Les Contes de Terremer

Les Contes de Terremer

Avis principal par Missmatsu

Résumé : Les aventures du jeune Arren, prince du royaume d’Enlad, qui va s’allier aux forces du grand magicien Epervier, pour rétablir l’équilibre du monde rompu par une sorcière maléfique. Dans le combat qui s’annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille. Ensemble, ils dépasseront leurs peurs et uniront leurs destins pour mener le plus fascinant des voyages.
Source : Allociné

Parce que j’aime Ghibli et les œuvres de Goro Miyazaki, je me sentais obligée de visionner, un jour ou l’autre, Les contes de Terremer et bien sur, il était exclu qu’il ne plaise pas. Pourtant, je n’ai pu essuyer une petite déception. Quelques mois plus tard, elle est toujours là, mais je regarde le long métrage sous un meilleur jour…

Comme son nom l’indique, Les contes de Terremer nous conte la vie de plusieurs habitants de Terremer. Arren, un jeune prince, est contraint de quitter son palais après avoir assassiné son père, le Roi et fuit dans la campagne. C’est ici qu’il va faire la rencontre d’Épervier, un sage et de Therru, une bien étrange jeune fille.

Difficile à suivre. C’est une des principales réflexions qui me reviennent en mémoire lorsque je repense à ce film. A première vue, le long métrage de presque deux heures n’est pas si compliqué: c’est les recherches d’Arren pour se retrouver lui-même et la confrontation entre le bien et le mal incarnés par les personnages de Épervier et Aracnéide. Mais pour totalement apprécier ce long métrage, je crois qu’il faut aimer être perdu autant qu’être menés en bateau. Ce n’est pas toujours mon cas, aussi, j’avoue avoir été plutôt frustrée par ce long métrage, qui me laisse un amer goût de trop compliqué. Même à la fin où pratiquement tout nous avait été expliqué, je n’ai pu m’enlever de la tête que les créateurs auraient pu aller à l’essentiel directement. Cela aurait pu nous épargner à nous, pauvres spectateurs perdus (enfin, moi en tout cas), bien des prises de tête. Et puis, c’est un long métrage très contemplatif, donc parfois très très long. Je comprends que certaines scènes plus passives étaient aussi là pour faire marcher la morale de l’histoire, mais honnêtement, il m’a été très difficile de ne pas décrocher pour le coup.

Maintenant que j’ai joyeusement déballé tout mes points négatifs, je vais pouvoir parler du reste, c’est à dire de ce qui m’a à peu près séduite. Quand bien même je me suis particulièrement ennuyée, je ne peux nier qu’il y a un aspect mystérieux qui intrigue tout de même. Ces questionnements se portent en particulier sur les personnages de Arren et Therru, dont la psychologie est au centre de l’attention. Arren, lui, est brisé par le parricide qu’il a commis de sang froid, et ça se comprend, mais j’ai eu toutefois du mal à totalement adhérer au personnage. J’ai trouvé que son évolution et sa rédemption arrivaient un peu vite, sans que l’on s’aperçoit directement de ce changement en soit.

Pour ce qui est de Therru, elle se faisait assez perturbée et tout aussi perturbante. Marquée d’une brûlure au visage, la jeune fille semble se méfier de tous les Hommes, à part Tenar, jeune fermière qui l’a recueillie. Sa relation avec Arren était tout de même plaisante. Elle évolue petit à petit à ses côtés (même si sur la fin, j’ai trouvé cela encore une fois un poil rapide) d’une jolie manière et parvient à devenir plus sure d’elle et par la même occasion, plus plaisante pour le spectateur. Parce que personnellement, j’avais du mal à totalement cerner cette héroïne. J’ai en tout cas beaucoup aimé la scène de la chanson, qui marque un réel tournant visible dans leur relation. Cette dernière est d’ailleurs à la fois belle, paisible et parfois étrange puisque sur les débuts, Therru méprise Arren.

Pour ce qui est des personnages secondaires, je suis encore plus réservée. Si la sagesse et le grand soutien dont faisait preuve Épervier m’a parfaitement séduite, je le suis bien moins pour le grand méchant, Aranéide, qui manquait à mon sens de beaucoup de charisme. En revanche, le duo que Épervier formait avec sa bien aimée, Tenar, m’a beaucoup plu par sa simplicité et son ton naturel qui manque bien souvent aux couples de longs métrages.

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai été en revanche particulièrement séduite par la morale du film, simple mais terriblement efficace et vraie: il faut profiter de chaque instant de la vie. Celle-ci s’insère avec beauté face aux ambitions de Aranéide sans être trop lourde, c’est avec subtilité que le spectateur l’assimile. Pour moi, il s’agit peut-être là du plus beau point du film!

Ghibli l’oblige, très peu de libertés sont prises quand il s’agit du chara-design. C’est donc du très typique du studio qui en ressort, mais on ne peut pas non plus dire que cela est totalement désagréable. Au sujet des paysages et villes pensées pour Les contes de Terremer, ils sont sublimes. C’est encore une fois des décors qui nous donnent envie de sortir, de voyager… Bref, c’est avec une grande beauté visuelle que l’on suit ce Ghibli.

  • Scénario
  • Dessin
3.5

En conclusion

Les contes de Terremer me laisse plus mitigée que la plupart des Ghibli. Si son histoire et ses personnages à la psychologie plus poussée qu’à l’ordinaire sont intéressants, le long métrage souffre de lenteurs et se montre parfois bien trop compliqué. Mais si vous êtes fan du studio, il est à voir!

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