Seirei no Moribito

Seirei no Moribito

Avis principal par Kûkaku

Résumé : Balsa est une jeune femme de trente ans qui, dans le passé, en raison de certaines circonstances, a pris la vie de huit personnes qui lui étaient chères. Afin d’expier ses meurtres, elle a décidé de devenir garde du corps et de protéger ce même nombre de personnes. Après deux ans d’absence, elle revient dans la région de Yogo, où elle sauve le jeune prince Chagum de la noyade, étant au passage spectatrice d’un évènement surnaturel : sous l’eau, l’enfant fut protégé par une sphère bleue. En remerciement, elle se retrouve invitée dans le palais afin d’y passer la nuit. Elle fait ainsi la connaissance de la seconde femme de l’empereur qui la prie de sauver le jeune prince. En effet, on a récemment découvert que Chagum est possédé. Cette rumeur pouvant détruire le prestige de la famille impériale aux yeux de son père, ce dernier décide de sacrifier le jeune enfant. C’est ainsi que Balsa accepte la proposition et s’enfuit du palais avec Chagum, celui-ci devenant par la même occasion la huitième personne qu’elle protégera… Source : Animeka

 

C’est seulement après avoir eu vent du rapport entre Seirei no Moribito et Kemono no Souja Erin (même auteur) que je me suis enfin lancée dans le visionnage de la série, que je connaissais de nom depuis un moment déjà.

J’ai l’ai d’ailleurs réellement adoré, puisque j’ai regardé les 26épisodes d’une seule traite, en une nuit…
L’histoire commence lorsque l’on rencontre Balsa, une guerrière étrangère ne passant pas inaperçue avec sa grande lance. Après avoir sauvé un membre de la famille impériale de Yogo, celle-ci est invitée au palais afin d’obtenir une récompense, et c’est pendant la nuit qu’elle reçoit la visite de l’Impératrice elle-même accompagnée de son fils, celui sauvé précédemment par Balsa. L’Impératrice lui révèle alors le pourquoi de l’incident, et lui demande de s’enfuir avec son fils et d’assurer sa protection jusqu’à la fin de sa vie. Après négociation, Balsa accepte, et s’enfuit accompagnée de Chagum. Les deux deviennent alors des fugitifs recherchés par les soldats de l’empire.

Ce genre d’histoire, où l’on suit au jour le jour la vie d’un enfant accompagné d’adultes m’a énormément rappelé Kemono no Souja Erin, que j’avais adoré, mais également Kure-nai, que je n’avais pas vraiment aimé cette fois ci. Sachant que l’auteur était la même que pour KnSE, je penchais plus pour que cet anime soit réussi, et c’est bien le cas.
J’ai vraiment apprécié suivre les péripéties de Balsa, et de ce jeune homme tout d’abord plutôt reluctant à la suivre, mais qui s’est ensuite attaché à elle et a grandit à ses côtés. Le fait de voir ce jeune prince, hautain et ne connaissant rien à la vie, projeté dans le monde des « commoners » (=le petit peuple, les pauvres) et devant se battre pour sa vie est très bien orchestré, puisque celui ci est guidé par la sage et forte Balsa. Celle-ci n’œuvre pas seule à  » l’éducation  » de son petit protégé mais est vite aidée par deux de ses amis, Tohya et Saya, puis par son ami d’enfance Tanda, et enfin par le maître de ce dernier, la shaman Torogai. Tout est fait assez progressivement, et c’est seulement après avoir réussi à se mettre en sécurité que l’apprentissage commence vraiment.
Avant ça, on a le temps d’assister à des combats sublimes entre Balsa et les assassins la poursuivant, celle-ci faisant preuve de beaucoup de talent au combat mais également d’une grande intelligence, ce qui lui permet d’établir des stratégies inattendues et surprenantes.

C’est un des points que j’ai vraiment adoré dans cet anime : la fluidité des combats. C’est dommage qu’il n’y en ai pas eu autant que je l’aurais espéré mettant en scène Balsa, mais les quelques combats présentés sont vraiment très bien animés, rapides, sans bavure, et avec de très beaux mouvements parfois complexes. A chaque fois, la lance de Balsa permet à celle-ci de nous dévoiler un style s’apparentant à une danse, et les utilisations multiples de cette lance permettent un bon nombre de mouvement vraiment très beaux. Plus tard, on apprend la façon dont celle-ci a été éduquée par son maître Jiguro, et la encore, durant ces épisodes, on a le droit à des combats impressionnants entre celui-ci et d’autres très bons guerriers.
J’ai également beaucoup aimé les scènes d’actions mettant en scène la shaman Torogai qui, malgré son grand âge, n’en est pas moins rouillée.
A côté de ça, je ne dirais pas que je me suis ennuyé durant les épisodes de calme, au cours desquels Balsa et Chagum sont en sécurité, mais ceux ci m’ont en effet parut un peu longuet peut être. J’attendais à chaque fois avec impatience qu’un assassin arrive, que leur cachette soit découverte, ou que ceux-ci se fassent voir en ville… Certes, ces épisodes nous permettent de suivre l’évolution de Chagum et sont en cohérence parfaite avec le scénario, mais j’ai quand même eu un petit moment de doute lorsque cela me paraissait long (bon, on mettra peut être ça sur la fatigue aussi, c’était pendant la nuit après tout… J’ai fini le 26ieme épisode à presque 5h du matin XD).

