My Hero Academia

My Hero Academia


Résumé :

Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir appelé alter, les héros font partie de la vie quotidienne. Et les super-vilains aussi ! Face à eux se dresse l’invincible All Might, le plus puissant des héros ! Le jeune Izuku Midoriya en est un fan absolu. Il n’a qu’un rêve : entrer à la Hero Academia pour suivre les traces de son idole. Le problème, c’est qu’il fait partie des 20 % qui n’ont aucun pouvoir…
Son destin est bouleversé le jour où sa route croise celle d’All Might en personne ! Ce dernier lui offre une chance inespérée de voir son rêve se réaliser. Pour Izuku, le parcours du combattant ne fait que commencer !
Source : Ki-oon

Avis principal par Beldaran

« La cavalerie est là ! » et elle a débarqué en force puisque nous avons eu droit à la sortie quasi simultanée de la série animée et du manga en France. Décidément, 2016 est l’année des super-héros avec One-Punch Man chez Kurokawa et donc, My Hero Academia chez Ki-oon. Il faut dire que l’éditeur a mis le paquet question pub et a proposé la parution des deux premiers tomes en même temps : brillante idée. La mise en avant du titre lors de la Japan Expo par le biais d’une chouette attraction était, également, une super idée. Une chose est certaine, je ne pensais pas autant accrocher au récit et après la lecture des 4 premiers tomes je suis totalement conquise.

My Hero Academia propose un univers où la majorité de la population possède un alter (super-pouvoir). Ce fait implique fatalement la présence de super-vilains et naturellement de super-héros. L’apparition de ces capacités est expliquée via une hypothèse assez rigolote mais qui a le mérite de justifier, pourquoi le personnage principal n’a pas d’alter. D’ailleurs, j’espère qu’on reviendra sur ce point plus ou moins en détail car il y a définitivement une piste à exploiter. L’intérêt de ce monde vient du fait que les héros vivent au grand jour et surtout bossent pour l’État par le biais d’agences plus ou moins réputées. Finalement l’humain lambda n’est plus la norme et c’est un des obstacles qu’Izuku devra franchir.

Au fil des quatre tomes, on observe la façon dont les super-héros sont intégrés à la société et c’est très sympa à suivre. J’ai bien accroché à la narration qui est particulièrement dynamique ainsi on ne s’attarde pas outre mesure sur l’entraînement d’Izuku et l’académie est rapidement introduite, nous présentant une vaste galerie de personnages. Le récit va crescendo avec l’arrivée de super-vilains qui apportent une intrigue qui se révèle plus sombre et plus tortueuse que prévu. Il me tarde d’en savoir plus. Le ton est habillement géré, alternant phase sérieuse et atmosphère plus légère. L’humour fonctionne plutôt bien.
Il faut noter que l’histoire n’a rien de révolutionnaire. C’est très classique, que ce soit dans le déroulement du récit ou dans la personnalité des personnages. L’auteur n’évite pas les clichés. Néanmoins, il faut reconnaître une chose, cela fonctionne, le tout est très bien fait. Si l’histoire est si efficace c’est en partie grâce à sa galerie de personnages hauts en couleurs.

Le personnage principal présente toutes les caractéristiques du héros de shônen lambda, il est faible, légèrement pleurnichard et le pire de tout, il n’a pas d’alter. Cependant, il présente toutes les qualités pour devenir un super-héros, super-héros qu’il étudie avec ardeur, en consignant informations sur informations dans des carnets. Malgré cela, il présente un côté très attachant et surtout suivre son évolution va être intéressant tant il a, devant lui, une marge de progression impressionnante. L’homme qui va changer sa vie, c’est The super-héros, All Might qui est l’archétype du héros : ultra balèze, ultra charismatique et tout sourire. Autant l’écrire immédiatement, je suis totalement fan de ce personnage car malgré son côté super-héroïque prononcé, il reste touchant. Autour d’eux, gravite une galerie énorme de personnages plus ou moins développés et dont on prend plaisir à découvrir l’alter ou le caractère.

Du côté des graphismes, je trouve qu’ils collent parfaitement à l’univers. Les visages sont expressifs et les scènes d’action très vivantes avec des pleines pages vraiment classes.

L’édition est au top avec une traduction dynamique et des tirades qui vont rester dans les mémoires.

Tomes 5 à 7 par Beldaran

Je réalise que je n'ai pas donné mon avis sur les volumes 5 et 6 alors très rapidement, le championnat de Yuei se termine dans le tome 5. Malgré le côté classique de la chose, ce fut très intéressant à suivre et surtout très rapide, avec des combats rythmés ainsi que la mise en avant de Shoto, éclipsant notre p'tit Deku. Ce point montre une véritable richesse de la galerie de personnages et surtout du récit.

Avec le tome 6, l'histoire reprend son cours et propulse les élèves dans un stage auprès de héros professionnels avec des supers-vilains qui rodent dont un qui présente un charisme et un look totalement fou ! Deku se découvre un nouveau mentor et fait un pas de plus dans la maîtrise de son alter. La narration est toujours aussi dynamique et les éléments du puzzle concernant les vilains se mettent en place. Puis la fin du tome nous plonge dans un combat angoissant qui permet de faire un bilan sur l'évolution des compétences de nos héros, tout en les faisant s'interroger sur la notion même de "héros".

