The Eccentric Family

The Eccentric Family

Avis principal par Beldaran

Résumé : L’histoire se déroule dans un monde semblable au notre, à un détail près : dans la ville de Kyoto, trois espèces coexistent. Les Humains, les Tengus et les Tanukis vivent les uns à côté des autres sans trop de problèmes, jusqu’au jour où le chef du clan Tanuki est assassiné ! L’un de ses fils, Yasaburô Shimogamo, accompagné de ses amis, va tout faire pour découvrir la vérité derrière cet assassinat. Source : ADN

En écumant le catalogue d’ADN, je suis tombée sur cette formidable série animée produite en 2013 dont j’ai visionné la première saison en un week-end. A l’origine de l’adaptation, se trouve un roman signé Tomihiko Morimi dont le tome 1 fut publié en 2007 par les éditions Gentosha. La première saison adapte ce volume. A noter que les éditions Kazé ont regroupé en un coffret les deux saisons (DVD ou Blu-ray) sous le titre, la Famille Excentrique. L’œuvre a également été déclinée en manga par Yu Okada entre 2013 et 2015. Il totalise 4 volumes.

L’histoire est totalement surprenante, c’est une ode à toutes les formes de stupidité. Oui, je sais, c’est particulier comme accroche. Elle se déroule dans la ville de Kyoto où tanukis cohabitent avec les humains sur la terre ferme tandis que les tengus occupent le ciel. L’association ne fonctionne pas trop mal, grâce notamment au Nise-emon, le chef des tanukis qui fait office de médiateur avec les tengus. Le premier épisode fait office de test car présente de nombreux personnages, leurs différentes transformations et vous permet de comprendre que vous êtes face à une tranche-de-vie où l’action sera quasi inexistante mais l’absurdité omniprésente. Si vous acceptez de vous laisser embarquer par le côté absurde, vous passerez un formidable moment en compagnie de ces tanukis un brin cinglé ou stupide selon l’adage.

La narration est lente mais certains éléments demandent d’être attentifs afin de ne pas être perdu. L’intrigue principale concerne la mort du dernier Nise-emon, Sôichirô Shimogamo qui a été assassiné de manière totalement improbable mais dont la disparition est entourée de mystères. Il s’agit de la colonne vertébrale du récit car autour, viennent s’enrouler différentes pistes dont des querelles de famille, des tensions avec les tengus et en ce qui concerne les tanukis, une peur panique au sujet du fameux club du vendredi qui réunit 7 humains dont les noms correspondent aux 7 divinités du bonheur qui présentent une passion pour un ragoût particulier.

L’ambiance de l’histoire est étonnante et nous fait passer par de multiples émotions, de la franche rigolade grâce à des scènes improbables mais tellement fun à la tristesse, notamment les derniers épisodes face à la folie de certains personnages ou le drame de certaines situations.

Si l’histoire est joyeusement tortueuse, les multiples personnages ne sont pas en reste et sont brillamment campés, à commencer par la famille Shimogamo. La fratrie compte quatre tanukis, l’aîné, Yaichirô qui tente vaille que vaille de reprendre le flambeau du père, le second, Yajirô qui a lâché l’affaire au fond d’un puit (ce passage est tragique et drôle à la fois) mais qui s’offre un moment de bravoure, Yasaburô le troisième et personnage central du récit, présente un caractère nonchalant, prend la vie comme elle vient et possède le talent rare de s’attirer des ennuis. Le petit dernier, Yashirô, est tout mignon et naif. La mère, Tôsen, est incroyablement protectrice et touchante. Ils forment une famille unie face à l’adversité et sont attachants. Ils ont de gros problèmes avec la famille Ebisugawa dont les jumeaux Kinkaku et Ginkaku. C’est le duo comique de l’anime. Le personnage féminin qui se démarque le plus est Benten. Elle possède une personnalité complexe qui s’explique par un événement de son passé. C’est une femme capricieuse dont les motivations restent souvent mystérieuses. Elle apporte du piquant au récit.

L’animation est vraiment bonne. Les vues de Kyoto sont réellement travaillées pour un rendu réaliste. C’est avec plaisir que j’ai reconnu quelques lieux. On prend plaisir à arpenter la ville aux côtés des tanukis. Le design des personnages est particulier, notamment leurs oreilles mais colle parfaitement au ton du récit. C’est lumineux et la mise en scène est inventive. En revanche, c’est moins bon du côté des musiques qui sont plutôt fades, sauf celle d’introduction. Je retiens l’opening, très chouette.

Fiche réalisée grâce au service de presse d’ADN.

  • Scénario
  • Dessin
4.3

En conclusion

The Eccentric Family porte bien son nom et nous entraine dans une histoire totalement rocambolesque, très bien écrite avec des personnages attachants et déjantés. Longue vie aux tanukis !

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