Bakemonogatari

Bakemonogatari


Résumé :

À un détail près, je pourrais être un lycéen banal. Depuis qu’une vampire légendaire m’a mordu et transmis ses pouvoirs, mon quotidien a basculé. Et alors que je pensais avoir eu ma dose de phénomènes paranormaux, voilà que je me retrouve embarqué dans une autre étrange affaire. Car en empêchant une camarade de classe de faire une mauvaise chute, j’ai découvert son secret : son corps ne pèse pratiquement rien ! En cause : une entité chimérique dont moi, Koyomi Araragi, suis bien décidé à la débarrasser à tout prix ! Laissez-moi vous conter l’histoire incroyable de Senjôgahara, la jeune fille qui avait conclu un pacte avec un dieu-crabe. Source : Pika

Avis principal par Beldaran

Le mois dernier les éditions Pika ont publié la première partie de la saga Monogatari Series, signée NisiOisiN avec le premier volume de Bakemonogatari – Légendes Chimériques et son adaptation manga, dessinée par Oh! Great. Je connaissais de nom grâce aux différentes adaptations animées (BakemonogatariNisemonogatariNekomonogatari Noir) mais ne m’étais jamais lancée. Le manga ne m’intéressant pas, c’est avec curiosité que j’attaquais la lecture de ce premier tome qui s’est révélée formidablement surprenante.

Nous suivons le quotidien presque ordinaire d’un lycéen quasi banal du nom de Koyomi Araragi. C’est à travers ses yeux et surtout ses pensées que nous découvrons un univers quasiment identique au notre, à un détail près, constitué d’un panel de yokai, divinités et autres démons. Ce monde, au fil des pages, apparaît particulièrement riche et surtout bien construit. Nous avons envie d’en apprendre plus, même si, je reconnais qu’au début il faut s’accrocher car j’ai eu le sentiment qu’il me manquait des éléments, notamment au sujet l’évènement majeur qui a changé la vie de Koyomi. J’espère en apprendre plus par la suite.

La narration est très intéressante car elle est à la première personne du singulier. Le procédé permet une lecture immersive et vraiment emballante. Il faut noter que le déroulement du récit est assez lent car il laisse le temps aux personnages de s’exprimer et finalement se sont leurs réflexions qui le construisent.

Le volume est découpé en deux histoires qui mettent en avant un personnage féminin différent. Elles sont construites sur le même schéma que des enquêtes policières et sont alimentées par les réflexions et les échanges totalement surréalistes des protagonistes. Le dénouement des deux récits est surprenant, même si l’auteur nous donne à chaque fois les clefs pour trouver la solution nous-même. C’est très bien fait et très plaisant à suivre.

La première histoire nous permet de découvrir le personnage principal Koyomi Araragi et surtout la lycéenne Hitagi Senjôgahara qui a un problème de poids. La jeune fille m’a profondément agacée au début mais une fois qu’on passe le cap, on accepte ce personnage totalement délirant qui a été marqué par une expérience traumatisante. Au fil des pages, j’ai apprécié les échanges entre Koyomi et Hitagi, totalement hors-sols qui ne sont pas toujours évident à suivre.

La seconde histoire met en avant un nouveau personnage féminin, la jeune Mayoi Hachikuji qui présente un problème assez particulier. Koyomi se dévoile un peu plus dans cet épisode mais il est difficile d’en écrire plus sans gâcher la lecture.

Les chimères croisées à l’intérieur du volume soulignent le mal-être, les douleurs psychologiques de ces jeunes gens. La créature n’est jamais choisie au hasard.

J’ai failli l’oublier mais un personnage excentrique est récurrent dans le récit, Meme Oshino, sorte d’exorciste, il possède de multiples connaissances sur le monde caché et ses interventions sont souvent (toujours tortueuses).

Qui dit light novel dit illustrations et là, c’est la douche froide. Nous avons le droit à deux misérables illustrations au début des deux histoires et c’est tout. Grande déception.

En ce qui concerne l’édition, l’éditeur français a choisi de transformer le diptyque japonais en trilogie, choix curieux surtout lorsqu’on constate la taille de la police et un texte un peu perdu sur des pages trop grandes. Résultat, l’ensemble se lit très vite. Autre élément surprenant, la postface de l’auteur, datée de 2016 alors que l’ouvrage est paru en 2006 au Japon.

Pour la traduction, on sent que cela n’a pas dû être facile à adapter car il y a de nombreux jeux de mots et j’ai d’ailleurs eu le sentiment de passer à côté d’un certain nombre. Afin d’apprécier pleinement la lecture, il manque des notes de bas de pages explicatives concernant certains éléments, même s’il y en a quelque ’unes. A noter également, la présence de quelques coquilles.

