Empress Ki

Empress Ki

Avis principal par Missmatsu

Résumé : Au XIVe siècle, la jeune Nyang est envoyée avec sa mère loin de son royaume natal de Goryo pour devenir esclave à la cour des Yuan. Parvenant de justesse à échapper à ce cruel destin, elle se lance à la recherche de son père, et se retrouve au service du roi de Shenyang. Malgré elle, puis par désir de vengeance et par amour, elle prendra ainsi part aux diverses luttes de pouvoir et changera à jamais le cours de l’Histoire…
Source: Drama Passion

Casting :

Acteurs Rôles
Ha Ji Won Ki Nyang
Joo Jin Moo Wang Yoo
Ji Chang Wook Togon
Baek Jin Hee Tanashiri
Kim Young Ho Bayan
Jin Yi Han Tal Tal

« Une fois entrée dans la secte Empress Ki, tu n’en ressortiras plus! » C’est sur cet avertissement que l’on m’a introduite à la fabuleuse série qu’est Empress Ki. Je n’étais pas convaincue, mais attirée depuis longtemps par le drama, je me suis lancée avec l’espoir d’y trouver mon compte. Et c’est avec plus encore que j’en suis sortie, la série s’étant très rapidement élevée au sommet de mes coups de cœur…

Version romancée de la vie de la véritable impératrice Ki, ce drama de 51 épisodes nous plonge au plus près de cette femme qui, de rien, est devenue impératrice de tout un pays. Difficile de ne pas être enthousiaste avec un résumé comme celui-ci. Comme beaucoup, le nombre très conséquent d’épisode me faisait peur, mais une fois que je me suis plongée dans le récit, j’ai bien vite oublié toutes mes craintes. Le drama est carrément addictif. Une fois commencé, il m’a été pratiquement impossible de m’en détacher. Pour ne rien arranger, l’intrigue est incroyablement bien ficelée. Du début à la fin, je ne me suis jamais ennuyée et surtout, on va de surprise en surprise ! Suivre les personnages dans ce contexte où l’on n’est jamais sûr de rien (seulement très peu d’éléments sont prévisibles) était vraiment exaltant. J’avais également peur que l’on s’éparpille avec autant de personnages à suivre, mais il n’en est rien. On reste bien sur principalement focalisés sur l’ascension de Nyang jusqu’au trône, mais les caractéristiques et les luttes de pouvoir des autres personnages sont très bien exploitées également. Les créateurs ont toujours su rebondir sur les fins « d’arcs » pour toujours nous proposer un contenu plus riche et auquel on ne s’attendait pas. En bref, c’est du génie et cela devient très vite une drogue! On ne suit pas la série, on la VIT. Si vous tenez à votre vie sociale, je ne peux que vous conseiller de la mettre de côté pendant votre visionnage, parce qu’il est impossible très difficile de décrocher une fois commencé.

L’ascension au pouvoir de Nyang est fascinante à suivre. A ce titre, les toutes premières images de la série sont très ingénieuses. On la voit épouser l’Empereur, mais avec ce que l’on voit par la suite, il est impossible de deviner comment elle pourrait bien y parvenir et surtout, ce qui peut bien la motiver. Le personnage en devient complexe mais passionnant à la fois. J’étais réellement à fond avec elle dans toutes ses décisions si bien que chacune de ses petites réussites me mettaient dans un état d’hystérie que je ne pensais pas atteindre. Comme je l’ai dit, on ne sait jamais à quoi s’attendre, aussi, j’ai été surprise de la voir évoluer de cette manière, aussi bien au niveau social que psychologique. Le contexte était en tout cas passionnant sans prendre une place trop étouffante vis à vis des autres personnages. L’équilibre entre chacun était plutôt bien placé.

Empress Ki, c’est aussi un gros mélange des genres. Je pense que n’importe quelle personne étant un tant soit peu ouverte d’esprit peut largement y trouver son compte. J’irais même plus loin en affirmant que la série n’est clairement pas réservée uniquement aux adolescents et peut séduire un large public. La série contient son lot d’émotions (quoique, ce doit être plus que cela quand on pleure toutes les larmes de son corps..) et ne manquera pas d’émouvoir les plus sensibles d’entre nous. Moi même, j’ai été très régulièrement touchée par le sort des protagonistes, qu’ils soient considérés comme les gentils ou non. Tous les personnages sont capables de nous toucher à un moment ou à un autre, et c’est cela qui fait aussi la force du drama. Au contraire, la série regorge de passages très drôles également, mais davantage à ses débuts. Les premiers passages entre Nyang et l’Empereur par exemple, peuvent être hilarants, sans compter tous les quiproquos qui résultent du travestissement de Nyang. A l’instar, nous avons aussi du suspense, de l’action avec un grand nombre de batailles épiques et très prenantes, de la romance et même un peu d’économie. Et encore, tous ses mots sont bien creux pour parler d’une série si diversifiée dans sa construction.

