Reborn Goblin

Reborn Goblin

Résumé :

Akira Yagami, un employé de bureau ordinaire, sauve un enfant d’un accident de la route, aux dépens de sa propre vie. À son réveil, le voilà réincarné en gobelin. Ces créatures ont malheureusement une espérance de vie assez limitée – de seulement sept jours. Contre toute attente, Akira est doté d’un pouvoir lui permettant de vivre plus de 80 ans et en plus de s’approprier les compétences de nombreux gobelins, voire même celles du roi démon…
Source : Delcourt/Tonkam

Avis principal par Beldaran

Reborn Goblin est la nouveauté qui a ouvert le mois d’octobre des éditions Delcourt/Tonkam, un isekai toujours en cours de publication au Japon avec 16 volumes (ça fait beaucoup). En survolant le résumé, j’ai pensé au manga Re:Monster publié aux éditions Ototo où là aussi, c’est une réincarnation en goblin. Néanmoins, au vu du côté mignon des goblins dans Reborn Goblin, on se situe plus dans l’esprit d’un Moi, quand je me réincarne en slime, même s’il faut l’avouer, en moins intéressant. J’ajoute qu’une adaptation animée est en cours de diffusion sur la plateforme Crunchyroll avec déjà trois épisodes de disponible.

Truck-Kun a fait son office sur Akira Yagami, employé de bureau qui n’avait pas l’air de subir sa vie donc qui n’en demandait pas tant, mais bon, c’est le jeu ma pov Lucette : paf isekai. Alors qu’il décède tranquilou bilou, il est assailli de regrets, regrets qui lui permettent de débloquer la compétence, « humain de 80 ans », compétence fort utile quand vous êtes réincarné dans la peau d’une créature qui ne vit que sept jours.

C’est un tome d’exposition donc pas d’action, uniquement de la découverte. Akira prend ses marques dans ce nouvel environnement, tout en découvrant le fonctionnement de ces faibles créatures. Chanceux, comme il est, le hasard met sur sa route le roi démon, pas au top de sa forme : une aubaine, ce qui met en branle l’intrigue sur le monde extérieur. L’intrigue est aidée par l’arrivée inopinée d’humains qui permettent à Akira de faire joujou avec ses capacités. Il rencontre une femme chevalière (qui est habillée, merci). Elle le mène à un comte qui, pour tailler la bavette, le conduit dans un lupanar : logique. Le voilà le cliché graveleux de toutes œuvres de fantasy qui ne se respecte pas. Yeah ! Le passage n’apporte rien donc passons à la partie la plus intéressante, à savoir : comment Akira se débrouille pour permettre aux gobelins d’évoluer alors qu’ils ont une espérance de vie très courte. C’est un aspect qui sera développé par la suite, je suppose, notamment vu les premières pages qui promettent de la bagarre.

Autre cliché qui débaroule dans les dernières pages, le personnage féminin bien vénère qui, pour l’instant, n’existe qu’au travers de sa rage, une démone, qui révèle ce qu’a légué le roi démon à Akira. J’ai trouvé la dernière page du tome terriblement artificielle dans la tension qu’elle tente d’instaurer. Le pire, elle n’arrive pas à donner envie de lire la suite.

Les dessins sont simples et ne cherchent pas à révolutionner le bestiaire. Néanmoins, le trait est fin et soigné. Le découpage est classique.

En ce qui concerne l’édition, le papier est souple, sans transparence et la qualité d’impression correcte. En revanche, il faut forcer sur la reliure pour bien accéder à certaines bulles. Le logo titre est rehaussé d’un vernis sélectif. La traduction, signée Corentine Sys, est plaisante.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Delcourt/Tonkam.

  • Scénario
  • Dessin
2.5

En conclusion

Reborn Goblin est une fantasy isekai qui prend le temps de poser les bases d’un univers qui devrait être vaste. A réserver aux fans du genre.

Envoi
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