J'en arrive à ce superbe tome 7. Les éditions Ki-oon en proposent une version collector dans un chouette coffret cartonné avec deux badges et une couverture inédite. J'avoue, j'aurais aimé que la couverture "classique" soit présente également, en mode réversible car elle est bigrement classe.
Nous reprenons l'histoire là où nous l'avions laissé dans une ruelle sombre qui empeste les problèmes. Le combat se termine "rapidement" en quelque sorte mais laisse entrevoir quelque chose de très gros qui se prépare dans l'ombre et dont on sent la présence depuis le tome 2.
Il se passe énormément de trucs dans ce tome : c'est monstrueux. Le fonctionnement de l'univers se dévoile un peu plus, les super-vilains aussi et il y en a qui ont de sacrés look.
Le récit alterne avec brio infos capitales, comme ce qu'est le One for All, même si All Might en garde clairement sous le coude, et événements classiques à l'école comme les exams, même si le pratique promet d'être explosif !

Cette série est réellement addictive. Elle est pourtant assez classique dans son déroulement mais c'est tellement bien fait. Les dessins sont toujours aussi remarquables, très dynamiques avec des doubles pages qui claquent !  
Après 7 tomes, je continue de la recommander chaudement !

Tome 8 par Beldaran

Le tome 8 est enfin là et il arrive avec le premier guide officiel de la série, Ultra Archive!

Après, un volume 7 totalement fou côté action et révélations, celui-ci se veut plutôt "calme" et permet de faire un point général sur les élèves de Yuei et sur les super-vilains.
Le tome se découpe, grossièrement en 2 parties, une qui termine l'examen de fin de trimestre et l'autre qui lance le camp d'été, tout en n’oubliant pas l'alliance des super-vilains. Le tout offre un volume bien équilibré.

L'examen de fin de trimestre permet d'observer plus ou moins l'ensemble de la seconde A, avec des petits focus sympas sur des personnages qu'on avait pas trop vu jusqu'à présent. Naturellement le combat que j'attendais, était celui entre All Might et Deku/Katsuki alors même si on devine le résultat final, j'ai trouvé le tout bien amené et bien construit. Si Deku et Katsuki arrivaient à travailler ensemble, cela donnerait un binôme redoutable. Le combat le plus délirant est celui de Minoru. On sent que l'auteur se lâche avec ce personnage qui va au bout de ses convictions.^^

La transition vers la seconde partie, s'intéresse aux super-vilains avec l'arrivée de nouveaux personnages bien flippants. Ce passage, se veut dans la continuité des événements qui se sont déroulés dans les tomes précédents et aboutit à l'évolution "mentale" de Tomura qui a vraiment une tête à faire peur. Cette intrigue poursuit son chemin en s'étoffant, l'auteur arrivant parfaitement à doser, les passages plus "scolaires" et ceux plus sérieux.

Le récit est toujours aussi dynamique, ponctué de pointes d'humour bien placées. L'univers gagne en épaisseur, tout comme les différents personnages.
Le lancement du camp d'été promet du fun pour la suite.
Concernant les dessins, je me répète mais c'est toujours aussi bon. Ils renforcent le côté "vif" du récit et certaines pages envoient du lourd. Encore un très bon volume !

Tome 11 par Beldaran

Couverture my hero academia 11

Je n’ai pas fait de chronique sur les tomes 9 et 10. Face à l’impact du volume 11, je n’ai pas la force de revenir sur ces deux tomes, pourtant capitaux à la compréhension de ce dernier.

Rapidement, le camp d’été s’est terminé dans la douleur avec un Deku qui livre un énorme combat face à un vilain. J’ai dévoré le volume 10, terriblement prenant qui met en place tous les pions pour un tome 11 dantesque avec l’apparition du némésis d’All Might, All for One. A noter que Katsuki s’offre un grand moment. Le chapitre bonus sur Tsuyu est génial.

J’en arrive à ce fameux volume dont le titre et le visuel promettent de gros changements et une histoire qui s’assombrit. La première partie expose avec brio le combat monstrueux qui oppose les anciens adversaires, animés par une haine farouche, réciproque, All Might contre All for One. Deku et ses camarades font une brève apparition mais importante pour le bon déroulement de l’affrontement. La mise en scène de ce duel est impressionnante et grandement aidée par un trait nerveux. Assurément, le point fort est dans le dessin, on en prend plein les mirettes, c’est simple mais bigrement efficace. La tension monte crescendo sous les coups de poing, tout en ménageant quelques révélations surprenantes sur le passé des deux adversaires. Cet affrontement marque une étape importante dans le récit qui bascule indéniablement dans une nouvelle ère, plus sombre avec Tomura et Deku. Cependant, j’avoue avoir été surprise par l’auteur sur un point, comme quoi, un récit peut être classique mais s’il est bien travaillé, peut surprendre, en bien.

La seconde partie fait office de transition avec des chapitres beaucoup plus classiques et lance des pistes sur les conséquences du combat, conséquences sur la société mais également sur Yuei. Il y a un ancien personnage qu’on aperçoit brièvement, je me demande ce que cela annonce pour la suite. La mère de Deku se révèle touchante et ce dernier démontre qu’il a mûri. En revanche, après la tension du début, les deux derniers chapitres m’ont ennuyé. Je comprends la démarche de l’auteur et de Tsuyu en fait, mais c’était franchement dispensable. Nous replongeons dans le milieu scolaire avec un nouveau défi de taille pour la seconde A.

L’auteur, au fil des 10 premiers tomes, au scénario parfaitement construit, nous a conduit à ce volume puissant et cette rupture brutale dans le série dont l’ambiance s’assombrit. Les élèves de Yuei vont avoir fort à faire dans cette société en mutation.

  • Scénario
  • Dessin
4

En conclusion

My Hero Academia nous plonge en quatre tomes dans un univers bien travaillé et sympathique au côté d’apprentis super-héros. L’histoire est classique mais bigrement efficace. Vivement la suite : Plus Ultra !

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