Les Mémoires de Vanitas

Les Mémoires de Vanitas


Résumé :

Fin du XIXe siècle. Paris est en plein émoi à la suite d’attaques répétées de vampires. Pourtant, la règle d’or de leur communauté est de ne pas s’en prendre aux humains ! Un mal mystérieux semble ronger ces créatures immortelles…
C’est en cette période troublée que Noé arrive dans la capitale. Né suceur de sang, il suit la trace du grimoire de Vanitas, artefact légendaire craint de tous les vampires. On dit qu’il permet à son détenteur d’interférer avec ce qu’il y a de plus sacré pour eux : le nom véritable, symbole même de leur vie. Le modifier peut les rendre fous, voire les anéantir… Source : Ki-oon

Avis principal par Beldaran

Après Pandora Hearts, Jun Mochizuki revient avec une nouvelle série, Les Mémoires de Vanitas. Les éditions Ki-oon ont fait les choses en grand pour le lancement du titre avec la présence de la mangaka lors de la Japan Expo en juillet et une partie de leur stand dédié à la série. L’autrice reprend le mythe des vampires et j’avoue avoir été sceptique à cette annonce. Cependant, après la lecture des trois volumineux premiers tomes, je suis conquise !

La série pose ses valises dans un Paris du XIXe siècle et nous entraine dans un monde steampunk. Le récit s’enrichit à chaque tome. Il est assez époustouflant de constater à quel point l’autrice maîtrise son scénario et nous dévoile, par petites touches, un univers particulièrement cohérent et brillant. L’intrigue est rapidement posée dans le premier tome, Noé, vampire noble, fait des recherches sur le grimoire de Vanitas qui va lui tomber dessus, littéralement, plutôt rapidement. C’est lui qui raconte l’histoire et qui livre une information capitale sur la fin du récit. C’est un procédé audacieux, à voir comment il sera traité jusqu’à la fin. Si vous avez lu Pandora Hearts vous ne serez pas surpris par l’ambiance particulière mise en place et propre à la mangaka où les scènes légères s’insèrent avec brio dans un récit qui se veut sérieux et de plus en plus sombre. Il y a tellement de choses à écrire sur ces trois premiers tomes, beaucoup d’informations sur le monde ont été données, notamment en ce qui concerne la société des vampires, l’Eglise mais aussi l’astremite ce mystérieux minerais. Je me contente de rester en surface afin de vous laisser la joie de la découverte.

La narration est dynamique, enchainant les scènes d’action et de révélations sans nous perdre. Le lecteur est happé par cet univers immersif qui est terriblement captivant. Le récit est prenant mais la véritable force de l’œuvre réside dans sa palette de personnages absolument truculents.

Le duo formé par Noé et Vanitas est très intéressant à suivre car même si ce dernier prend beaucoup de place, Noé n’est finalement pas en reste. Ils possèdent des caractères qui se complètent, la naïveté chez Noé et l’excentricité de Vanitas vont faire des étincelles. Le triste passé de Noé est révélé, ses pouvoirs sont également présentés et je suis vraiment fan de son chat, Murr, très souvent laissé derrière, le pauvre. Noé n’est pas faible, loin de là mais il possède une certaine innocence que vient très largement contrebalancer l’outrecuidance de Vanitas. Ah Vanitas, ça c’est du personnage qui prend de la place, oui je me répète. C’est un humain qui se nomme lui-même Vanitas dans une sorte d’hommage au vampire de la Lune Bleue. Son objectif est simple, sauver tous les vampires que ça leur plaise ou non. Il est complexe, torturé et fascinant. La fin du tome 3 nous laisse entrevoir un pan de son passé qui sera développé, je l’espère, dans le volume suivant. Autour du duo gravitent des personnages cinglés et savoureux comme la mangaka sait les créer et comme je les aime. L’arrivée de Dominique de Sade est formidable. Lord Ruthven a une classe folle. Bref, c’est du très très bon du côté des personnages.

J’en arrive à un autre des points forts du titre, les graphismes. Préparez-vous à en prendre plein les mirettes : c’est magnifique. Le tome 1 donne le ton avec le splendide aéronef La Baleine tout en détails. Les décors et autres costumes ne sont pas en reste et offrent une immersion jubilatoire, notamment lors du bal des vampires. Si les décors sont minutieux et travaillés, certaines cases sont, en revanche, tristement vides.

  • Scénario
  • Dessin
4.8

En conclusion

Les Mémoires de Vanitas séduit, captive grâce à un univers foisonnant, intrigant et des personnages savoureux. Le tout est servi par des graphismes époustouflants.

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