En plus d’avoir le droit à une très belle animation, le graphisme est tout aussi beau tout au long de l’anime et l’OST n’est absolument pas en reste. J’ai vraiment apprécié les belles musiques (sauf peut être l’opening), rythmée, stressantes, ou tout simplement magnifiques, qui sont dispatchées entre les différents épisodes, au bon endroit et surtout au bon moment. Rien ne vaut un petit pic d’adrénaline durant un bon combat, ou un petit pincement au cœur lorsque ça ne va pas. Dans ce sens la, les musiques et bruitages (très très bons, la résonance des armes qui s’entrechoquent) contribuent à l’ambiance comme il le faut.
Concernant le graphismes, les couleurs sont très réalistes, peu être un peu trop, puisque le tout est un peu terne et sombre par moment, mais cela ne m’a pas gêné plus que ça, et j’ai beaucoup aimé le réalisme des visages, des corps et des paysages. En somme, déjà, le chara-design est vraiment joli (Balsa, j’ai beaucoup aimé Torogai aussi xD) et les paysages montagneux ou de rizières sont à couper le souffle. On a le droit de voir quelques fois des vues globales de chaines de montagnes ou d’étendues de rizières, et c’est absolument magnifique.
Enfin, petit coup de cœur, j’ai beaucoup aimé le casting des seiyuus. La voix profonde et grave de Balsa renforce ce petit côté badass de celle-ci, celle douce et basse de Tanda nous montre la douceur et la gentillesse dont celui-ci fait preuve, la voix rieuse de Tohya lui correspond parfaitement, et la petite voix de Chagum nous montre à quel point celui-ci est encore un enfant malgré tout. Certes, ce n’est pas grand chose, mais il arrive que les voix originales soient parfois très très mal choisies ou alors ne correspondent pas du tout à ce à quoi on aurait pu s’attendre, mais là, j’ai vraiment adoré la voix de Balsa entre autres.

Enfin, je finirais rapidement sur les personnages et le mieux est encore de les découvrir par soit-même.
Mon gros coup de cœur de la série, vous l’aurez compris, c’est Balsa. Cette femme, forte, libre et tellement badass cache pourtant un passé pas des plus joyeux et porte sur ses épaules un lourd fardeaux qu’elle s’est imposé elle-même. Le personnage est vraiment bien travaillé, tout repose sur son enfance et sur les personnes qui l’ont accompagnées au cours de sa vie. On comprend au fur et à mesure, et surtout lorsqu’elle dévoile son passé, qu’elle s’est endurcie petit à petit jusqu’à devenir la femme talentueuse et charismatique qu’elle est à présent. En plus d’être très douée au combat, elle est très réfléchie et stratège, ce qui est un point vraiment important, puisque cela lui permet de nous prendre de cours lors de ses stratégies. Plus l’anime avance, plus j’ai aimé également la voir s’attendrir vis-à-vis de Chagum, voir son instinct maternel se réveiller petit à petit, et son envie de protection grandir encore et toujours. Ce désir atteint son maximum lorsque Chagum se rebelle, et que Balsa souffre de ne pouvoir lui dire ce qu’elle voudrait. C’est un passage que j’ai vraiment adoré, lorsque celle-ci se présente enfin comme étant un parent de Chagum. Bref, je l’aime.
Balsa est accompagné par Tanda, un homme de son âge et qui la connait depuis ses 10ans environ. Tout au long de l’anime, on se doute et on espère qu’il y a quelque chose entre les deux, et pourtant, rien n’est exprimé, c’est très vague, et on se demande alors comment Tanda peut supporter cette situation. On sait de toute manière que celui ci est vraiment très attentionné envers Balsa, et qu’il fait tout pour que tout aille bien. C’est surtout cette gentillesse qui ressort du personnage.
Vient ensuite Chagum, qui est un peu princier au début, et on ne peut absolument pas le blâmer pour ça. Il est assez faible dans les premiers épisodes, mais lorsqu’on apprend à le connaître, il est en fait plutôt intelligent, avide de connaissance, et très ouvert d’esprit. C’est cette grande qualité qui lui permet de s’adapter aussi facilement aux événements qui s’enchainent si rapidement dans sa vie et de se sortir des situations difficiles. C’est un personnage qui est très plaisant à voir grandir. Il m’a juste un peu irrité au moment de ce qu’on pourrait appeler sa « crise d’adolescence », mais bref, lorsqu’il n’avait plus vraiment confiance en Balsa, ce qui est plus ou moins compréhensible au vu de ce qu’il s’est passé.
Bref, stoppons là. Il y en a bien d’autres, mais j’ai déjà trop écrit.

 

  • Scénario
  • Dessin
4.3

En conclusion

Une série que j’ai vraiment, vraiment adoré, avec de très beaux combats et une Balsa formidable.
Je ne peux que vous conseiller de la voir, afin d’en attester vous-même

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