Avis principal par Beldaran
En 2014, je me bidonnais devant la série animée Gekkan Shoujo Nozaki-kun qui n’a d’ailleurs jamais été licenciée en France et en janvier 2025, je me suis gondolée en lisant le manga : merveilleux.
Après sa disparition par une minuscule porte en 2024, les éditions Noeve Grafx sont revenues en été 2025 par le biais de la société IDP, en très grande pompe, avec un planning long comme un jour sans pain. Dans ce programme chargé, apparaissaient des nouveautés dont le titre humoristique, Monthly Girls’ Nozaki-kun qui compte à ce jour 17 volumes au Japon et que l’on doit à la mangaka TSUBAKI Izumi, connue en France, principalement pour le shôjo Fight Girl, publié aux éditions Delcourt.
En novembre 2025, les trois premiers volumes sont sortis simultanément et trois autres sont annoncés pour ce mois-ci : c’est une publication au pas de charge.
L’histoire est simple : Sakura est amoureuse de son camarade de classe Nozaki. Le récit attaque sur la déclaration, maladroite ? mal formulée ? de Sakura qui déclenche un formidable quiproquo et qui conduit la lycéenne à découvrir le jardin secret de Nozaki : il est mangaka de shôjo et plus particulièrement de romance scolaire. A partir de ce point, les situations absurdes s’enchainent, les dialogues décalés font mouche et la lectrice que je suis en redemande. La forme de la narration peut surprendre puisque le format choisit par la mangaka est le yonkoma, ces strips en quatre cases qui réclament une maîtrise parfaite des chutes et c’est le cas. Les gags fonctionnent à merveille et s’enfilent comme des perles. Certes, l’humour c’est subjectif mais les vannes débiles qui pullulent au fil des pages m’enchantent au plus haut point. Et si, l’humour file plus vite que la romance c’est grâce à la formidable galerie de personnages principaux et secondaires, parfaitement campés et magnifiquement perchés dans leurs absurdités : un caviar de stupidité.
Au milieu de ce n’importe quoi, Sakura, bombardée assistante mangaka par Nozaki lui-même, découvre un autre monde, le milieu du manga. Alors attention, Izumi Tsubaki n’offre pas un point de vue sérieux sur le milieu éditorial, que non point, elle choisit la parodie et c’est la même chose pour mettre en lumière les romances scolaires où elle s’appuie sur les nombreux clichés pour mieux les faire briller ou les déconstruire dans une ambiance bon enfant. D’ailleurs, tous les essais que met en place Nozaki, avec l’aide plus ou moins volontaire de Sakura, sont merveilleux. Tout pour le manga !
Je ne vais pas vous présenter les six personnages principaux, je vous laisse le plaisir de la découverte, surtout que chacun se dévoile de manière surprenante, et notamment dans la façon dont ils assistent Nozaki pour son manga.
La forme de yonkoma impose un cadre rigide aux dessins et malgré cela, Izumi Tsubaki arrive à apporter du dynamisme à ses scènes grâce à un trait clair et des onomatopées qui n’hésitent pas à s’extraire du cadre.
En ce qui concerne l’édition, la série évite l’impression en Chine mais nous sommes toujours sur un tome assez rigide avec un papier transparent et une qualité d’impression plutôt moyenne. Heureusement, les pages couleurs sur papier glacé sont top. La traduction, signée Morgane Paviot, est enlevée et fait parfaitement ressortir le caractère loufoque des personnages.
En conclusion
Monthly girls Nozaki kun est la comédie scolaire par excellence. Elle est portée par une tripotée de personnages haut en couleurs. Un bonheur pour les zygomatiques.
User Review
0 (0 votes)