Porco Rosso

Porco Rosso

Avis principal par Kûkaku

Résumé : Dans l’entre-deux-guerres quelque part en Italie, le pilote Marco, aventurier solitaire, vit dans le repaire qu’il a établi sur une ile deserte de l’Adriatique. A bord de son splendide hydravion rouge, il vient en aide aux personnes en difficulté.
Source : Allociné

Très très grosse surprise devant ce petit bijou de Miyazaki, encore une fois.
Arrivée à la fin, je n’ai pu m’empêcher de penser que le film n’avait duré que 20 minutes tellement le temps m’a paru court. Et pourtant non, il dure bien 1h30, comme indiqué.
Le fait est que l’histoire de ce cochon humain est tellement plaisante qu’on en oublie que le temps passe.

On commence directement dans le vif du sujet, lorsque Porco Rosso, de son vrai nom Marco, se lance à la rescousse d’un navire attaqué par des pirates de l’air. Dans un monde en guerre, ceux-ci sont nombreux et Marco, qui semble avoir également quitté l’armé, est devenu mercenaire pour les arrêter tout en gagnant sa vie. Seulement, arrive un jour où les pirates s’allient à un pilote américain talentueux, dans l’espoir de faire une grosse prise. Encore une fois, Marco intervient, mais son avion s’essouffle petit à petit. C’est lorsqu’il décide d’aller le faire réparer qu’il se fait attaquer par le pilote américain qui, connaissant la réputation de notre bon Porco Rosso, ne pouvait s’empêcher de le défier. Le film raconte ce qui suit, soit la réparation de l’avion de Marco mais également l’intervention de l’armée de l’air dans sa petite vie tranquille.
Sans être foncièrement passionnant, ce film est réellement agréable à visionner tellement il est déroulé avec légèreté. Le seul souci scénaristique -la transformation de Marco en cochon, vaguement mentionnée- est rapidement oublié, et on ne peut que prendre plaisir devant cette œuvre qui respire la joie de vivre.

Au cours du film, on rencontre tout un tas de personnes affreusement généreuses et adorables, par exemple chez le grand-père de Fio -mécanicien et ami de Marco-, accompagnées par la jeune fille passionnée et pleine de vie qu’est Fio. On ne peut que sourire et rire devant les actions de certaines de ces femmes pleines de caractères qui luttent contre le préjugé des femmes au travail. Mais c’est tellement vrai après tout, pendant la guerre, c’étaient elles dans les usines.

Il ne faut pas négliger également que, même si le film mentionne des thèmes pas forcément très joyeux tels que la perte des hommes envoyés au front et des êtres aimés, la piraterie, les agressions, la malédiction de Porco, tout est traité avec une bonne humeur générale. C’est ainsi que les pirates -en étant initialement mauvais- se révèlent en fait comme étant une grande famille d’idiots pas si mauvais que ça, ou encore que la romance est abordée et survolée avec légèreté et que la malédiction de Porco est écartée -elle n’est presque pas si terrible que ça, au final-. On retrouve également la passion de Miyazaki pour le ciel et les avions, comme dans Le vent se lève plus récemment.

Je n’ai pas vraiment envie de trop m’étaler, parce que ce serait raconter tout le film, mais il reste tout de même que j’ai vraiment aimé la façon dont était racontée l’histoire. Malgré tout, il ne faut pas oublier que même si Miyazaki raconte ça avec légèreté, il y’a toujours matière à réfléchir derrière ses œuvres.

Le mieux reste encore de le découvrir par soi-même!

Enfin, petite mention spéciale pour l’animation et les graphismes, qui sont franchement pas mauvais pour un film des années 90. Bon ok, la bouche ouverte de Porco Rosso fait un peu peur mais bon, tout ne peut pas être parfait.

  • Scénario
  • Dessin
3.8

En conclusion

Un très bon film de Miyazaki qui reste fidèle à lui même. A voir !

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