Avis principal par Beldaran
La lecture du deuxième volume du manga de dark fantasy, Cervin – Le roi oublié m’a mise dans l’ambiance pour découvrir l’adaptation manga du light novel Blade & Bastard. Ce dernier m’ayant passionné, j’étais impatiente de parcourir la version manga, proposée par Makoto Fugetsu qui compte actuellement sept volumes.
Nous connaissons Makoto Fugetsu pour deux mangas, Re:Zero – Deuxième Arc : Une semaine au manoir par l’éditeur Ototo et Granblue Fantasy aux éditions Pika. Le light novel est écrit par KAGYU Kumo (Goblin Slayer) et illustré par So-bin (Overlord). Pika a publié le premier tome du light novel et du manga simultanément le 04 mars dernier.
La lecture de ce tome s’est révélée moins pire qu’annoncée, même si ce n’est pas transcendant mais, vu le produit d’origine, c’était difficile de faire mieux.
Ayant lu le roman, je ne m’attendais pas à être surprise et je ne l’ai pas été : formidable. Si je fais abstraction du positionnement du chapitre zéro, le manga suit très fidèlement le roman et fatalement en reprend les défauts dont la narration plan-plan et une très mauvaise gestion de la tension.
Un donjon est apparu sous la forme d’un gouffre sans fond, attirant des aventuriers de tout poil et créant une ville à proximité avec auberges, artisans et surtout une église où contre une somme rondelette, on vous ressuscite, enfin, si vous avez du bol, sinon c’est pouf tas de cendre : merci pour ce moment.
Ce tome introduit parfaitement l’univers avec l’intrigue autour du mystérieux Iarumas, en quête de cadavres pouvant le reconnaître. Son boulot, rapporter les morts à l’église alors, il explore avec une grande prudence le donjon. A côté de l’intrigue Iarumas, se dessine celle autour de Garbage qui est aussi bien amenée que dans le roman. Iarumas le pragmatique qui fonctionne comme la Suisse : neutralité forever, rencontre Garbage, un être réduit à l’état esclave depuis l’enfance qui a été traité comme un chien et qui agit comme tel. Bah, au moins ça fait de la compagnie à Iarumas qui le prend sous son aile. A ces deux intrigues, s’ajoute Raraja qui devient le narrateur ainsi nous découvrons Iarumas et Garbage par ses yeux. Mais la manière dont il rejoint « le groupe » est toujours aussi maladroite, du moins dans la manière dont Iarumas accepte la situation.
Je m’attendais à ce que les scènes d’action soient dynamiques, eh bien, c’est assez décevant : cela ronronne comme le reste.
En revanche, le volume s’arrête à un moment bien trouvé qui, si vous avez apprécié votre lecture, vous donnera envie de découvrir la suite.
Je n’ai pas grand-chose à écrire sur les personnages, tellement ils m’ont peu intéressé. Nous sommes face à des stéréotypes du genre donc rien de nouveau dans les couloirs du donjon.
J’attendais plus du dessin de Makoto Fugetsu, du dynamisme, de la folie, du rythme que diable. Malheureusement, le découpage, classique, tue les instants de tension, malgré quelques rares épiphanies de pleine page. Le bestiaire ne prend aucun risque et reste dans la zone de confort des bestioles connues.
L’éditeur a choisit de positionner ce seinen dans sa collection shônen et offre une édition propre. La qualité d’impression est correcte. Le papier est souple mais légèrement transparent. Nous avons droit à des premières pages couleurs sur papier glacé et la couverture est parsemée de vernis sélectif du plus bel effet. Le point pertinent et plaisant, nous retrouvons à la traduction Mathilde Tamae-Bouhon, également en charge de celle du light novel.
Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Pika.
En conclusion
Le manga Blade & Bastard propose une autre approche de l’histoire et fait office de bon complément au light novel. Malheureusement, je n’ai trouvé intéressant ni le roman, ni le manga.
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