Pour en revenir à Nyang, elle incarnait réellement tout ce que j’attendais d’une héroïne digne de ce nom. Ha Ji Won incarne une femme forte et avec des faiblesses à la fois. De par sa vie particulièrement difficile et riche en rebondissements, la jeune femme est une stratège hors paire et va développer de nombreux talents au cours de la série. Ce que j’ai principalement aimé, c’est qu’elle ne se laisse pas faire. Elle est à cent lieues de la princesse bien comme il faut qui passe son temps à attendre qu’on la secoure. Elle va de l’avant même, c’est elle qui se lance la première dans les combats et qui prends les décisions. Oui, on peut le dire, c’est elle le véritable bonhomme de cette histoire. Mais d’un autre côté, et c’est ce que j’ai aimé également, elle reste une femme, elle ne se travestit pas par plaisir et cache des faiblesses, comme tout le monde. Elle hésite, fait des erreurs et a des sentiments. Son évolution est particulièrement importante et on peut même voir que cela a des répercussions sur le ton de la série. Elle est plus légère au début pour devenir plus sèche sur la fin. Pendant un moment, je me suis même mise à ne pas aimer comment elle devenait. Durant un petit nombre d’épisodes, j’en venais presque à penser qu’elle commençait à trop rechercher le pouvoir et s’éloignait de son but premier. Mais fort heureusement, cela ne dure pas et elle reprend de sa superbe par la suite.

A ses côtés va évoluer un premier héros masculin, le très droit Wang Yoo, roi de Goryo. Alors ce personnage, je l’ai vraiment mais vraiment adoré. Je l’ai trouvé parfaitement en adéquation avec son statut de roi. Il est toujours juste, il pense aux besoins de son peuple avant les siens. Pour parfaire le tout, c’est un excellent guerrier. Jamais il ne m’aura déçue. Plus encore, je trouvais toujours cela plus rassurant lorsqu’il était là. Son personnage va également évoluer, mais pas toujours de la meilleure manière. Lorsque l’on compare à ses débuts, il était bien plus naïf. Sur la fin, il mûrit réellement et devient un roi exemplaire. J’étais vraiment à fond derrière lui en toute circonstances. Après, je ne cache pas que j’aurais préféré le voir apparaître plus souvent. Les réalisateurs avaient la mauvaise habitude de l’expédier à Goryo bien souvent et cela faisait pour le coup partir l’histoire dans un sens que je ne voulais pas.

Parlons maintenant du sujet qui fâche: les couples de la série. Un certain nombre de spectateurs ont soutenu Nyang et l’Empereur, mais clairement, ce ne fut pas mon cas. Le couple de Wang Yoo et Nyang est juste tellement beau et touchant que je n’ai jamais cessé de le soutenir. Je trouvais qu’ils étaient réellement parfaits ensemble. Ils se complétaient réellement, c’était une relation basée sur la confiance qui était profitable aussi bien à l’un qu’à l’autre. Ils sont soudés, d’excellents stratèges et font des étincelles ensemble. Une alchimie que je n’ai jamais retrouvée avec Togon. En tout cas, ce fut une romance pleine de poésie et aussi bien tragique. Leur relation était vraiment belle.

Le personnage le plus travaillé de ce trio (et inévitable triangle amoureux) reste toutefois à mes yeux l’Empereur Togon (ou Ta Hwan, c’est selon la traduction). Celui-ci va en effet beaucoup évoluer durant les 51 épisodes. Au contraire de Wang Yoo qui s’avère la quasi totalité du temps un personnage parfait, Togon est bien plus en contraste. Son côté enfantin et le fait qu’au fil des épisodes, il commence à prendre ses responsabilités m’ont fait craquer. En effet, malgré ses petits défauts, le personnage reste globalement adorable, que ce soit dans ses interactions avec Nyang ou même dans son attitude générale. Il apporte beaucoup d’humour à la série et son côté « torturé » plus tard dans la série font qu’on s’y attache sans problème. Et pourtant, je l’ai détesté à de nombreuses reprises, l’épisode 50 en tête. Si l’on commence à le comparer à Wang Yoo, le jeune homme est bien trop immature et surtout, il se fait manipuler par tout le monde, et ce, tout le temps. Oui, certes, il prend son indépendance au fur et à mesure, mais reste qu’il est dépendant de Nyang du début à la fin. Et quand il prend ses décisions seul, cela vire souvent au désastre. Mais justement, c’est là que le travail sur le personnage est le mieux fait: malgré ses défauts qui nous donnent envie de le tuer, il reste humain.

Je vais faire bref : son couple avec Nyang ne m’a pas particulièrement enthousiasmée. Certes, il ne m’était pas rare de les trouver très mignons ensemble, mais non, je n’ai jamais accroché, trop butée sur le sujet.

Ici, j’ai bien souvent eu l’impression de voir une mère et son fils, parce que leur relation n’était pas sur un pied d’égalité. Je les ai aimés, surtout aux débuts de leur relation, mais plus on avançait et plus j’avais envie qu’ils se séparent. Il y avait tout de même de très jolies scènes entre eux.

