Cop Craft

Cop Craft

Avis principal par Beldaran

Résumé : Il y a 15 ans, une porte inconnue de l’hyperespace s’est ouverte au-dessus du Pacifique. Derrière cette porte se trouve Reto Semaani, un monde alternatif étrange où vivent fées et démons. À San Theresa résident plus de deux millions d’immigrants venant des deux mondes. Qualifiée comme la nouvelle « ville de rêve » de notre monde, elle est en fait le territoire d’inégalités de richesse et se retrouve gangrénée par le crime : la drogue, la prostitution et le trafic d’armes y font loi. Pour combattre ces crimes haineux, deux membres de la police, l’inspecteur Kei Matoba et le chevalier du monde alternatif Tilarna, diamétralement opposés en termes de genre, de personnalité et même de monde d’origine, vont faire équipe. C’est alors qu’un accident a lieu… Deux mondes. Deux justices. Source : Wakanim

L’anime adapte le light novel signé Shôji Gatô (connu pour les titres Full Metal Panic! ou encore Amagi Brilliant Park) et illustré par Range Murata. La saga est publiée depuis 2009 par les éditions Shôgakukan et elle est toujours en cours avec 6 volumes. Le pitch évoque très fortement celui du manga Blood Blockade Battlefront avec un univers étrange qui se trouve relié à la Terre et encore une fois aux États-Unis mais la série prend une autre direction. Le visionnage fut sympathique malgré une animation grandement à la ramasse.

La ville de San Theresa est devenue, depuis l’apparition d’une porte ouvrant sur un autre monde, un melting-pot de cultures diverses ou humains (dlini) et semans (fées/démons) cohabitent de manière plus ou moins harmonieuse. L’association des deux univers va permettre le développement d’une criminalité particulière où la police aura fort à faire, notamment l’inspecteur Kei Matoba qui voit son quotidien exploser suite à une interpellation qui dérape. Après cet évènement, il se retrouve à faire équipe avec une seman qui possède le titre de chevalier, Tilarna Exedilika. La première enquête qui s’étale sur deux épisodes est surprenante car est particulièrement frustrante dans son traitement, tout va trop vite mais elle permet de dessiner The antagoniste, le vil Zelada qui fait office de fil conducteur principal que la série a d’ailleurs tendance à oublier.

A côté, viennent se greffer différentes enquêtes plus ou moins pertinentes dont l’objectif est de mettre en avant la magie des semans face à la technologie humaine ou un monstre précis qu’il soit humain ou seman. Malgré l’aspect linéaire de la construction du récit, on se prend au jeu, même si cela manque d’approfondissement. Le traitement des enquêtes est souvent très superficiel.

L’anime aborde diverses thématiques sérieuses comme le racisme avec des adversaires (dans chaque univers) qui tentent d’exacerber la haine entre humains et semans. Une scène du dernier épisode prend tout son sens et atomise ses préjugés. C’est facile, certes, mais c’est beau dans la mise en scène.

L’humour ne sonne pas toujours juste (même si le coup de la chèvre m’a scié) et je vous déconseille de regarder l’épisode 8 qui est d’un mauvais goût assez incroyable et surtout qui n’apporte rien à l’intrigue mais qui au contraire vient casser le rythme du récit. L’anime possède une véritable fin donc même si on souhaiterait retrouver le duo pour une seconde saison, le final est satisfaisant.

Les personnages sont nombreux et bien sur je retiens le duo choc que tout oppose l’humain Kei Matoba et la seman chevalier, Tilarna Exedilika. Curieusement quand les deux personnages sont séparés, ils sont assez fades mais ensemble ils apportent du piquant au récit. En ce qui concerne, Tilarna, c’est rageant car on n’apprend quasiment rien sur elle, ni sur son univers d’origine, hormis quelques traces de magie. C’est assez léger. En revanche, je ne saisis pas l’intérêt de lui donner un corps de gamine alors qu’elle a 26 ans, délire d’auteur j’imagine. Les personnages secondaires ne sont pas développés sauf l’ex de Matoba qui est sympa.

J’en arrive au gros point noir de la série, l’animation. Certains épisodes sont catastrophiques à l’image de l’épisode 10 qui gagne la palme d’utilisation de plans fixes à gogo et de problèmes de faux raccord. Dans les faits, la réalisation coince dès l’épisode 2 mais ça se regarde. La musique est agréable et j’adore l’opening qui donne une chouette ambiance à la série.

  • Scénario
  • Dessin
3

En conclusion

Cop Craft est une série policière, matinée de fantastique, sympathique à regarder. Elle fait partie des bonnes surprises de la saison dernière.

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