Love Agency

Love Agency

Résumé :

Nippo-suédoise, Mari a tout pour plaire : elle est belle, excellente en cours et très douée en sport. Un seul problème… elle est incapable d’enchaîner trois mots face à un garçon ! C’est alors qu’elle découvre une annonce de la « Love Agency » qui propose les services de ses cupidons pour quiconque cherche l’amour. Mari saute sur l’occasion sans se douter une seconde que Seki, le jeune homme timide sur lequel elle a des vues, est lui aussi coaché par un cupidon de cette agence, et que son côté « rat de bibliothèque peu sociable » n’est qu’une façade pour la conquérir ! Entre stratégies, secrets en tous genres, et manipulation de part et d’autre, leur relation ne sera pas un long fleuve tranquille ! Source : Pika

Avis principal par ladybird3000

Nous retrouvons Aka Akasaka, l’auteur de Kaguya-sama – Love is War (28 tomes, Pika) et Oshi no Ko (16 tomes, Kurokawa), avec une série en 4 tomes, dessinée par 5mm Nishizawa.

L’histoire présente Mari, une lycéenne nippo-suédoise qui excelle dans tout. Elle est belle, parle couramment japonais, anglais et danois, est douée en sport, bref ses camarades l’admirent. Pourtant, elle a un petit point faible : les garçons. Ayant été élevée à l’étranger et n’ayant fréquenté que des écoles pour filles, elle perd tous ses moyens lorsqu’un garçon lui adresse la parole. Difficile pour elle de se rapprocher du garçon qui lui plait, jusqu’au jour où elle tombe sur une publicité de la Love Agency. Celle-ci propose les services de cupidons, des personnes qui s’y connaissent en amour et peuvent guider leur client pour réussir à séduire l’être aimé.

J’ai pu lire les deux premiers volumes de cette série, soit la moitié des tomes, et je n’ai pas vraiment accroché, même s’il y a des passages sympathiques. Il y a tout d’abord Mari qui est la lycéenne parfaite, douée en tout et admirée de tous. Elle bégaye et perd tous ses moyens dès qu’un garçon l’aborde, ce qui apporte un côté comique. De plus, lorsque son cupidon l’analyse et lui fait un résumé sur sa personne, elle apparaît tout à coup comme un brin superficielle, car elle se maquille trop, a une coiffure digne d’une princesse et se comporte et s’exprime de façon hautaine (en mode « hohoho » avec le revers de la main sur le coin de la bouche). La première étape est donc de la relooker et de changer son attitude.

En face, nous avons Seki, le garçon dont Mari est tombée amoureuse. Ce dernier est un garçon studieux, lunettes sur le nez, qui passe son temps à la bibliothèque. Sauf que rapidement, nous découvrons que Seki est en réalité un extraverti doublé d’un tombeur. Il a également fait appel à un cupidon afin de séduire Mari et la première étape le concernant était également une transformation, pour en faire un garçon renfermé et discret.

La comédie vient donc du fait que les deux protagonistes renvoient une image inverse de ce qu’ils sont réellement. Seki semble être discret alors que c’est un tombeur, Mari semble être extravertie et sociable alors qu’elle est super timide. Du côté de Seki, il sait déjà comment est Mari, même s’il ne la connaît pas beaucoup. Mais du côté de Mari, si elle apprend quelle est la vraie nature de Seki, elle pourrait se détourner complètement de lui.

Ce qui m’a fortement déplu dans la lecture, c’est le personnage de Seki et ses propos. Il parle constamment de Mari comme d’une chose qu’il voudrait posséder. Il change et fait tous ces efforts, mais cela semble être dans le simple intérêt de « l’obtenir ». Lorsqu’il est accompagné de ses deux amis, cela aggrave encore plus cette impression de goujat. Finalement, il est montré comme un garçon qui a un bon fond. Mais je trouve que cela n’excuse pas ses propos. Même si au fond, il est gentil, cela n’excuse pas qu’il traite les filles comme des choses qu’il doit acquérir. Il y a également un problème avec le cupidon de Mari. En effet, cette dernière juge le cupidon de Seki sur son apparence de « geek niais » (selon ses mots). Elle se permet d’en conclure qu’il ne peut pas avoir connu l’amour et qu’il n’a donc aucune légitimité en tant que cupidon. Même Mari va avoir une attitude différente avec lui, car elle le considère comme n’ayant aucune popularité en raison notamment de son physique « ringard et rondouillet » (encore une fois, ce sont ses mots). Entre la misogynie et la stigmatisation physique, j’avoue que je n’ai pas trop apprécié cet aspect de la lecture.

Le second volume permet d’apporter de nouveaux personnages, avec plusieurs membres du club de manga. J’ai trouvé cela bien, car ça apporte des intéractions différentes. J’ai particulièrement apprécié Nanto, car j’ai trouvé qu’il était drôle malgré lui. Il fait toujours des têtes pas possibles, j’ai de la peine pour lui, mais il me fait rire quand même.

Du côté des dessins, je les trouve bien. Les couvertures sont jolies et pleines de peps. Le tome 1 contient deux pages couleurs et le tome 2 une page couleurs, ce que je trouve toujours sympathique.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Pika.

  • Scénario
  • Dessin
2.5

En conclusion

Une série qui n’a pas su me convaincre, notamment à cause de personnages qui véhiculent des messages que je n’apprécie pas et une histoire qui ne m’a pas tant intriguée.

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