In the clothes named fat

In the clothes named fat


Résumé :

« Tant que je peux manger, tout va bien ! »
Noko Hanazawa est une jeune femme qui se bat pour trouver son identité face à un reflet d’elle-même qui ne cadre pas avec les “standards” de la société. Mais ce combat peut-il être gagné quand le surpoids devient obsession et que la pression psychologique se fait écrasante ?
Source : Manga News

Avis principal par ladybird3000

Ce manga parle de la minceur et de son impact sur la personne. Cela montre aussi comment la société et l’entourage ont un effet sur l’accomplissement personnel.

Ce josei raconte l’histoire de Nako, une jeune employée de bureau ayant un certain embonpoint. Constamment humiliée par ses collègues de travail, notamment Mayumi qui s’acharne sur elle, Nako se réfugie dans la nourriture à défaut des bras de son petit ami, trop souvent absent. Elle va alors découvrir que son petit ami la trompe avec Mayumi, son ennemie jurée. Pour elle cela ne fait plus de doute, il faut qu’elle mincisse afin de récupérer son petit ami et d’être heureuse.

Ce manga est assez fort et parle de quelque chose qui est trop peu abordé dans les mangas : la minceur. On se rend compte que la société est obnubilée par la minceur et qu’une personne ronde ne fait pas partie de la normalité. Nako est constamment rabaissée et humiliée à cause de son poids. Pour elle, avoir de quoi manger est tout ce qui la rend heureuse. Mais elle est coincée avec l’image que les autres ont d’elle et elle n’arrive pas à s’en défaire. Au final, le regard des autres est important et joue sur son bonheur. Elle se dit que son petit ami ne l’aime pas à cause de sa rondeur et veut changer pour lui. Mais dans le processus, elle va se faire du mal et se mettre en danger. Entre boulimie et anorexie, Nako se met en danger et son rapport avec la nourriture change. Pour elle, la nourriture est comme une échappatoire, mais au final c’est aussi ce qui d’après elle entrave son bonheur. On verra que paradoxalement, c’est lorsqu’elle est mince, voire maigre, qu’elle est vraiment laide. C’est en recherchant le bonheur qu’elle l’a finalement perdu en quelque sorte et son physique en prend un coup.

C’est lorsqu’elle arrive enfin à ses fins, qu’elle va apprendre une triste vérité de la part de son petit ami, qui va remettre en cause son idée du bonheur. En effet, la minceur n’est pas la voie du bonheur. La mangaka pose ici des bases qui nous font nous remettre en question. Il ne faut pas rester figé sur les remarques et avancer. La minceur est aussi quelque chose de psychologique : si l’on se trouve trop gros ou trop maigre, notre vision de nous même en est faussée.

Les dessins ne sont pas très jolis au premier abord. Ils sont très simples, avec des très un peu grossiers. Et c’est cela qui renforce encore plus le discours de la mangaka. Au début, j’ai eu du mal avec les dessins, car ils sont encore plus dépouillés que dans Happy Mania. Mais au final, ils servent vraiment l’histoire et nous montrent Nako tantôt à la limite de l’obésité, tantôt à la limite de la maigreur. Ce sujet est assez délicat à aborder, et les dessins aident le propos de l’auteure.

  • Scénario
  • Dessin
3.5

En conclusion

Un josei qui nous pousse à réfléchir sur l’image du physique idéal que nous donne la société avec une dimension psychologique intéressante.

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