The Promised Neverland

The Promised Neverland


Résumé :

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort ! Source : Kazé

Avis principal par Beldaran

1 an, quasiment 1 an avant la sortie du titre les éditions Kazé ont lancé une vaste campagne de pub afin de promouvoir ce hit issu du Shônen Jump. Je le connaissais de nom grâce à la dessinatrice Posuka Demizu dont j’adore le travail. Je n’ai pas lu l’extrait et réussi à éviter les spoils, la surprise de la lecture a donc été totale et bigrement addictive.

Le premier chapitre donne le ton en dégageant une sensation perturbante par le biais d’éléments dérangeants au sein d’un univers joyeux, presque idyllique mais dont un élément glaçant vient faire imploser le tout. La jeune Emma fait office de narratrice et ce procédé est intéressant. Elle nous présente l’orphelinat Grace Field House où elle vit avec 37 autres enfants tous âgés de moins de 12 ans. Les premières pages nous offrent une vision large de ce monde fermé, isolé et hors du temps. Il est difficile de donner l’année où se déroule l’action et lorsque nous l’apprennons cela rajoute une nouvelle interrogation. Le lecteur est amené à réfléchir sur ce groupe d’enfants, tous vêtus de blanc avec un numéro tatoué dans le cou qui mangent à leur faim et qui font des tests. Cependant, ce quotidien parfaitement réglé, se fissure et laisse entrevoir l’horrible vérité. J’avoue, je ne m’attendais absolument pas à ça. A partir de cet instant, le récit se transforme en une sorte d’Escape Game mortel.

La narration est réellement maîtrisée grâce à un rythme bien dosé qui alterne phase d’action et phase de réflexion. L’univers n’est pas en reste car bien travaillé. Il se dévoile par bribes d’informations alimentant un questionnement déjà conséquent.

La force de l’histoire réside également dans la construction des personnages, notamment le trio qui se complète parfaitement que ce soit dans le caractère ou les aptitudes. Emma est joyeuse et a un grand cœur. Norman est particulièrement intelligent et Ray possède de nombreuses connaissances. Parmi eux, la seule adulte, « Maman » possède une personnalité complexe mais dont il est délicat de parler sans révéler un point central de l’intrigue.

J’en arrive aux graphismes que j’ai vraiment apprécié. Les personnages présentent des designs immédiatement identifiables et les visages sont comme « taillés » pour un rendu plutôt simple. Les décors sont soignés et travaillés. Le trait est réellement dynamique et efficace.

L’édition est agréable avec une très chouette traduction. A noter que le premier tirage (100 000 exemplaires ?!) présente une couverture réversible, signée Benjamin Lacombe.

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