Roll Over and Die

Roll Over and Die

Avis principal par Beldaran

Résumé : Pour vaincre un seigneur des démons devenu de plus en plus puissant, un groupe de héros a été invoqué, chacun doté d’un pouvoir unique. C’est ainsi que Flamme Abricot a été choisie, malgré ses faibles compétences et un pouvoir d’inversion qu’elle ne sait pas utiliser. Trahie et abandonnée par son groupe, elle a été vendue à un marchand d’esclaves. Source : Crunchyroll.

Roll Over and Die est un animé, diffusé la saison dernière sur Crunchyroll. Je suis totalement passée à côté mais une discussion autour de light novel yuri, dont I’m in Love with the Villainess (une partie fut publiée par les éditions feu LaNovel), m’a mise sur sa piste.
L’animé adapte le light novel (webnovel à l’origine) écrit depuis 2018 par Kiki et illustré par Kinta pour les éditions Micro Magazine et qui compte sept volumes actuellement. Une adaptation manga est dessinée par Minakata Sunao depuis 2018 avec huit volumes au compteur dont six sont disponibles en France aux éditions Mahô.
La série animée semble correspondre plus ou moins aux six premiers tomes du manga et plus ou moins aux deux premiers volumes du light novel.
J’ai regardé les 12 épisodes en un week-end : j’ai trouvé l’ensemble très sympa, ça m’a donné envie de tenter le manga.

Flamme a connu une gloire éphémère avant une rapide chute en enfer : du statut d’héroïne, elle passe à celui d’esclave. Elle avait été choisie pour faire partie d’un groupe de héros dont l’objectif est de terrasser le roi des démons car elle possède une capacité différente des autres « L’inversion ». Le revers de cette capacité, inconnue au bataillon, fait qu’elle est faible.

J’ai apprécié la manière dont l’histoire nous montre sa déchéance au sein du groupe, par flashbacks qui nous permettent de comprendre le personnage tout en exploitant la dynamique du groupe des héros qui n’est pas folichonne. J’ai lu pas mal de commentaire critiquant cet aspect de membre expulsé du groupe du héros, que c’était vu et revu mais bon, c’est un trope, c’est un procédé narratif qui permet de lancer l’histoire et je ne trouve pas qu’il soit exploité de la même manière que dans les autres productions. En effet, l’autrice utilise à bon escient la compétence d’Inversion de Flamme, tellement bien, qu’on se dit, ben oui, c’est logique. Alors oui, elle obtient quelque chose pour se libérer de sa condition d’esclave qui arrive à point nommé mais bon, faut que ça avance. Le point qui fait que ça coince par moments, c’est un problème d’équilibre entre l’intrigue principale liée à l’univers de dark fantasy et Flamme qui tente de faire sa vie tranquille. La narration gère mal les deux aspects ce qui donne l’impression qu’on a raté des trucs ou que les réactions des personnages sont forcées. Les deux derniers épisodes renforcent l’intrigue principale, en apportant des réponses et en soulevant toujours plus de questions. Néanmoins, cette saison a un aspect frustrant car fait office de grosse introduction à l’univers.

J’ai vu passer pas mal de commentaires négatifs sur le côté dark fantasy, apparemment pas assez dark parce que la violence est suggérée, elle n’est pas directement montrée, sauf durant quelques passages et surtout la sororité bien présente adoucie un peu l’ensemble. J’en arrive au point qui m’a crispé dans les commentaires : trop de yuri, car pas assez d’hommes (team ouin-ouin) et sinon ce sont des pourris. Si je mets de côté la lesbophobie crasse, nous n’avons pas dû regarder la même chose car il y a des personnages masculins gentils, pas que des crevures mais ce qui dérange c’est qu’ils sont cantonnés à des rôles secondaires, voire très secondaires, là où les personnages féminins sont mis en lumière et sont peu sexualisés. Ça change. Ça fait du bien.

Tout cela pour écrire que l’animé est très loin d’être parfait. La présence notamment d’une narratrice qui intervient quand elle a envie pour combler des vides peut être dérangeante ou encore le lien que tisse Flamme et Milkit qui ne fait pas naturel car l’animé ne prend pas le temps de le développer.

L’animation est correcte, même si les scènes d’action ont un rendu assez figé et surtout sont très sombres. Les musiques sont sympas. L’opening, chanté par PassCode, colle parfaitement à l’univers de dark fantasy. En revanche, si le son de l’ending est plaisant, les images qui l’accompagnent sont au rabais.

Fiche réalisée grâce à l’accès presse de Crunchyroll.

  • Scénario
  • Dessin
3

En conclusion

Roll Over and Die propose une dark fantasy intéressante à suivre, malgré un rendu parfois brouillon. Les personnages sont attachants. J’espère que nous aurons droit à une autre saison.

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