Moving Forward

Moving Forward


Résumé :

Kuko, jeune lycéenne, affiche toujours un sourire radieux ! Mais autour d’elle, personne ne semble soupçonner que derrière cette apparente bonne humeur se cache une profonde douleur. Ni son père. Ni Kiyo, son voisin métisse. Ni Ibuki, son amie d’enfance fan de shôjo mangas. Seul Outa, jeune étudiant en école d’art, réussit à lire en elle. Car en réalité, depuis sa plus tendre enfance, Kuko souffre de l’absence de sa mère décédée lors du grand séisme de Kobé. Alors, pour exorciser tout son mal-être, la jeune fille aime tenir son blog photo, sur lequel elle poste « sa vision du monde », à travers le regard des animaux. Mais l’arrivée dans son quartier d’un garçon plus perspicace que les autres pourrait bien chambouler son quotidien…

Avis principal par Aela

Moving Forward est la nouveauté shôjo du premier trimestre de cette année 2017. C’est l’œuvre de Nagamu Nanaji déjà connue en France pour Parfait-Tic! et Koibana – L’amour malgré tout, publiée chez Panini, et c’est donc chez Akata que la mangaka fait son retour en France avec Moving Forward (Aruitou en VO ^_^), la série était prépubliée dans le magazine Margaret et elle est terminée en 11 tomes. Comme dans Parfait-Tic ! et Koibana, l’héroïne est une lycéenne mais contrairement à ses prédécesseurs, Moving Forward offre une toile de fond plus mature, plus dramatique et plus complexe, ce qui n’est pas pour me déplaire.

« Sourire pour quoi ? Sourire pour qui ? Pour masquer ses blessures… ou exprimer sa joie ? »

Moving Forward nous présente dès les premières pages son héroïne, Kuko, une lycéenne pétillante, souriante et serviable. Il faut dire que sa performance de gravir une ruelle en pente avec une personne âgée sur le dos est une entrée en matière peu commune dans un shôjo. Elle est entourée de Kiyo, son ami d’enfance métis pas très observateur mais très optimiste, d’Ibuki, fan de shôjo et qui conseille Kuko suivant les situations qu’elle croise dans les mangas (le clin d’œil à Parfait Tic! m’a beaucoup amusé, Nagamu Nanaji se moque gentiment d’elle-même) et de son père… L’absence de la mère de Kuko se fait rapidement sentir, à ce stade, nous n’en savons pas plus mais on se doute qu’un drame est à l’origine de cette absence. Même si c’est un élément dévoilé par Akata dans le résumé, nous ignorons encore ce qu’il s’est passé ce jour-là. Mais Kuko renvoie une image positive, toujours souriante et de bonne humeur… Elle tient un blog où elle poste de nombreuses photos prises avec son téléphone portable, photos qui ont la particularité d’être prises du point de vue des animaux, ses photos dégagent une atmosphère de sérénité.

Mais Kuko ne peut pas définitivement se cacher derrière son sourire et sa bonne humeur et Outa, un étudiant en art, qu’elle a rencontré il y a quelques mois, ne semble pas dupe… Il devine que derrière ce sourire se cache une grande tristesse et une grande douleur. Comme beaucoup d’artistes, il se cherche et est en proie à de nombreux doutes, c’est peut-être pour cela qu’il ressent que Kuko n’est pas vraiment ce qu’elle paraît être. Dans ce premier tome, j’ai trouvé que c’était Outa qui poussait le plus Kuko à se cacher derrière son sourire. Cet équilibre pas forcément très stable va être mis à rude épreuve lorsque Kuko rencontre un « brun ténébreux », qui n’a pas de nom dans ce premier tome, qui vient d’emménager et qui déteste la ville, il n’est pas tendre dans ses propos quand il parle à Kuko et surtout il comprend qu’elle se force à être ce qu’elle n’est pas… Pour le moment, nous ignorons encore beaucoup de choses de ce personnage mais Kuko ne le porte pas dans son cœur au point qu’il soit le seul à qui elle ne sourit pas. Un personnage qui va secouer la petite vie bien rodée de Kuko et peut-être que c’est ce personnage qui va permettre à Kuko d’avancer et d’évoluer.

Nagamu Nanaji maitrise parfaitement sa narration dans ce premier tome, dévoilant juste ce qu’il faut pour que le lecteur devine qu’il n’y a quelque chose qui cloche. Kuko est une héroïne pétillante et souriante mais l’est-elle vraiment et pour combien de temps ? Le dessin est net, clair et expressif, j’ai trouvé Nagamu Nanaji bien avisée sur les planches sans texte où elle arrive parfaitement à retranscrire l’émotion de la scène. N’hésitez pas à lire les petites notes de la mangaka, elles sont très riches et très bien documentées, particulièrement sur les lieux clés de Kobé, elles nous permettent de mieux comprendre comment elle a abordé la construction graphique de ses planches, les vues et paysages sont juste à tomber ^_^

  • Scénario
  • Dessin
4.7

En conclusion

Premier tome prometteur, coup de cœur !!!

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