Tanya The Evil

Tanya The Evil


Résumé :

Pour avoir insulté Dieu, un homme d’affaires arrogant tué par un employé qu’il venait de licencier, est condamné à renaître dans le corps de Tanya, orpheline, dans un univers semblable à l’Europe en 1914-1918. Vers 9 ans, il décide d’entrer dans une Division spéciale de l’Empire espérant ainsi atteindre un rang suffisamment élevé pour rester loin du champ de bataille.
Mais Dieu lui réserve bien des surprises… Source : Delcourt/Tonkam

Avis principal par Beldaran

Le titre est l’adaptation du LN de même nom écrit par Carlo Zen que l’on retrouve également au scénario du manga tandis que Chika Tôjô est en charge du dessin. En janvier dernier, nous avons découvert Tanya par le biais de son adaptation animée diffusée sur la plateforme Crunchyroll. Le résumé m’avait intriguée pourtant j’ai arrêté le visionnage après deux épisodes par manque d’intérêt. Cependant, à l’annonce de l’arrivée du manga chez Delcourt/Tonkam, j’ai eu envie de tenter à nouveau l’aventure. Malheureusement, je sors mitigée de la lecture du premier tome.

L’histoire présentée est intrigante puisqu’elle nous propose de suivre un infect homme d’affaires, catapulté dans un univers alternatif qui correspond aux années qui s’écoulent en Europe entre les deux grandes guerres mondiales. A noter qu’il est propulsé dans le corps d’une fille, dans un monde ascientifique où la magie a permis le développement militaire. Les grandes lignes de ce monde nous sont données mais c’est très léger pour le moment. Les raisons du conflit entre l’Empire et le reste du monde demeurent floues. Ce flou peut être expliqué par le fait que nous sommes dans un monde fantoche dont le seul but est de redonner la foi à cet homme arrogant mais un univers avec plus de consistance serait plus intéressant. Les différentes factions sont représentées sous forme d’animaux. Ce procédé que je trouve pertinent m’a rappelé l’ouvrage La Ferme des Animaux de George Orwell. Le ton du récit est particulièrement cynique, c’est bien fait mais la narration ne suit pas. Elle est incroyablement décousue, les multiples encarts explicatifs cassent le rythme et les sauts dans le temps rendent la lecture laborieuse.

Le personnage de Tanya Degurechaff porte l’histoire avec un cynisme grinçant. L’homme d’affaires coincé dans le corps d’une petite fille de 9 ans porte un regard décalé et acéré sur ce monde en guerre. L’homme reste le même, méthodique, il applique à la lettre les ordres des ses supérieurs, décontenancés par cette vigoureuse fillette mais qui n’hésitent pas malgré tout à l’envoyer au front. A voir comment le personnage va évoluer car pour le moment ça tourne un peu en rond. Sa nouvelle affectation devrait changer la donne.

Les dessins sont particulièrement saisissants. Les changements d’expression de Tanya sont incroyablement bien retranscrits, notamment ce rictus particulier qui donne des frissons lorsqu’il s’exprime sur une double page. Le rendu des scènes d’action est vraiment dynamique.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

Tome 2 par Beldaran

Tanya the Evil T2

Plus de la moitié du volume nous entraine le long de la ligne défensive du front rhénan, frontière ouest entre la République et l’Empire et c’est d’un ennui. Les problèmes de narration sont toujours là ce qui n’arrange pas la lecture. En revanche, le point positif, c’est la disparition des multiples encarts explicatifs, réunis à chaque fin de chapitre sous la forme d’un glossaire.

Le long passage sur le front, permet à l’auteur de glisser quelques informations sur le fonctionnement de l’école militaire avec les élèves volontaires et les conscrits ou sur des mages particuliers, Named.

L’horreur des tranchées est bien représentée et les scènes de combat sont dynamiques, notamment ceux se déroulant dans les airs.

Un bref passage à la capitale de la République, Parissi, permet de mettre en avant la dualité du personnage de Tanya grâce à un moment plutôt saisissant dans sa représentation. Cette dualité est une nouvelle fois mise en avant, lors d’un arrêt à la messe du dimanche. C’est un moment assez drôle.

Le dernier chapitre, nous fait quitter le front avec une ellipse d’un an, pour l’université militaire à la capitale de l’Empire, Bern où le commandant Rerugen s’emploie à évincer la candidature de Tanya. C’est l’occasion d’un flash-back qui nous dévoile le comportement froid et calculateur de Tanya à l’école militaire des mages. Rerugen est le seul à percevoir le côté malsain de la fillette.

Si le temps défile, rien de nouveau du côté de l’histoire, la guerre est toujours là, Tanya a gagné le surnom de diable du Rhin et suivre son ascension au sein de l’Empire est profondément inintéressant.

Heureusement, les graphismes sont toujours aussi bons et saisissants, notamment les pleines pages où la véritable nature de Tanya s’exprime.

J’attendais ce volume pour me faire un avis définitif sur le titre et l’ennui l’emporte. Je m’arrête ici.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

  • Scénario
  • Dessin
3.3

En conclusion

Tanya The Evil propose un premier tome inégal, malgré une idée de départ intéressante, la narration est trop décousue. A voir comment la suite évolue.

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