The Empire of Corpses

The Empire of Corpses


Résumé :

À la fin du XIXe siècle, une technologie révolutionnaire permettant de ré-insuffler la vie se répand dans le monde entier. John Watson, jeune étudiant en médecine, est contraint d’entrer au service de la couronne britannique pour échapper aux travaux forcés. Il part alors pour la lointaine Asie dans l’espoir de redonner l’âme et la parole à son ami… Source : Pika

Avis principal par Beldaran

En novembre 2018, en même temps que le roman les éditions Pika ont publié l’adaptation en manga de l’œuvre, en trois tomes, signée Tomoyuki Hino. J’ai adoré le roman qui est brillant et captivant. En revanche, je n’ai pas apprécié l’adaptation animée que j’ai trouvé médiocre. C’est donc avec une grande appréhension que je me suis attaquée au manga et mes craintes se sont confirmées. Le déroulement de l’intrigue suit celle du film et les évènements s’enchainent encore plus vite que dans ce dernier.

L’univers est très brièvement et rapidement présenté. On en saisit, à peu près, les mystères au fil des pages, mystères liés au journal du docteur Victor Frankenstein qui a réussi l’exploit d’insuffler la vie à un amas de chairs de forme humaine. A partir de là, la création de nécromates a arrosé le marché du travail dans les dernières décennies du XIXème siècle, tout en changeant le visage des conflits entre les pays. Chaque nation a développé un necrogiciel particulier qui inscrit une âme artificielle dans le cerveau d’un cadavre afin de lui permettre de se mouvoir.

Le fil conducteur est la quête de ce journal par l’étudiant John Watson contraint de travailler pour le service des renseignements britanniques, Walsingham.

Il faut s’accrocher, surtout si vous découvrez l’histoire par le biais du manga, car la narration est expéditive avec des événements qui s’enchainent très rapidement, réduisant l’impact de certaines découvertes. Tout va trop vite et du voyage des protagonistes jusqu’en Afghanistan, au fameux royaume des morts, ne sont conservés que quelques passages dont une rencontre mouvementée avec un nécromate particulier qui apporte La scène d’action du volume et surtout ce nouveau spécimen est lié à la révélation choc de la dernière page. L’ensemble des interrogations pertinentes autour de l’âme, présentes dans le roman ont été gommées. Dommage.

Sur le récit, mené tambour battant, ont été jetés de nombreux personnages sans réel développement donc aucun n’est attachant. John Watson, jeune étudiant en médecine a commis l’irréparable. Cet acte le condamne à servir la couronne. Il est brillant et obsédé par son objectif, lié à Vendredi. C’est le seul à être un peu travaillé, pour le reste c’est le néant. Ils se cantonnent à un rôle précis. Le capitaine Burnaby fait office de garde du corps jouasse. Le guide, russe, Nikolaï Krassotkine, cherche-lui aussi le journal. Hadaly fait une entrée et une sortie en même temps avec une pseudo-mise en garde. En bref, les personnages ne sauvent pas le récit.

Du côté des graphismes, c’est la bonne surprise. Le trait des personnages est soigné. On perçoit la différence d’expressivité entre les vivants et les nécromates. Watson est particulièrement bien travaillé de ce côté-là. En revanche, en ce qui concerne les décors, c’est vraiment léger.

L’édition est correcte. Le visuel de la couverture est très beau.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Pika.

  • Scénario
  • Dessin
2.8

En conclusion

A l’image de l’adaptation animée, le manga déçoit. Le récit va trop vite et les personnages ne sont pas intéressants. Je vous encourage à lire le roman.

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