour paraître cool auprès de ses potes ! Sauf que zut quoi, on ne fait pas un tel pari quand il y a des sentiments, faut juste être complètement débile… En gros, il a des sentiments pour Momori mais pas assez forts pour tenir tête à ses potes et leur dire que leur pari c’est naze.

Ce qui m’a également dérangée dans ce titre, c’est l’évolution d’Eisaku, au départ, ça reste le salaud qui a brisé le cœur de Momori et à la fin, il est présenté comme le chevalier blanc qui a préservé son amour pour Momori pendant 2 ans… Il n’a aimé aucune autre fille… Stop, stop, stop… Il faut que je digère l’information, je n’aime pas trop l’image que cela véhicule… Momori a tenté de tourner la page et n’est pas restée enfermée dans le passé, elle a aimé d’autres garçons… Tandis que Eisaku, qui lui a fait un coup tordu, s’est préservé… J’ai cette mauvaise impression que les rôles s’inversent et que Momori passe pour la méchante et qu’Eisaku est trop pur. Il est surtout jaloux et possessif…

Côté dessin, c’est très shôjo mais j’ai trouvé les arrières-plans désespérément vides. Au moins, j’évite les pluies d’étoiles et de scintillement…

La fin était attendue dès la première page lue, il faut dire aussi que le titre japonais ne laissait guère de place aux doutes puisque Motosaya signifie « se remettre avec son ex ». Heureusement que les personnages secondaires font le boulot, j’ai adoré la meilleure amie de Momori complètement blasée qui veut emprunter la batte métallique de son frère. Il y a de bonnes idées mais on sent que Mizuki Hoshino débute sa carrière, il y a des éléments scénaristiques mal choisis et mal exploités. A voir ce que va donner sa prochaine série.

Chronique réalisée grâce au service presse Kana.

  • Scénario
  • Dessin
2.8

En conclusion

Une idée de départ sympathique, mal exploitée mais qui devrait néanmoins trouver son public.

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