Fiche réalisée grâce au service de presse des éditions Pika.

Tome 2 par Beldaran

Bakemonogatari T2 - Roman

Alors que le troisième et dernier volume de la première partie de la saga Monogatari Series paraîtra le 8 avril prochain, j’ai profité du week-end pour littéralement engloutir le tome 2. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation avant de resituer les personnages et d’entrer dans le rythme si particulier du récit mais j’ai rapidement pris le pas et lu le volume d’une traite. J’ai apprécié ma lecture mais quelques points m’ont dérangé, notamment certaines réactions du personnage principal.

En ce qui concerne l’organisation de l’ouvrage, c’est la même chose que pour le tome précédent, deux mystères attachés à deux personnages féminins, gravitant dans un cercle plus ou moins proche de Koyomi Araragi. Ainsi, après un crabe et un escargot le lycéen va avoir fort à faire et surtout va devoir serrer les dents.

La première histoire s’articule autour de Suruga Kanbaru, élève de seconde, capitaine et star de l’équipe de basket. Son problème met en avant une créature plus complexe que prévue que l’auteur prend le temps de détailler. C’est d’ailleurs l’élément que j’apprécie le plus dans le récit. La manière dont est exploitée l’entité, révélant la simplicité déconcertante qui peut se cacher derrière les sentiments humains. Une nouvelle fois l’intrigue se déploie lentement, dissimulée derrière les échanges totalement capillotractés entre les protagonistes. La résolution est surprenante et surtout musclée. Araragi aura été particulièrement malmené et aura donné de sa personne, pas facile la vie d’un presque vampire. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur le passé de Senjôgahara et de cerner son fonctionnement.

J’ai eu un problème avec cette partie. J’ai fait un rejet progressif du personnage de Suruga. Son comportement est devenu rapidement horripilant et pour couronner le tout, elle est également très (trop) présente dans la seconde histoire.

La seconde partie du volume nous entraine à la découverte de Nadeko Sengoku, ancienne amie des petites sœurs de Araragi. Ce mystère est plus dramatique et révèle une terrible réaction en chaine. L’auteur aborde les malédictions et leur aspect à double tranchant. D’ailleurs la fin surprend, dans sa forme. Au-delà de la découverte d’une nouvelle créature, c’est l’univers qui s’étoffe avec l’explication de l’explosion des évènements surnaturels dans la ville. En effet, tout semble lié à un sanctuaire désaffecté oublié dans les montagnes où se rassemblent « les vilaines choses ». Par le biais, de ce récit, Araragi s’interroge sur son avenir, du moins sur ce qu’il deviendra après le départ de l’excentrique Meme Oshino qui malgré ses frasques, fait office de solide soutien. Il apporte les réponses et toujours de manière détournée, la solution. C’est le spécialiste en chimères.

Avec ces deux nouveaux récits NisiOisin continu de développer ses personnages et de travailler son univers. Je regrette le manque de présence de Senjôgahara qui n’existe seulement par le biais d’autres personnages. La narration nous laisse dans la tête d’Araragi, ce qui est intéressant mais son comportement peut être très agaçant. L’auteur parle de gentillesse, j’écrirai plutôt faiblesse de caractère assez criante. Ce qu’il y a de frustrant avec le personnage c’est qu’on touche à peine du doigt son lien avec la vampire Shinobu donc j’espère que les éditions Pika publieront Kizumonogatari.

Le rythme lent et posé du récit reste plaisant, même si les nombreuses répétitions liées aux évènements du tome 1, agacent. Il faut ajouter que nous avons droit à quelques scènes d’action assez intenses.

L’édition correspond à ce qui a été proposé avec le premier volume. Nous avons droit à deux illustrations sur double page et des coquilles sont à signaler.

Je suis impatiente de découvrir le troisième volume qui devrait se focaliser sur le personnage brillant de Tsubasa Hanekawa, déjà victime d’une entité et qui aide Araragi depuis le début.

Chronique réalisée grâce au service de presse des éditions Pika.

  • Scénario
  • Dessin
3.3

En conclusion

C’est une excellente entrée en matière pour Bakemonogatari. L’univers est riche et l’histoire, surréaliste, est profondément captivante. Je conseille !

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2 commentaires au sujet de « Bakemonogatari »

  1. « En ce qui concerne l’édition, l’éditeur français a choisi de transformer le diptyque japonais en trilogie, choix curieux surtout lorsqu’on constate la taille de la police et un texte un peu perdu sur des pages trop grandes. Résultat, l’ensemble se lit très vite. Autre élément surprenant, la postface de l’auteur, datée de 2016 alors que l’ouvrage est paru en 2006 au Japon. »

    Pika réédite la la réédition japonaise sorti y a pas si longtemps au japon et en 3 tomes

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