Samuraï Champloo

Samuraï Champloo

Avis principal par Maraya

Résumé : Mugen et Jin sont deux rônins (samouraïs sans maîtres) que les styles et les valeurs opposent. Le premier, bien que très fort avec une épée dans les mains, est impétueux et fait étalage de techniques de combat non conventionnelles. Le second est, quant à lui, l’archétype du samouraï expérimenté qui se réfère sans cesse au Bushido. Leurs destins vont se lier à celui de Fuu, jeune serveuse qui vient de perdre son travail à la suite d’un combat impliquant les deux rônins et qui a détruit le salon de thé qui l’employait. Celle-ci les convaincra de la suivre dans son périple, à la recherche du samouraï qui « sent le tournesol ».
Source : Manga News

Pour tout vous dire, ce sont les graphismes qui m’ont d’abord attirée dans cet anime. J’étais à la fnac et Samourai Champloo était proposé au public à titre de démonstration. Je suis restée subjuguée devant l’écran un bon moment puis ayant également constaté que l’humour présent dans la série me convenait, je me la suis procurée illico.

C’est seulement ensuite que j’ai su que cette série avait été réalisée par Shinichiro Watanabe (Cowboy Beebop). Et effectivement, une fois les premières minutes passées, on n’en doute plus une seule seconde ! On retrouve les mêmes ingrédients qui ont fait de Cowboy Beebop un incontournable de l’animation japonaise. Notamment la bande son qui, en lieu et place de jazz & blues, mêle cette fois habilement hip-hop et chambara (bruit de la lame tranchant la chair).

Cela peut surprendre et dérouter au début mais très franchement ça donne la pêche et une touche d’originalité qui n’est point déplaisante. Le rythme et le ton du récit sont donnés dès les premières secondes et l’entrée en scène de Mugen et Jin n’en est que plus réussie. Franchement, ils ont trop la classe tous les deux lors de leur première affrontement.

De surcroît, la réalisation est dynamique et l’humour omniprésent, contribuant à faire de l’anime une série d’exception !

Pour ce qui est de l’histoire, elle n’est pas très compliquée et se résume en une quête pour trouver le « samurai qui sent le tournesol ». C’est d’ailleurs plus un fil rouge qu’autre chose, histoire de donner à nos trois protagonistes un but commun. La série fonctionne en quelque sorte comme un « road movie », c’est-à-dire que c’est ici davantage le voyage qui tient lieu d’intrigue. Celui-ci se résume à une quête initiatique, au cours de laquelle trois destinées antagonistes vont de recouper et ne former plus qu’une.

A l’image de Cowboy Beebop, bon nombre d’épisodes ne se suivent pas directement et certains d’entre eux pourraient très bien être diffusés dans un ordre totalement différent, sans compter que deux ou trois d’entre eux offrent une intrigue totalement déjantée, décalée et sans rapport direct avec le périple dans lequel les personnages se sont engagés. Ils n’en sont pas pour autant inintéressants, bien au contraire, mais disons qu’ils ne contribuent ni à faire progresser les relations entre les personnages, ni à faire avancer la quête.

Et a contrario, il y a les épisodes clés, ceux qui vous font véritablement adorer la série. Ces épisodes s’attardent davantage sur le passé de certains personnages, sur leurs motivations, les dilemmes auxquels il doivent faire face, ou contribuent à faire avancer l’intrigue, nous apportant quelques indices sur l’identité de ce fameux « samuraï qui sent le tournesol ». Ces épisodes mettent en général moins l’accent sur l’humour et ont une teneur plus dramatique. On se prend encore plus de sympathie pour les personnages et on n’a alors qu’une envie, que la série ne s’arrête jamais.

Les trois personnages principaux sont tous très attachants et très charismatiques. Particulièrement les deux garçons. Leurs relations évoluent subrepticement au fil de l’intrigue, sans précipitation. Il faut dire que cette quête pour le moins étrange réunit trois personnages qui ont toujours eu l’habitude de vivre seuls, un peu à l’écart des autres, ne pouvant compter que sur eux-mêmes. Leurs trois personnalités diffèrent totalement, ce qui complique les choses dans un premier temps. Mais ils finissent par s’attacher les uns aux autres.

De nombreux anachronismes parsèment la série, ce qui la rend d’autant plus originale et déjantée. Je pense notamment aux lunettes de Jin et à la façon très « moderne » qu’a Mugen de se battre avec un sabre. Il a vraiment la classe ce Mugen.

Je terminerai en parlant du doublage français. Vraiment de ce point de vue là, il n’y a non plus rien à dire. Les comédiens ont fait du bon boulot, leurs performances vocales retranscrivant très bien le caractère et la personnalité de chacun des protagonistes.

  • Scénario
  • Dessin
4

En conclusion

Un anime que j’affectionne donc particulièrement et que je conseille à tous mais avant tout, bien sûr, à ceux qui ont été aimé Cowboy Beebop. Beaucoup d’humour, d’originalité et de profondeur dans cet anime aux multiples facettes et faisant la part belle à trois personnages au caractère fort, détonnant et qui sauront gagner votre sympathie.

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