L’Atelier des Sorciers

L’Atelier des Sorciers

Avis principal par Beldaran

Résumé : Coco a toujours été fascinée par la magie, mais seuls les sorciers la pratiquent à l’abri des regards. Un jour, lorsqu’un sorcier nommé Kieffrey arrive dans son village, Coco découvre le secret absolu de la magie, mais commet également un acte irréparable. Elle devient alors l’apprentie de Kieffrey qui l’emmène dans un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence… Source : Crunchyroll

La série animée a d’abord été annoncée pour la saison automnale 2025 avant d’être reportée à la saison printanière 2026 et l’attente en valait la peine. Elle adapte le manga, L’Atelier des Sorciers, de Kamome Shirahama, publié depuis 2016 par l’éditeur Kôdansha et qui compte actuellement 16 volumes. En France, le manga est publié depuis 2018 par les éditions Pika qui le propose en édition classique souvent accompagnée de collectors et une édition prestige dite « Grimoire ». D’ailleurs, en 2018 l’éditeur avait invité Kamome Shirahama au Salon Livre Paris et j’avais pu la rencontrer lors d’une signature dans une librairie parisienne où nous étions seulement cinq à s’être déplacés. Par conséquent, j’avais pu échanger un petit moment avec elle.

La saison 1 de 13 épisodes adapte tout pile les quatre premiers volumes, ce qui explique la fin abrupte du dernier épisode. En toute logique, une seconde saison a été annoncée, ainsi nous retrouverons bientôt Coco and Co pour la suite de leurs aventures.

Sans transition, j’ai adoré l’adaptation et j’attendais les lundis avec impatience.

Coco est une petite fille qui vit dans un village. Elle travaille aux côtés de sa mère dans une boutique de tissus qui a sa réputation. Coco admire les sorciers et surtout la magie, son rêve : devenir une sorcière. L’histoire se met en marche suite à une cascade de coïncidences, sauf si vous considérez que ce qui doit arriver, doit arriver. La venue du sorcier Kieffrey la jette de manière terrible dans le monde de la magie, régit par une réglementation stricte. Coco quitte le monde de l’ignorance pour gagner celui des sorcières, avec du retard mais avec sa propre force, celle de l’émerveillement. C’est un point qui a été fort critiqué et je trouve cela assez fou, qu’on reproche à une enfant de s’émerveiller du nouvel univers qu’elle découvre. Poursuivons dans les reproches, j’ai vu passer des critiques sur la lenteur du récit. Eh bien, oui, c’est une histoire qui prend le temps de présenter ses personnages, les liens qu’ils tissent et surtout qui installe lentement la menace qui plane sur l’univers, incarnée par la mystérieuse confrérie du Capuchon. (Des sorcières et sorciers à l’ancienne : chapeau noir pointu turlututu).

Kamome Shirahama a créé un monde d’une grande richesse que j’ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir en animation, surtout qu’il y des ajouts de-ci de-là, particulièrement bienvenues.

Nous découvrons le monde de la magie par les yeux de Coco et le système de pratique de la magie est original. J’apprécie qu’il soit lié à l’écrit, comme quoi malgré un thème vu et revu, il est possible de tirer son épingle du jeu, en proposant quelque chose d’inventif qui offre de nombreuses possibilités.

Coco rejoint l’atelier de Kieffrey qui comprend déjà trois apprenties sorcières, Agathe, Tetia et Trice. La première saison s’attarde surtout sur Agathe et son rapport à Coco, tandis que Trice nous permet d’entrevoir une autre facette de la magie, moins rigide. Il est plaisant de voir le groupe évoluer. Kieffrey est un professeur attentif aux besoins de ses élèves mais il est aussi rongé par quelque chose de plus sombre. Heureusement, Olugio veille aux grains. Nous avons droit à une mascotte, une créature toute blanche : un ver-pinceau, lié au monde de la magie.

En ce qui concerne la réalisation, c’est un quasi sans faute. L’animation est fluide, lumineuse, colorée, idéale pour la représentation de ce monde porté par la magie. Une scène dans le dernier épisode, déjà perturbante sur le papier (chapitre 23), l’est encore plus en animation, et rappelle ce que la magie comporte de pire. Les musiques portent parfaitement l’histoire. J’adore l’opening, Kaze no Anthem interprétée par Eve et Suis du groupe Yorushika. La mélancolie de l’ending, Tada Utsukushii Noroi, chanté par Nakamura Hak cerne parfaitement l’autre aspect de la série.

Fiche réalisée grâce l’accès presse de Crunchyroll.

  • Scénario
  • Dessin
5

En conclusion

L’atelier des sorciers est une parfaite adaptation du support d’origine. C’est beau. C’est émouvant. Vivement la saison 2.

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