Avis principal par Beldaran
Résumé : Bertia se réincarne dans son jeu préféré, non pas en héroïne, mais en méchante fiancée du prince héritier Cecil, l’homme parfait ! Pleinement consciente que son rôle consiste à saboter la future histoire d’amour de ce dernier, elle est déterminée à suivre ce scénario. Mais malgré tous ses efforts, ses plans « diaboliques » ne font que la rendre encore plus attachante ! Source : Crunchyroll
La saison dernière je me suis laissée tenter par un nouvel animé avec le trope de la vilaine, An Observation Log of My Fiancée Who Calls Herself a Villainess et je n’ai absolument pas regretté. Derrière cet énième titre à rallonge, se cache un light novel écrit par Shiki, illustré par Hachibi☆Wan et publié par les éditions Alpha Polis en 2017. La première partie est bouclée en deux volumes et a été adaptée en un manga terminé en six tomes par Hasumi Natsume. C’est cette partie qu’adapte la série animée en 12 épisodes.
Le prince Cecil est un garçon très intelligent qui s’ennuie jusqu’à ce que son père organise ses fiançailles avec la fille du marquis Noches, Bertia. Le truc, Bertia s’est réveillée un matin avec des souvenirs de sa vie passée (dont nous ne saurons rien) et notamment de l’otome game qu’elle adorait : elle est repartie de zéro dans son jeu préféré mais dans le rôle de la vilaine. A partir de là, elle fera tout pour tenir son rang. Mais, Bertia est une enfant impulsive et un peu naïve et balance les infos au prince (son fiancé) qui n’en demandait pas tant. C’est ce point qui rend cette série plus intéressante que les autres. En effet, grâce aux renseignements fournis par Bertia, Cecil fait tout pour contrecarrer le scénario. Nous avons accès à toutes ses pensées, ce qui fait de lui le personnage principal car il prend sa vie en main. L’incongruité que représente Bertia le sort de sa léthargie et il s’ouvre un peu plus aux autres.
Fatalement, les modifications en cascade entrainent de nouvelles situations mais le scénario s’accroche, incarné par l’héroïne, un peu perdue face à ses altérations mais qui trace sa voie aux forceps à la différence de Bertia. Pour l’héroïne, c’est elle qui doit briller, c’est sa route d’avoir le prince alors que Bertia n’a que le bonheur du prince en tête. Par conséquent, elle s’acharne à faire des trucs de vilaine, qui n’en sont pas bien sûr, mais son côté solaire a attiré de nombreuses personnes autour d’elle.
Le personnage le plus intéressant reste le prince Cecil qui joue contre le scénario, sans trop comprendre ce que cette réalité représente jusqu’au « drame » de l’épisode 9 et surtout jusqu’à ce que Bertia lui explique toutes les routes possibles de l’otome game, ce qui est assez drôle.
Et la romance dans tout ça ? Place aux tropes : du Slow-Burn à gogo avec peut-être un He Falls First car nous avons accès uniquement aux pensées de Cécil.
Alors oui, il y a des éléments prévisibles mais l’histoire s’en amuse, ce qui démontre qu’avec un trope vu et revu les autrices peuvent proposer autre chose et nous surprendre.
Le point négatif concerne l’univers où nous sont jetées des informations importantes à la fin, en vrac, autour d’un verre de whisky. J’ai trouvé ça dommage.
L’animation fait le boulot, c’est lumineux, coloré et assez fluide, même s’il peut y avoir des couacs de proportions et les chevaux, les pauvres. Libérez les chevaux. Les musiques accompagnent bien les passages importants. L’opening et l’ending représentent parfaitement les deux ambiances de la série : le côté comédie et l’aspect plus mélancolique.
Fiche réalisée grâce à l’accès presse de Crunchyroll.
En conclusion
Cette réincarnation en vilaine dans un otome game s’est révélée surprenante et prenante. J’ai passé un très bon moment de visionnage.
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