Spe Ope!

Spe Ope!


Résumé :

La Fondation Koen a confié à l’équipage du « Fragile » une cargaison bien particulière… qui attire la convoitise de crapules en tous genres ! Entre courses-poursuites spatiales et crash de vaisseaux, les ennuis ne font que commencer. Qu’à cela ne tienne ! De Vénus à Jupiter, Opéra et ses compagnons livreront leur « marchandise » coûte que coûte. Alors en avant, la « Team Fragile » ! Et vogue la galère interplanétaire ! Source : Noeve grafx

Avis principal par Beldaran

En septembre dernier les éditions Noeve, spécialisées dans les livres d’art, annonçaient le lancement d’une nouvelle collection dédiée aux mangas, Noeve Grafx. Dans la foulée, l’éditeur présentait cinq nouveaux titres dont deux sont parus à la fin du mois de novembre le surprenant Veil (que je n’ai pas encore lu) et la série de science-fiction, Spe Op!. Le manga marque le retour de Kia Asamiya en France dont les œuvres précédentes ont été publiées au début des années 2000 chez des éditeurs qui ont fait quincanelle ou chez Panini. Donc contrairement au bandeau d’annonce, il est nécessaire de présenter l’auteur, spécialisé dans les récits futuristes dont Silent Möbius vous évoquera sûrement quelque chose. Heureusement, les mots de l’auteur en début d’ouvrage vous apporteront de nombreuses précisions sur son travail et sur ses multiples influences.

Nous embarquons rapidement au cœur de cette aventure spatiale en intégrant le trio du Fragile qui rencontre un problème de taille qui par effet boule de neige et le savoir-faire de la capitaine du vaisseau, Opéra, va se transformer en énorme ennui cosmique.

Tout en mettant en place l’intrigue principale qui rythme ce premier volume, Kia Asamiya distille avec justesse de multiples informations qui nous permettent de cerner peu à peu l’univers de l’histoire. Les humains sont partis à la conquête de l’espace grâce à l’énergie qui pulse dans la galaxie, l’éther, qu’ils ont transformé grâce à la technologie, nommée Elt. C’est dans ce contexte que les intrépides du Fragile sont devenus des coursiers interplanétaires, livrant tout type de colis. Justement, le colis de la dernière livraison les colle dans le collimateur de la Guilde criminelle de Mercure, levant le voile aux passages sur les objectifs peu orthodoxes de la fondation Koen. De fait mine rien, avec un fil conducteur oscillant entre légèreté et moments de tension, ce monde s’étoffe et l’auteur nous indique qu’il en a encore sous le coude. Cette épopée de l’espace n’est qu’à son commencement.

Il est agréable de saisir les nombreuses références à d’autres œuvres du genre comme Star Wars pour ne citer qu’une des plus connus. Les codes sont maîtrisés et parfaitement exploités, même si le coup des tentacules m’a fait grincer des dents. Était-ce vraiment nécessaire ?

Si le volume conclue son intrigue principale, des jalons ont été posés pour des équipées futures.

La narration est assez linéaire mais ponctuée d’éléments qui maintiennent notre intérêt jusqu’à la dernière page.

L’équipage du Fragile est constitué de trois membres, la capitaine, humaine, Opéra Cat Rune qui a semble-t-il hérité des caractéristiques paternelles. Elle a soif d’aventure mais elle dégage aussi une certaine mélancolie. Elle est accompagnée par un duo de choc, le martien à tête de chien Mir Simon. C’est le cerveau de la bande et heureusement qu’il est là. Il a de nombreuses relations, plus ou moins fiables. Le dernier et non des moindres, le robot Kamon, d’un tempérament paisible qui vrille légèrement dans les situations d’urgence. C’est un trio qui fonctionne bien. Je suppose que nous découvrirons leur rencontre plus tard.

Le dessin est assez simple avec un petit côté à l’ancienne qui donne tout son charme au récit. Les différents designs des vaisseaux sont sympathiques. Les pleines pages sont plaisantes.

En ce qui concerne l’édition, j’attaque par ce qui a gêné ma lecture, la finesse du papier et sa souplesse. En effet cela ne rend pas la prise en main agréable mais il semblerait que cela soit une demande de l’auteur. Cependant, malgré cela, il faut noter la très bonne qualité d’impression et le travail particulièrement soigné apporté à la couverture. Nous avons même droit à des premières pages couleurs. Je termine par la brillante traduction signée Ryoko Akiyama qui fait honneur au titre.

A noter qu’une carte est offerte avec le volume ce qui devrait être le cas pour la totalité des volumes publiés par l’éditeur.

  • Scénario
  • Dessin
3.5

En conclusion

Spe Ope ! nous offre un début d’aventure convaincant en posant les bases d’un vaste univers. Il sera plaisant de suivre les prochaines aventures du trio.

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