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Résumé :

Quartier de Gion, Kyoto. Voici le récit d’Ayame, une jeune maiko éprise de justice et folle de super héros. Entraînée par une vieille comptine, Ayame s’égare et se retrouve derrière le miroir, dans un Kyoto totalement inversé. Dans ce monde étrange, il n’y a qu’une seule règle qui prévaut : tuer ou être tué. Ayame parviendra-t-elle à retourner chez elle saine et sauve ?
Source : Doki Doki

Avis principal par Missmatsu

J’ai tout de suite été très attirée par ce seinen, en très grande partie pour son somptueux dessin, puis peu après pour son résumé qui se fait tout de même intriguant… Si finalement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais espéré, reste qu’il y a quelques éléments intéressants, qui donnent l’envie de prolonger la lecture…

Nous sommes plongés dans un Kyoto contemporain, aux côtés d’Ayame, une meiko qui rêve d’aventures dans son morne quotidien. Seulement, elle ignore que son rêve va si vite se réaliser. Après sa rencontre avec un salary-man, Ayame va se retrouver dans sa ville, mais peuplée de zombies assoiffés de sang. Pour retourner à sa banale vie, une seule solution: prendre les armes et les tuer jusqu’au dernier, avant de se faire dévorer !

C’est dans un cadre oppressant que va nous emmener le mangaka, qui nous propose, avec le premier volume de ce distique, beaucoup d’action et de boucherie. Face à la menace que représentent les zombies, les personnages vont devoir se battre corps et âme dans l’espoir de retrouver leur monde sains et saufs. Pas de temps mort donc, dans cette effrénée bataille pour sauver sa peau.

L’auteur glisse également quelques notes de suspense et d’interrogations dans son scénario avec, notamment, Ayame, dont on craint pour la vie et sur qui les questions volent. Ainsi, on ignore les raisons du pacifisme des zombies face à la jeune fille et surtout, on se demande si la demoiselle pourra tenir le coup une seconde fois. C’est pour moi la principale raison qui me pousse vers le second volume, n’étant pas vraiment adepte de la violence gratuite qui nous est servie.

De mon point de vue, le point faible (point faible qui était quasiment obligé avec seulement 2 volumes) est le manque d’approfondissement des personnages. D’accord, ils ont tous un trait de caractère défini, mais justement. Ayame ne doute jamais, Takayuki reste un gentil peureux quand Daichi est le « méchant » cruel de l’histoire. Un grand manque d’originalité donc, mais qui ne gâche pas non plus la lecture, l’intérêt étant plus dans l’action que dans la psychologie.

Comme je l’ai pensé, le dessin se fait particulièrement sublime. Le mangaka joue avec ses illustrations, offrant un contraste saisissant entre la douceur de l’apprentie geisha et la violence des combats. Les scènes d’actions sont claires et précises, bref, on ne s’y perd pas. De mon point de vue, cet aspect-ci du seinen est même sa plus grande réussite.

Connaissant les bases de l’histoire de Gantz, je ne peux toutefois pas ignorer la ressemblance entre les deux titres. Pour cause: le scénario est quasiment identique! Un manque d’originalité (ou source d’inspiration ?) qui peux donc se faire cruellement ressentir pour les connaisseurs…

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Doki Doki.

  • Scénario
  • Dessin
3

En conclusion

Le début de ce seinen nous entraîne dans un monde oppressant et sanglant qui n’est pas désagréable, sans compter qu’il demeure une pointe de suspense et de questionnements intéressante. Si vous aimez la réflexion, passez votre chemin, mais si l’action vous passionne, foncez!

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