Empress Ki, c’est aussi une multitude de personnages secondaires. Je ne vais pas m’étendre sur chacun (et heureusement vu la longueur de l’article) mais la plupart étaient tous très appréciables, le fin stratège Tal Tal en tête. Il faisait vraiment parti de mes personnages favoris sur la fin. Son duo avec Nyang m’a étonnée mais vraiment dans le bon sens du terme (bon ok, moi aussi je les ai shippés ensemble oups). Je pense que c’est le seul protagoniste qui ne m’a jamais déçue d’ailleurs. Ensuite, son oncle Bayan était intéressant, particulièrement dans la façon où il change; moi qui l’adorais au début ai vite déchanté, mais c’est ça qui fait le génie de l’écriture des personnages je pense. Enfin, les fidèles serviteurs de Wang Yoo, bien qu’ils ne prennent pas une place particulièrement importante dans le scénario, apportaient une touche d’humour très appréciable. Personnellement, j’étais totalement fan de l’eunuque Bang, son dévouement était vraiment touchant comme tout.

Du côté des méchants, il n’est pas rien de dire qu’enfin, ce sont de vrais de chez vrais méchants. Et franchement, je n’ai jamais eu autant envie de tuer les personnages que dans cette série. El Temur en tête, m’a fait piquer de belles crises de nerfs. Je nuancerais plus toutefois pour ses enfants, Tanashiri et Tangqishi (oui, parce que Talahai, le peu de fois qu’on le vois à l’écran …). Je trouve l’écriture de ces personnages très bien pensée. Je les ai détestés à certaines périodes de l’histoire, mais souvent, j’arrivais à comprendre leur motifs, parfois même à compatir dans le cas de Tanashiri. Les ennemis de Nyang ont de bonnes et valables raisons d’être méchants, et cela, ça fait plaisir!

Bon, parce que même une série qui frôle l’excellence à ses petits défauts… Je dois dire que la fin m’a beaucoup refroidie. Je mentirais en affirmant que le parti-pris à l’épisode 50 m’a plu, mais je ne sais pas, c’était justifié dans l’histoire, il y avait un fond. La fin, c’est un peu le gros bazar, cela part dans tous les sens dans les 20 dernières minutes, on commence de nouvelles histoires (et surtout, pour Tal Tal, je crois que je ne m’en remettrais jamais), bref cela part en live total. Les dernières images également étaient très peu judicieuses.

Le tout est très précipité et donc peu appréciable. Avec le temps toutefois, je nuance un peu plus mon jugement. C’était certes, très mal fait, mais c’est vite oublié quand on a eu environ 50 heures 30 de presque excellence. On peut également évoquer quelques éléments peu crédibles.

Tous les acteurs m’ont vraiment éblouie. Ha Ji Won a réellement un port de reine et m’a éblouie dans le rôle. Je découvrais l’actrice et j’ai tout à fait compris l’adoration que lui vouent les fans. Elle peut-être toute simple comme impériale, vraiment. Et franchement, c’est pas humain la façon dont elle joue les scènes plus tragiques *retourne pleurer*. Ji Chang Wook est sans conteste mon gros coup de cœur du drama. Il dégage une de ces prestances, un charisme fou! Il m’a fait rire à de nombreuses reprises, puis beaucoup pleurer et parfois même m’a effrayée tellement son jeu était fluide. Il passe d’une émotion à l’autre avec facilité. Je trouve que Joo Jin Moo a totalement su se fondre avec son personnage également. Il paraissait simple et charismatique à la fois. D’une manière globale, j’ai trouvé le casting réellement excellent. Ma petite révélation fut également Jin Yi Han : un acteur vraiment très charismatique je trouve.

Dans le genre historique, The Moon that embraces the sun m’en avait déjà mis plein les yeux. Ici, ce fut encore pire. Au niveau du visuel, tout est en détail et finesse. Les décors sont somptueux, principalement les bâtiments qui regorgent de détails magnifiques. Je crois que n’importe quel amoureux de l’architecture asiatique y trouvera son compte. Les tenues sont également de qualité, je ne compte plus les fois où j’ai été en adoration devant la garde-robe de Nyang.

Pour finir, l’OST est à l’image de la série; sublime et addictive. Certaines pistes comme « Love Wind », « The Wind » et « Just Once » font vraiment bien passer les émotions dans la série. Mention spéciale pour « To the butterfly », parce oui, Ji Chang Wook ne sait pas que jouer, il sait aussi chanter à la perfection! Les morceaux instrumentaux ont été de beaux coups de cœur également. Le thème principal ou encore « Flower Blossom » sont magnifiques à écouter.

  • Scénario
5

En conclusion

Empress Ki est une série complète à tous les points de vue. Son scénario est riche et addictif, ses personnages sont humains et très attachants et les acteurs sont brillants. Que vous appréciez les dramas historiques ou non, je pense qu’il est tout simplement immanquable !

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